Modernisation de l’enseignement du français au sein de l’armée libanaise

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A l’occasion de l’inauguration du nouveau laboratoire de langues de l’académie militaire de Hazmieh dans le cadre de la coopération militaire franco-libanaise, responsables militaires libanais et français ont tenu à rappeler l’importance de la francophonie.

Hazmieh, le 9 décembre 2015. Les sourires sont aux lèvres et l’ambiance est cordiale. Les intervenants se succèdent, expliquant tour à tour leur rôle dans la formation à la langue française. La journée a pour objectif de présenter le fonctionnement du volet linguistique de la collaboration militaire franco-libanaise, puis d’inaugurer le nouveau laboratoire de langues qui permettra à de nombreux militaires libanais d’apprendre le français.

Le français est-il en perte de vitesse, comme on l’entend parfois dire au Liban ? Non, explique le lieutenant-colonel Tabarly, coopérant militaire responsable de l’enseignement du français en milieu militaire : qui souligne cependant la nécessité de continuer à promouvoir la francophonie en prouvant sa pertinence et l’attachement conjoint des autorités des deux pays à agir en ce sens dans tous les domaines, en particulier dans le cadre de leur coopération de défense. Pour cela, un vaste projet a été lancé entre l’Institut français (financé par le ministère des affaires étrangères français), l’armée libanaise et des partenaires privés qui aident au financement. La formation consiste à enseigner le français à des officiers par le biais de professeurs libanais francophones. Ces enseignants, dont les enseignements sont financés par la France, forment aussi des Libanais qui deviendront à leur tour formateurs en français. En un an, ce sont plus de 2500 militaires qui auront été ainsi formés au français. Pour 2016, quarante formateurs supplémentaires permettront de poursuivre cet enseignement qui couvre l’ensemble du territoire libanais.

« Un homme vaut autant d’hommes qu’il ne parle de langues », explique le général Zahreddine, directeur de l’instruction au sein de l’armée libanaise. Pour le Liban, membre fondateur de l’Organisation internationale de la francophonie, conserver ce lien avec le français est primordial. Cinquième langue la plus parlée dans le monde, le français reste un-lien-clef entre différents peuples historiquement liés, en particulier entre Français et Libanais. Dans ce but, le projet inclut aussi la construction d’un laboratoire de langues à l’académie militaire de Hazmieh. Financé grâce à une donation de l’entreprise Total [lien vers le site du groupe], ce laboratoire permettra d’accueillir jusqu’à vingt-cinq stagiaires militaires. Insonorisation, ordinateurs et logiciels neufs, les conditions seront réunies pour un enseignement de qualité dans cette salle construite uniquement par des sociétés libanaises. Pour Total, il s’agit de soutenir notre la coopération en contribuant à la formation d’officiers qui assureront la stabilité d’un pays dans lequel l’entreprise et les intérêts français de manière générale sont bien implantés.

Dernière modification : 22/01/2016

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