Visite au Général Michel Aoun (31/1/2007)

« J’ai rendu visite ce matin au général Aoun, au lendemain de la conférence internationale sur le soutien au Liban de Paris, afin de lui présenter les conclusions de cette conférence. Vous savez que la conférence a adressé un message de soutien et d’espoir particulièrement fort au peuple libanais ainsi que l’attachement de la communauté internationale à la stabilité de cette région, et à la stabilité du Liban en particulier. Le monde entier s’est mobilisé au service d’un Liban souverain, indépendant et démocratique. Un Liban, comme l’a rappelé le Président Chirac, qui aussi doit relever les défis de la reconstruction et des réformes pour que son indépendance prenne racine dans la prospérité et dans la justice.

L’action ainsi entreprise, et je l’ai longuement expliqué au général, doit s’inscrire dans la durée et avec le soutien de tous. C’est tout au long des cinq années couvertes par le programme de réformes libanais que nous devons tous nous mobiliser pour accompagner, adapter, ajuster, réformer l’économie du Liban. Et cette mobilisation, pour s’accomplir devra s’effectuer, nous l’avons rappelé à Paris, avec le concours de toutes les forces politiques du pays et au bénéfice de tous les Libanais, dans leur diversité. C’est ce message que je réitère aujourd’hui au nom de la France. Chacun doit aujourd’hui travailler pour la stabilité du pays, pour sa modernisation, et pour éviter d’être aspiré par une spirale sans aucune raison d’être.

Aujourd’hui, chacun au Liban, quels que soient sa confession, ses amitiés, sa région du pays, son statut social, sa préférence politique, doit réaliser que le soutien de la communauté internationale rassemblée à Paris suppose un consensus national sur les indispensables réformes économiques et sociales qu’exige l’avenir de ce pays pour tous ses enfants. Et c’est bien un message de mobilisation collective et de raison qu’il faut adresser aujourd’hui, un message de concorde nationale, visant à faire en sorte que les énergies de ce pays soient rassemblées et mobilisées avec un très grand sens des responsabilités, des responsabilités au service de l’intérêt général de ce pays. Et la France conseille à tous les responsables de ce pays, comme l’a dit le Président de la République à Paris, d’obéir aux règles générales de la démocratie et de trouver par un dialogue, interne, national, avec une volonté de concessions réciproques, les solutions aux difficultés d’aujourd’hui. C’est bien par des solutions politiques et seulement par des solutions politiques, dans le respect de vos institutions, « des institutions que vous devez tous respecter », que les très graves différends d’aujourd’hui doivent être réglés.

Le Liban doit être capable de gérer ses affaires comme un pays démocratique, indépendant et libre. C’est dans cette direction que la communauté internationale doit poursuivre ses efforts pour accompagner tout processus dans cette direction. Nous continuons de soutenir les initiatives prises par toutes les parties de bonne volonté, et notamment les parties arabes, pour progresser dans la direction de solutions qui pourront permettre à tous les Libanais de trouver des réponses à leurs interrogations d’aujourd’hui. Je vous remercie ».

Dernière modification : 02/02/2007

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