Présentation générale

1. Un engagement de longue durée dans le secteur Audiovisuel /Média

La coopération française entretient depuis longtemps des relations étroites et fidèles avec les acteurs de la scène médiatique libanaise, en effet, le Liban occupe une place particulière dans le paysage médiatique arabe, en vertu, de la diversité des titres de presse écrite et des stations de radio, du foisonnement des chaînes de télévision (réception satellitaire oblige), et désormais de la multiplication de sites Internet d’information. La place de la langue française y occupe une place importante, avec deux quotidiens d’information et une quinzaine de magazines francophones, des émissions en français sur les radios et à la télévision.

La coopération française se concentre donc sur :

• La formation des journalistes :

Le Service de coopération et d’action culturelle (SCAC) est engagé dans un processus d’accompagnement et de soutien pédagogique du Master de journalisme francophone de l’Université libanaise, en partenariat avec l’Institut français de presse (IFP – Paris II) et le Centre de formation et de perfectionnement des journalistes (CFPJ).
Aujourd’hui, à l’issue de 13 promotions, plus de 250 journalistes ont été formés dans le cadre de ce projet, dont bon nombre occupent des postes à responsabilités dans l’ensemble des médias écrits et audiovisuels, francophones et arabophones, au Liban et dans l’ensemble de la région.

La formation permanente étant un élément cardinal dans l’évolution des pratiques journalistiques, le SCAC soutient, en partenariat avec Radio France Internationale (RFI) et l’Université Antonine, la mise en place de semaines destinées aux professionnels libanais. L’objectif est de mettre l’accent sur les techniques de production et de diffusion d’informations conformes aux standards et exigences des rédactions des médias internationaux.

• Le soutien à Radio-Liban

Le SCAC soutient Radio Liban langues étrangères, l’un des deux programmes de la radio d’Etat qui propose quotidiennement douze heures de programmes locaux et diffuse les programmes de Radio France Internationale. Le SCAC, en collaboration avec RFI, intervient régulièrement auprès des équipes de Radio Liban pour permettre à cette station généraliste, émettant en français, de proposer des programmes culturels de qualité et d’élargir son audience. La dernière action de valorisation des programmes : consisté en une série d’entretiens d’une vingtaine de minutes avec des acteurs clé de l’édition francophone et du livre en général au Liban, s’inscrivant dans le cadre d’une actualité liée à Beyrouth Capitale mondiale du Livre.
Ces interventions font suite au FSP qui avait été attribué à Radio Liban en 2001 pour l’extension de sa diffusion à tout le pays, la dotation de nouveaux studios de production et la formation des personnels.

• La révolution numérique n’épargnant pas la région, la coopération française crée des passerelles entre journalistes et spécialistes libanais des médias, et journalistes français pour conseiller dirigeants des médias et responsables des formations en journalisme dans leurs projets et leurs investissements.

• Enfin, au croisement de l’action culturelle et documentaire et suite à une mission d’expertise de l’INA, des moyens sur le FSP « Promotion et préservation de la diversité culturelle » - Plan Images Archives, ont été mis en place auprès de la Fondation Liban cinéma pour un projet de sauvegarde de dix années d’archives de Télé Liban. Le projet qui consiste à sauvegarder, numériser et archiver des images 16mm de la télévision nationale libanaise est en bonne voie. Une première projection publique des images restaurées a eu lieu le 17 novembre 2008. Le projet se poursuit en 2010.

2. Une action volontariste en matière de cinéma

Le Liban fait figure d’exception culturelle dans la région du Proche et Moyen Orient. Longtemps paralysé par la guerre civile, l’industrie cinématographique s’est développée dans les années 90. La mise en place de filières audiovisuelles universitaires, le début d’une importante production de documentaires nourris par l’envie de témoigner, la suprématie du pays sur le reste de la région en terme de clips et de publicités, ont placé le Liban comme chef de file en matière audiovisuelle et il faut saluer l’émergence d’un cinéma libanais de qualité qui se retrouve dans de nombreux festivals (Labaki, Hadjithomas et Joreige, etc.).

Le SCAC s’est engagé dans une coopération articulée autour de deux axes : le soutien à l’activité cinématographique libanaise et la promotion du cinéma français sur les écrans.

• Le Soutien à l’activité cinématographique libanaise :

Il se traduit par :

- Un transfert de compétence visant à former des professionnels de niveau international : une aide à la formation est fournie par les grandes écoles françaises du cinéma aux principaux établissements de formation audiovisuelle francophone au Liban : l’Académie Libanaise des Beaux Arts (ALBA), l’Institut d’Etudes Scéniques et AudioVisuelles (IESAV) de l’Université Saint-Joseph et la section audiovisuelle de l’Université libanaise.
Les étudiants en audiovisuel formés au Liban sont très demandés sur le marché du travail libanais ainsi que dans les pays de la région où la production de clips vidéos et de publicités est en expansion.
- Une aide à la production notamment par le biais du Fond Sud Cinéma (En 2008, le projet de long métrage de Jean-Claude Codsi, « Un homme d’honneur » et celui de Ghassan Salhab « L’autre ville » ont obtenu des aides à la production).
- La promotion du cinéma libanais : invitation régulière des réalisateurs libanais en France, promotion de leur films dans les festivals comme le Festival international du Documentaire de Marseille, le Festival de Cannes ou encore le Festival international de court-métrage de Clermont-Ferrand, appui aux festivals libanais (Journées cinématographiques de Beyrouth, Festival du film libanais, Festival du film et vidéo de création de l’ALBA.).

• La promotion des œuvres cinématographiques françaises et francophones

Le SCAC et la Mission culturelle se mobilisent avec leurs partenaires, selon trois axes :

1/ La sensibilisation tout public :
-  L’opération « Ciné Caravane », initiée en 2001, consiste à projeter en plein air pendant deux mois d’été des films français et libanais dans une vingtaine de villages avec l’appui des autorités et associations locales qui prennent part à l’organisation logistique des projections.
-  - Des manifestations visent à valoriser la production cinématographique française dans tous ses formats (court-métrage, fiction, documentaire, animation). Un programme « Ciné Récré » pour le jeune public, une « Toile blanche » offerte tous les mois à un cinéaste libanais qui sélectionne le film français qu’il souhaite présenter au public et le commente, « Les Ecrans du réel » qui offre tous les ans au mois d’avril au public libanais une sélection des meilleurs documentaires français produits au cours de l’année écoulée.

2/ La promotion :
Le Poste s’assure d’une présence française forte dans les festivals libanais et apporte par ailleurs un appui aux directeurs de salles libanaises : aide à la distribution de films français et européens, organisation d’avant-premières lors des sorties en salle des films français, en partenariat avec Unifrance film. (C’est ainsi qu’en 2009 étaient présents au Liban Laurent Cantet (Entre les murs), Michel Ocelot (Azur et Asmar), Nassim Amaouche (Adieu Gary).
C’est aussi dans ce cadre que s’inscrit la participation de la Mission culturelle française au Festival du Cinéma européen qui a lieu tous les ans au mois de novembre à Beyrouth, rendez-vous attendu du public libanais et dont le succès ne se dément pas au fil des années. En 2009, le festival a été l’occasion de présenter en avant-première le film « Un prophète » de Jacques Audiard, en présence de son acteur principal Tahar Rahim.
- Le SCAC soutient la seule salle « Art et essai » libanaise, le Metropolis, que la coopération française a contribué à créer et avec laquelle est notamment organisée la reprise de la semaine internationale de la critique de Cannes. Cette salle est devenue le lieu privilégié de tous les festivals organisés à Beyrouth, dont le Festival du cinéma européen, le Festival international du film de Beyrouth, etc…

3/ La coopération :
Un accord de Coopération cinématographique censé permettre aux coproductions franco-libanaises de bénéficier des mêmes avantages que ceux consentis aux professionnels français a été signé entre la France et le Liban en mars 2000. La mise en oeuvre de cet accord reste encore difficile.

Actualisé le 10 juin 2010

Dernière modification : 10/06/2010

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