Visite au Président de la Chambre des Députés (1/6/2007)

« J’ai rendu visite ce matin au Président Nabih Berry pour procéder avec lui à un tour d’horizon de la situation politique. Je lui ai remis un message de M. Patrick Ollier, Président de l’Assemblée Nationale française, qui porte sur notre coopération parlementaire et sur l’importance des échanges qui existent entre nos deux Parlements. Nous avons naturellement évoqué le vote hier de la résolution 1757 du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur l’établissement du tribunal à caractère international pour le Liban et j’ai souligné au Président Nabih Berry, comme le Ministre des Affaires Etrangères l’a fait aujourd’hui à Paris, combien le Conseil de Sécurité avait su prendre ses responsabilités devant l’impasse institutionnelle dans laquelle se trouve le Liban, impasse confirmée par le gouvernement libanais et par le Secrétaire Général des Nations Unies lui-même. J’ai insisté sur le fait que cette résolution marquait la volonté de la communauté internationale de conforter, de renforcer la stabilité du Liban et de lui adresser un message très positif.

Il va de soi qu’aujourd’hui l’un des principaux obstacles ayant été levé, nous formons le vœu pour que soit relancé d’une manière extrêmement audacieuse et forte le dialogue national libanais le plus large possible. Et j’ai dit au Président Nabih Berry l’importance à nos yeux qu’il y avait à ce que toutes les forces de bonne volonté au Liban, se tendent la main pour aller dans la direction d’un dialogue qui puisse être de nature à permettre de surmonter les obstacles qui sont sur le chemin de votre pays. Voilà le message que j’ai transmis au Président Nabih Berry ce matin ».

Q : Que voyez-vous comme conséquences sur le plan politique de l’application du tribunal international au Liban ?

R : Je pense que cette résolution des Nations Unies va dans le sens de ce que souhaitaient tous les Libanais. Tous souhaitaient la vérité et la justice. Tous se sont exprimés pour connaître les responsables des crimes. Tous veulent que l’on mette fin à l’impunité. Le dialogue national de février 2006, qui avait été lancé à l’initiative du Président Nabih Berry avait souligné l’importance de la création de ce tribunal. Donc je crois que tous les Libanais aujourd’hui doivent considérer que la création de ce tribunal est quelque chose de positif pour eux tous, quels qu’ils soient, d’où qu’ils soient, quelle que soit leur confession, leur origine, leur appartenance. Le tribunal sera créé, la commission d’enquête internationale va pouvoir continuer à travailler dans de bonnes conditions, mais ce tribunal spécial pour le Liban est à caractère international, et les Libanais conserveront leur mot à dire.

Dernière modification : 04/06/2007

Haut de page