Remise des diplômes DELF-DALF - Théâtre Montaigne (15/06/2006)

Mesdames,
Messieurs,
Mes chers Amis,

Je suis très heureux de vous accueillir au Théâtre Montaigne pour cette cérémonie de remise de diplômes DELF (diplôme d’étude de langue française) et DALF (diplôme approfondi de langue française), diplômes français officiels délivrés par le Ministère de l’Education nationale français. Je vais remettre dans quelques instants plus de 100 diplômes, à la fois de l’ancien et du nouveau dispositif mis en place en septembre 2005.

En effet, le DELF et le DALF qui permettent à tout candidat n’ayant pas la nationalité française de valider sa capacité à communiquer à l’oral et à l’écrit dans notre langue, existent depuis 1985. Au cours de cette vingtaine d’années d’existence, le succès a été au rendez-vous et le nombre de candidats n’a cessé d’augmenter, confirmant par là l’importance et le rayonnement de ces diplômes. Actuellement, il est possible de passer ces examens en France dans 60 centres, et un peu partout dans le monde puisque 156 pays les proposent. Le 1.000ième centre a été ouvert cette année. Au Liban il en existe dans chacun de nos neuf Centres culturels : Beyrouth, Jounieh, Tripoli, Deir el Kamar, Saida, Nabatieh, Tyr, Baalbeck et Zahlé.

En 20 ans, près de 3 millions de candidats se sont inscrits et, pour l’année 2005 par exemple, plus de 70.000 diplômes ont été délivrés dans le monde. Au Liban, la première session a eu lieu en 1993 et depuis 2000 on a enregistré plus de 19.000 inscriptions. Tous ces chiffres attestent du caractère international de ces diplômes que l’on peut présenter partout, et qui sont reconnus partout dans le monde, signifiant que, où que vous soyez, sur présentation du DELF ou du DALF, vos compétences linguistiques en français sont pleinement reconnues. C’est pourquoi leur obtention dispense du test de connaissance linguistique d’entrée dans les universités françaises et francophones. C’est un atout pour vous dans l’avenir.

À la demande du Ministère de l’Education nationale français, les diplômes DELF et DALF ont été récemment modifiés pour prendre en considération les recommandations des travaux du Conseil de l’Europe dans le domaine de la didactique et de l’enseignement des langues. Le résultat de ces travaux a été publié dans le cadre européen commun de référence pour les langues. Dans sa nouvelle version, plus simple et plus rapide, c’est donc six diplômes qui sont proposés, car à chaque niveau correspond un diplôme du même nom, permettant ainsi à tout apprenant en français, quelque soit son niveau, de pouvoir le certifier par un diplôme. C’est un réel progrès.

Ces diplômes soutiennent notre politique de diffusion du français dans le monde et au Liban en particulier, et lui donne toute sa cohérence. En effet, dans les 9 centres de langue de la Mission culturelle de l’Ambassade de France au Liban, les parcours de formations prennent en compte tout à la fois la diversité des profils linguistiques des apprenants libanais mais également le fait que le rapport des libanais au français a évidemment évolué ces dernières décennies.

Le Français reste, pour partie, une langue de prestige, une langue de la culture, une langue qui véhicule une histoire, des valeurs chères au cœur des libanais et partagées par la France. Mais le français, c’est aussi et surtout une langue de communication et de partage. Les libanais ne s’y trompent d’ailleurs pas. Ils ont envie d’apprendre ou de pratiquer le français pour communiquer dans des situations de la vie professionnelle et quotidienne. Ils ont envie et besoin de libérer le français de son contexte d’apprentissage normé et scolaire. C’est pourquoi pour accomplir notre mission, il nous faut briser cette fausse représentation du français langue difficile. Comment ? En apprenant le français comme une langue non maternelle, une langue étrangère. En imposant l’idée de simple bon sens que, si l’on n’est pas français, l’on ne peut parler comme un français dès les premières heures d’apprentissage. Il est donc normal de commettre des erreurs. Pour pratiquer le français langue seconde ou étrangère, il faut accepter de prendre des risques pour parler, ne pas avoir peur de se tromper, développer des stratégies qui permettent d’utiliser ce que l’on connaît dans sa langue maternelle pour transférer et développer sa compétence à communiquer en français. C’est pourquoi, bien évidemment, on n’apprend pas le français par le code, les règles, les exceptions. L’enseignement apprentissage du français ne peut se réduire à la mémorisation de règles de grammaire mais il doit rendre l’apprenant capable de communiquer en contexte, dans son contexte intime, familial, social ou professionnel.

C’est cette mission que les cours de langue de nos Centres culturels assument : celle de déscolariser l’apprentissage du français pour le rendre plus vivant, plus authentique et donc plus attrayant. Cette politique d’enseignement apprentissage d’une langue et les principes théoriques qui la sous tendent sont identiques à ceux des diplômes du DELF / DALF. Ils permettent de valider et certifier l’idée que, de par le monde, il n’y a pas un français mais des français. L’idée que l’on peut commencer l’apprentissage de cette langue à tout âge et qui que l’on soit : un français pour tous les publics de tous niveaux. L’idée que l’on n’a jamais fini d’apprendre une langue. Enfin et surtout, l’idée que le français : c’est facile et c’est utile. En mars 2006 a eu lieu la première session de DELF junior au Liban : deux écoles ont inscrit des élèves. Je les remercie d’avoir voulu tenter l’expérience et les félicite pour l’excellence de leurs résultats

En choisissant la langue française, vous faites aussi le pari gagnant de l’avenir. Plus que jamais, le français se développe à travers le monde. Au Proche-Orient, un arc d’apprentissage s’est reformé de l’Egypte aux pays du Golfe. Ici, au Liban où les locuteurs francophones sont plus d’un million, le nombre des apprenants atteint le chiffre record de 10.000 personnes. Vous vous donnez la chance de pouvoir rentrer dans un des systèmes d’éducation secondaire et universitaire les plus performants, de rentrer aussi dans un monde scientifique, technique ou économique et financier, où la France et le français ont un rôle prépondérant, de rentrer enfin dans un univers, celui de l’Organisation Internationale de la Francophonie, dont nous partageons les valeurs faites de liberté, de justice, de dialogue et de paix entre les peuples.

Les Diplômes du DELF et DALF que je vais vous remettre maintenant sont donc un outil qui fait partie intégrante du processus de diffusion de cette politique. Le fait que vous soyez chaque année plus nombreux à les présenter et les obtenir nous assure de la qualité, de la cohérence et du rayonnement de notre réseau au sein de la Mission culturelle de l’Ambassade de France au Liban. Je vous félicite donc très chaleureusement.

Je vous remercie./.

Dernière modification : 17/01/2007

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