Visite à l’ancien président de la Chambre des Députés, le président Hussein HUSSEINI (9/02/2007)

« J’ai rendu visite ce matin au président Hussein Husseini pour lui présenter les conclusions de la conférence de Paris, et lui expliquer dans quel esprit la France en liaison avec les autorités libanaises, avait organisée cette conférence d’appui à la reconstruction du Liban. J’ai pu lui présenter les résultats de la conférence, le fait qu’elle devait naturellement profiter à tous les Libanais sur une période de 5 ans, et que les crédits dégagés à Paris seraient déboursés en fonction du respect par le gouvernement du Liban, et par les gouvernements de demain, du programme économique qui a été arrêté avec le soutien du Fonds Monétaire International, ce qui est naturellement quelque chose de très important.

Je lui ai dit l’importance qu’il y avait pour nous à ce que cette dynamique économique, s’adjoigne une dynamique politique, et que tous les Libanais avec le soutien de leurs amis de la communauté internationale, et d’abord naturellement le soutien de leurs amis arabes, puissent trouver les solutions à la crise d’aujourd’hui, et ne se laissent pas entraîner dans une spirale de désespoir ou de renoncement.

J’ai dit au président Hussein Husseini combien le retour aux institutions démocratiques de ce pays, combien le retour au débat national, combien le retour au dialogue interne, constituait des dimensions à nos yeux fondamentales. J’ai également insisté sur l’importance qu’il y avait à ce que les Libanais trouvent là aussi des éléments de compromis, pour aller vers la mise en œuvre du tribunal à caractère international, qui a été longuement discuté entre les Nations Unies et les autorités libanaises, et qui a fait l’objet d’une approbation récente par le directeur juridique du secrétariat général des Nations Unies. Nous avons évoqué aussi les perspectives dans la région et les relations franco-libanaises qui se portent bien ».

Q : Comment évaluez-vous l’état d’escalade commis hier de la part d’Israël ?
R : Je pense qu’il faut laisser la FINUL faire son enquête, rapporter, communiquer, et faire en sorte que des deux côtés, il y ait une volonté de respecter la résolution 1701 dans toutes ses acceptions, et de respecter complètement la ligne bleue. La FINUL est là pour faire ce travail, pour aider les uns et les autres à participer au respect de cette résolution. C’est pour nous un élément tout à fait fondamental. Merci.

Dernière modification : 12/02/2007

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