Présentation de la coopération universitaire et scientifique

Un partenariat franco-libanais d’excellence

Le Liban dispose d’un tissu universitaire particulièrement riche et dense, traditionnellement francophone, composé d’une université publique - l’Université Libanaise (UL) - et d’un nombre croissant d’universités privées parmi lesquelles l’Université Saint-Joseph (USJ) et l’Université américaine de Beyrouth (AUB) occupent une place particulière tant en raison de leur réputation internationale que de leur ancienneté. Environ 150 000 étudiants sont accueillis dans ces universités, dont 80 000 à l’UL et 12 000 à l’USJ.

Des liens très riches entre les universités libanaises et les universités françaises se sont créés au fil des décennies et à ce jour environ 350 partenariats sont recensés, toutes disciplines confondues.

La coopération française soutient les filières d’excellence développées par les grandes universités francophones dans le cadre de partenariats de haut niveau avec les meilleurs établissements français. De manière à renforcer durablement l’enseignement supérieur francophone et assurer sa pérennité, la coopération française s’attache à mettre au point une structure permanente de concertation universitaire franco-libanaise. C’est dans le cadre de cette concertation que sont mis en place des projets de formation communs innovants et associés à des consortiums d’universités françaises : création de masters communs en ‘modélisation mathématique et applications’, en ‘cosmétologie’ ; lancement de la plateforme commune Biotechco... La coopération française a également lancé un « programme d’appui à la formation et au partage des compétences des enseignants » destiné à former de jeunes doctorants libanais et à perfectionner les enseignants de faculté déjà en poste. Ce programme inclut également des initiatives dans les domaines des nouvelles technologies et de l’enseignement à distance

La mise en œuvre de cette coopération s’effectue en étroite concertation avec l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), dont le bureau régional est situé à Beyrouth, et avec qui est notamment engagée une réflexion sur le développement des filières francophones.

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  • L’Ecole supérieure des Affaires de Beyrouth (ESA), fruit d’une coopération inter-gouvernementale franco-libanaise, constitue par ailleurs depuis 1996 un pôle important de la coopération franco-libanaise en matière d’enseignement supérieur. Gérée par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, l’ESA permet aux étudiants, cadres et dirigeants du Liban et de la région de bénéficier d’une formation d’excellence en matière de finance, de management et de marketing. Elle joue également un rôle de conseil auprès des entreprises.

Pour plus d’informations, consulter www.esa.edu.lb

Proposer aux étudiants libanais un parcours de réussite en France

Pour les étudiants libanais qui souhaitent poursuivre leurs études à l’étranger, l’Institut français du Liban s’efforce de les orienter de manière privilégiée vers la France, qui, avec plus de 4 500 étudiants inscrits, constitue déjà le premier pays d’accueil des étudiants libanais à l’étranger. Ainsi près de la moitié des étudiants libanais en mobilité dans le monde vient étudier en France. Ces étudiants sont à 60 % inscrits en 3ème cycle. 44% d’entre eux sont inscrits en sciences fondamentales et appliquées, 20 % dans les disciplines médicales et plus de 600 étudiants libanais sont inscrits dans les Grandes Ecoles (dont près de 300 en école d’ingénieurs et un peu plus de 200 en école de gestion et de management).

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Pour aider ces étudiants à mieux préparer leur départ en France et faciliter leur inscription dans les établissements français d’enseignement supérieur, un Espace CampusFrance a été créé en 2008 destiné à l’accompagnement administratif et au conseil pédagogique.
Pour en savoir plus : http://www.liban.campusfrance.org/

Faire émerger un véritable réseau franco-libanais de recherche

En prolongement de son action dans le domaine universitaire, l’Ambassade de France s’efforce de soutenir l’appareil de recherche libanais à travers un appui direct au Centre National de la Recherche Scientifique du Liban et à l’Institut de Recherche Agronomique du Liban, en contribuant à la mise en place et au développement de partenariats avec les acteurs de la recherche en France, tout en portant une attention particulière au développement des Ecoles doctorales libanaises.
Mais c’est surtout à travers un ambitieux programme de soutien aux projets bi-nationaux de recherche scientifique intitulé CEDRE (Coopération pour l’évaluation et le développement de la recherche) que la coopération franco-libanaise marque l’importance qu’elle apporte au développement de la recherche scientifique au Liban.
Dans ce cadre, plus de 200 projets de recherche ont déjà été financés à ce jour dans toutes les disciplines, avec un accent particulier mis sur les équipes de jeunes chercheurs, concourant ainsi à créer des liens durables entre les deux communautés scientifiques, garants de la vitalité future de notre coopération.

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Le programme CEDRE 

Le programme CEDRE (Coopération pour l’Évaluation et le Développement de la Recherche), créé en 1996, soutient, sur projets, des échanges scientifiques entre établissements français et libanais d’enseignement supérieur et de recherche. Depuis 2009, il est présidé par le sénateur Adrien Gouteyron, et placé sous la conduite d’un comité bilatéral qui se réunit deux fois l’an. Véritable socle de la coopération scientifique bilatérale, le programme CEDRE est ouvert à l’ensemble des scientifiques et universitaires des deux pays et vise à développer, grâce à un soutien financier paritaire, les capacités conjointes de recherche et de formation à la recherche.

Ce programme, qui a contribué à l’émergence et à la consolidation de la communauté scientifique au Liban, favorise également le renouvellement des élites scientifiques et l’émergence de jeunes équipes de recherche. 


Ce partenariat franco-libanais de haut niveau en matière de recherche s’appuie enfin également sur la plate-forme d’échanges que constitue l’Institut français du Proche-Orient (IFPO), dont le Département d’études contemporaines est situé à Beyrouth. 



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L’IfPO – Institut français du Proche-Orient
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En fusionnant en 2003 les différentes structures françaises de recherche présentes dans la région, les fondateurs de l’IfPO (Institut français du Proche-Orient) ont voulu prendre en compte trois nécessités :
  • maintenir un niveau d’excellence dans la recherche française sur le Proche-Orient (Liban, Syrie, Jordanie, Territoires palestiniens et Irak) ;
  • développer des synergies entre pays et entre disciplines et renforcer le tissu des relations scientifiques et intellectuelles entre la France et les pays de la région ;
  • acquérir, avec le soutien important apporté par le CNRS, une plus grande visibilité locale et internationale.

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Pour atteindre ce dernier objectif, l’IfPO (qui comprend 3 Départements : Archéologie et histoire de l’Antiquité ; Etudes médiévales, modernes et arabes ; et Etudes contemporaines) s’est engagé dans une ambitieuse politique de publication – y compris sur support électronique - et dans la modernisation de son système de communication.
L’IfPO demeure également, outre sa mission de recherche, un centre mondialement reconnu de formation en langue arabe et a ainsi accueilli en 2010 des étudiants de plus de dix nationalités.
Pour plus de détails : www.ifporient.org

Dernière modification : 01/09/2011

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