Visite au Patriarche Maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir (22/8/2007)

« Mesdames, Messieurs,

Quelques jours seulement après ma prise de fonctions à la tête de l’ambassade de France au Liban, je suis très heureux d’avoir pu être reçu par Sa Béatitude le Patriarche Sfeir. C’est pour moi une très grande joie de me trouver aujourd’hui chez sa Béatitude en sa résidence de Dimane où je viens pour la première fois.

J’ai été très sensible à la chaleur, à la sincérité et à la simplicité de l’accueil que le Patriarche a bien voulu me réserver.

Nous avons évoqué avec Sa Béatitude l’intensité exceptionnelle des relations entre la France et le Liban dans tous les domaines et rappelé les liens historiques d’amitié qui lient la France à la communauté maronite.

Vous savez le prix qu’attachent les autorités françaises aux conseils et aux jugements de Sa Béatitude, dont la sagesse est source d’inspiration pour tous les Libanais, quelles que soient leur confession ou leur sensibilité politique.

J’ai été très heureux de pouvoir ainsi bénéficier de la hauteur des vues du Patriarche, qui a bien voulu m’informer des derniers développements intervenus dans la vie politique du Liban et me faire part de son appréciation de la situation du pays.

Nous avons abordé ensemble la situation économique et sociale et notamment les difficultés auxquels font face les jeunes Libanais dans leur ensemble pour trouver leur place dans l’économie du pays. J’ai noté l’inquiétude du Patriarche face au trop grand nombre de jeunes poussés à aller chercher à l’étranger un avenir meilleur.

Sur le plan institutionnel, nous avons également souligné avec Sa Béatitude l’importance qui s’attachait tout particulièrement à la tenue, dans les délais, de l’élection présidentielle, échéance essentielle pour tous les Libanais et, bien sûr, pour la communauté maronite. La bonne tenue du scrutin doit permettre d’éclaircir l’horizon politique et de mettre fin à la crise politique que connaît le Liban depuis plusieurs mois.

J’ai rappelé, pour ma part, que la France ne ménageait aucun effort pour aider les Libanais à relever les défis auxquels ils font face et à favoriser le rétablissement d’un climat de confiance au Liban. J’ai redit enfin toute la disponibilité des autorités françaises à poursuivre leurs efforts pour faciliter le règlement de la crise politique actuelle.

Je vous remercie »./.

Dernière modification : 08/01/2008

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