LES RELATIONS MILITAIRES FRANCO-LIBANAISES
Les relations en matière de défense entre la France et le Liban sont anciennes et se caractérisent par leur continuité. Pour se limiter à notre histoire commune récente, prés de 15 000 Libanais ont ainsi servi sous les couleurs françaises lors de la seconde guerre mondiale. Depuis l’indépendance du Liban, la France continue à se tenir aux côtés du Liban en matière de défense et de sécurité, pour contribuer à la stabilité du pays. Elle le fait y compris par le prix du sang de ses agents, diplomates et militaires, dont plus de 150 ont laissé leur vie sur la terre libanaise depuis 25 ans, notamment dans le cadre des forces de maintien de la paix. Le dernier d’entre eux, le commandant Jean-Louis Vallet, observateur au sein de l’Organisation des Nations unies pour la surveillance de la trêve (ONUST), est tombé au Liban sud le 9 janvier 2005. Depuis sa création en 1978, la France a ainsi toujours participé à la Finul. Elle y maintient encore environ 2000 hommes aujourd’hui , appartenant aux forces navales et terrestres.
La contribution à la stabilité du Liban continue également de se faire au travers de conseils techniques et de formations délivrés aux forces armées et de sécurité, pour les mettre en mesure, le moment venu, d’assumer leur rôle dans le cadre d’un Etat totalement souverain sur l’ensemble du territoire.
Deux officiers supérieurs français sont ainsi affectés à plein temps comme conseillers techniques dans l’armée libanaise. Ils contribuent à conduire des actions de coopération, en liaison avec les services de l’ambassade de France, en particulier celui de l’attaché de défense. Le budget consacré à ces actions dépasse depuis 2005 un million d’Euros, qui servent notamment à financer :

la mise en place puis le fonctionnement d’un centre de simulation tactique sur ordinateurs à l’Ecole de commandement et d’état-major, appelé Janus.

l’enseignement de la langue française , dont bénéficient chaque année prés de 500 personnes.

l’envoi d’une soixantaine de militaires, essentiellement officiers, dans les écoles des armées et de la gendarmerie françaises, pour des stages d’une durée d’un an à quelques semaines.

la venue d’experts militaires au Liban dans différents domaines : le déminage, le combat en montagne, la cartographie et la mise sur pied d’un système d’information géographique national, la simulation tactique et la maintenance.