Signature d’un accord entre la CCIABML et CCIP, le 2 avril 2007

Monsieur le Ministre,
Monsieur le Président de la CCIBML,
Monsieur le Président de la CCIP,
Monsieur le directeur général,
Chers amis,

C’est pour moi un très grand plaisir d’être dans vos locaux pour être avec le ministre de l’économie et du commerce, le grand témoin de cette signature et de ce mariage consommé désormais entre la chambre de commerce et d’industrie et d’agriculture de Beyrouth et du Mont Liban et la chambre de commerce et d’industrie de Paris. C’est une bonne nouvelle parce que les relations sont naturellement très denses et très fortes entre les chambres et nos milieux économiques mais par ce geste, la chambre de commerce et d’industrie de Paris, comme le Président Simon vient de vous l’expliquer, a voulu marquer la volonté de faire du concret et de conduire des coopérations positives pour les entreprises libanaises comme pour les intérêts français au Liban et je m’en réjouis vivement. Alors ne nous méprenons pas sur le message de cet accord. C’est le message de la France d’aujourd’hui au Liban. C’est un message de confiance. C’est un message d’engagement dans la durée. C’est un message de choix et d’espoir. Et c’est là-dessus que je voudrais insister parce que nous sommes dans une situation qui peut paraître, et qui l’est, difficile et complexe au plan de la situation politique intérieure mais je crois pouvoir dire que la confiance est là. La présence de la France. La présence des Européens - la chancelière allemande est en ville aujourd’hui-. La présence de la communauté internationale - le secrétaire général des Nations Unies vendredi dernier-, à vos côtés, aux côtés effectivement de cette expérience et de ce modèle libanais. Aux côtés de ce gouvernement que la communauté internationale considère comme légitime et démocratique. Aux côtés d’un pays qui se reconstruit après une guerre inutile, injuste et cruelle l’été dernier. Aux côtés d’un pays effectivement qui veut vivre, qui veut travailler, qui veut être prospère.

C’est pour cela que le président de la République française a pris l’initiative de la conférence de Paris III au mois de Janvier dernier, conférence aux résultats sans précédent dans l’histoire des conférences de reconstruction. C’est pour cela que nous serons vigilants sur son application et c’est pour cela que nous resterons engagés dans toutes les dimensions de l’action au Liban.

Au plan politique bien sûr, je viens de le mentionner. Au plan économique, je crois que cette mission de la chambre de commerce et d’industrie de Paris le prouve et le salon sur la reconstruction du Liban au mois de Juin et la présence française le montrera. Au plan naturellement de l’éducation, l’Ecole Supérieure des Affaires de Beyrouth qui a été mentionnée est là aussi une gigantesque réussite de cette coopération franco-libanaise. Portés par l’Etat français et la volonté du président Chirac, par l’Etat libanais et la volonté du président Hariri et l’engagement quotidien du gouverneur de la Banque Centrale Riyad Salamé auquel je souhaite rendre un hommage particulier, portés par la chambre de commerce et d’industrie de Paris et portés par une équipe de direction extrêmement dynamique, nous voilà avec un projet de coopération qui a réussi dont nous venons de fêter le dixième anniversaire, qui doit durer et auquel nous souhaitons beaucoup de développements prometteurs. C’est dans ce sens que nous allons aujourd’hui même réunir le conseil de surveillance de cette école qui justifie en premier lieu la mission du président Simon ici. Nous allons effectivement marquer notre ambition pour soutenir les développements de l’Ecole Supérieure des Affaires au Liban comme dans l’ensemble de la région. Et là aussi c’est une marque de confiance que la collectivité France place en l’avenir du Liban et dans cette spécificité libanaise d’être une plaque tournante pour l’ éducation supérieure dans la région du Proche et du Moyen Orient. Voilà Mesdames et Messieurs ce que je voulais vous dire en participant à cette cérémonie de signature et vous dire effectivement que pour nous ce protocole de coopération s’inscrit bien dans une volonté, dans une ambition, dans une certitude. Le Liban est la porte d’entrée naturelle de la France dans cette région du monde. Vous êtes un partenaire privilégié au plan politique mais aussi au plan économique, et quelles que soient les difficultés conjoncturelles nous resterons à vos côtés dans la durée d’une manière structurelle et dans le long terme. Je dis cela pour tous les Français dans une période d’ élection présidentielle qui suscite ici des questions sur la permanence de l’engagement de la France au-delà de nos échéances électorales. Je vous le répète. Oui, la France, demain, sera à vos côtés autant qu’elle l’a été dans le passé. Je vous remercie.

Dernière modification : 04/04/2007

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