Mission militaire : Communiqués - Organisation des activités


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Cette rubrique contient les communiqués de presse liés aux activités de défense, les notes d’information ou d’organisation de certaines des activités mentionnées dans la rubrique Agenda.

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8 juin 2006 - COOPERATION FRANCO-LIBANAISE, VISITE DE L’AMIRAL VAN HUFFEL AU LIBAN

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Alors que la frégate française La Motte Picquet se trouve depuis le 7 juin en escale à Beyrouth, c’est une des plus hautes autorités de la Marine française qui est arrivée le 8 au Liban, le vice-amiral d’escadre Jean-Marie Van Huffel, contrôleur opérationnel des forces navales et aéronavales françaises en mer Méditerranée et en Mer Noire, et Préfet de la région maritime Méditerranée, à ce titre seul représentant de l’autorité de l’Etat français en mer.
Cette visite marque comme l’escale de la frégate La Motte Picquet la confiance de la France dans l’évolution du Liban, tant en son gouvernement qui conduit la transition depuis bientôt un an, que dans les forces armées libanaises, pilier essentiel de la sécurité du pays. L’Amiral Van Huffel s’entretiendra avec les autorités politiques et militaires libanaises de la situation générale et de la coopération militaire franco-libanaise, notamment dans le domaine de la Marine.

Toujours présente aux côtés du Liban dans ce domaine, y compris pendant et au lendemain de la guerre, essentiellement en matière de formation des officiers et d’apprentissage de la langue française dans l’armée, la France a renforcé son action depuis le retrait militaire syrien pour aider l’armée libanaise à faire face aux défis posés par le nouveau contexte. La formation demeure l’axe principal de cette coopération, avec environ soixante militaires envoyés en stage en France, mais aussi avec la venue de nombreux experts en mission au Liban, notamment en matière de combat en montagne, de déminage, de maintenance, et de formation des officiers à la manœuvre, avec la mise sur pied d’un nouveau centre de simulation tactique au sein de l’école de commandement et d’état-major libanaise. Pour les six premiers mois de l’année 2006, c’est ainsi prés de 600 jours de travail d’experts qui auront été mis à la disposition de l’armée libanaise, en complément de l’action menée en permanence par deux officiers en poste au sein de cette armée. Ces relations devraient être cadrées prochainement par un accord de coopération militaire qui devraient les organiser dans la durée.

L’Amiral Van Huffel et sa délégation passeront en revue non seulement la coopération existant dans le domaine de la Marine, et la façon de la renforcer, mais ils feront part de l’expérience française en matière d’organisation de l’action de l’Etat en mer.

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7 au 10 juin 2006 - ESCALE D’UN NAVIRE DE GUERRE FRANÇAIS A BEYROUTH

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Après deux ans d’interruption, la Marine nationale française a renoué avec l’escale traditionnelle que constitue pour ses bâtiments de guerre le port de Beyrouth , symbolisant ainsi la confiance de la France dans l’évolution en cours au Liban, malgré ses difficultés, confiance qui va aussi bien au gouvernement, qui conduit la transition dans le pays depuis prés d’un an, qu’aux forces armées libanaises, au rôle essentiel en matière de sécurité.
Dans la cadre d’un déploiement en Méditerranée orientale, la frégate La Motte Picquet est ainsi arrivée le mercredi 7 juin pour trois jours d’escale. Son commandant, le capitaine de vaisseau (colonel) Xavier Gariel, s’est immédiatement rendu en compagnie de l’attaché de défense près l’ambassade de France le colonel Philippe Douard, auprès du commandant de la marine libanaise le contre-amiral Boutros Abi Nasr, du maire de Beyrouth M. Ariss et du représentant du commandant en chef de l’armée libanaise le général de division Chawki al Masri. Le commandant du La Motte Picquet a tenu ensuite à se recueillir avec une délégation de son équipage au monument aux morts de Yarzé où il a déposé une gerbe.
La présence de ce bâtiment de guerre s’inscrit dans une tradition de relations anciennes entre la Marine française et son homologue libanaise, depuis sa création en 1954. A cette époque, et jusqu’en 1975, la quasi totalité des officiers de marine libanais étaient ainsi formés en France à l’Ecole navale de Brest. Aujourd’hui encore, deux officiers de marine font chaque année un stage de 6 mois dans cette école, qui font partie de la soixantaine de militaires libanais qui suivent des formations en France chaque année.
Cette escale sera ainsi mise à profit pour des activités de coopération opérationnelle et technique, un exercice devant avoir lieu entre la frégate française et des bâtiments libanais, et des officiers libanais devant embarquer pour quelques jours s’entraînement à bord du La Motte Picquet. Des rencontres sportives avec des équipes locales et des visites de certains sites touristiques libanais sont également prévues.
Basée à Toulon, la frégate La Motte Picquet est spécialisée dans la lutte anti sous-marine et dispose pour conduire cette mission d’un sonar immergeable, de missiles de type MM40 et d’un hélicoptère de type Lynx. Entrée en service en 1988, elle a un tonnage de 4010 tonnes pour 139 mètres de long. Elle compte un équipage de 20 officiers, 152 sous-officiers et 54 matelots.

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02/06/06 - LES RELATIONS MILITAIRES FRANCO-LIBANAISES

Les relations en matière de défense entre la France et le Liban sont anciennes et se caractérisent par leur continuité. Pour se limiter à notre histoire commune récente, prés de 15 000 Libanais ont ainsi servi sous les couleurs françaises lors de la seconde guerre mondiale. Depuis l’indépendance du Liban, la France continue à se tenir aux côtés du Liban en matière de défense et de sécurité, pour contribuer à la stabilité du pays. Elle le fait y compris par le prix du sang de ses agents, diplomates et militaires, dont plus de 150 ont laissé leur vie sur la terre libanaise depuis 25 ans, notamment dans le cadre des forces de maintien de la paix. Le dernier d’entre eux, le commandant Jean-Louis Vallet, observateur au sein de l’Organisation des Nations unies pour la surveillance de la trêve (ONUST), est tombé au Liban sud le 9 janvier 2005. Depuis sa création en 1978, la France a ainsi toujours participé à la Finul. Elle y maintient encore environ 200 hommes aujourd’hui et a mis, depuis février 2004, un officier général à la disposition des Nations unies pour la commander, le général de division Pellegrini.

La contribution à la stabilité du Liban continue également de se faire au travers de conseils techniques et de formations délivrés aux forces armées et de sécurité, pour les mettre en mesure, le moment venu, d’assumer leur rôle dans le cadre d’un Etat totalement souverain sur l’ensemble du territoire. L’action de notre pays s’inscrit à cet égard dans la logique de son engagement pour atteindre les objectifs de la résolution 1559 du Conseil de sécurité des Nations unies (2 septembre 2004) : rester aux côtés du Liban, et notamment de ses forces armées et de sécurité.

Deux officiers supérieurs français sont ainsi affectés à plein temps comme conseillers techniques dans l’armée libanaise. Ils contribuent à conduire des actions de coopération, en liaison avec les services de l’ambassade de France, en particulier celui de l’attaché de défense. Le budget consacré à ces actions dépasse depuis 2005 un million d’Euros, qui servent notamment à financer :

- la mise en place d’un centre de simulation tactique sur ordinateurs à l’Ecole de commandement et d’état-major, appelé Janus,
- l’enseignement de la langue française , dont bénéficient chaque année prés de 600 personnes,
- l’envoi d’une soixantaine de militaires, essentiellement officiers, dans les écoles des armées et de la gendarmerie françaises, pour des stages d’une durée d’un an à quelques semaines,
- la venue d’experts militaires au Liban dans différents domaines : le déminage, le combat en montagne, la cartographie et la mise sur pied d’un système d’information géographique national, la simulation tactique et la maintenance ; ce type d’action s’est nettement renforcé depuis le début de l’année 2006, avec un total de prés de 600 journées mises à la disposition des forces armées pour les six premiers mois de l’année (550 pour l’année 2005).

En matière d’équipements, la France a à ce stade choisi de centrer son appui sur les matériels d’origine française qui équipent déjà l’armée libanaise.

Les visites de délégations militaires françaises et escales de bâtiments de guerre au Liban ont été mises en sommeil au lendemain de l’assassinat de l’ancien Premier ministre M. Rafic Hariri le 14 février 2004. Signe de confiance, visites et escales reprennent depuis juin 2006, avec le déplacement du vice-amiral d’escadre Van Huffel (Préfet maritime et contrôleur opérationnel des forces navales et aéronavales en Méditerranée et Mer Noire) et l’escale de la frégate anti sous-marine La Motte Picquet.

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08/05/06 - CÉRÉMONIES COMMÉMORATIVES DE LA VICTOIRE

Cérémonies du lundi 8 mai 2006 à la Résidence des Pins.

L’ambassade de France a organisé le 8 mai autour du monument aux morts de la Résidence des Pins une cérémonie pour commémorer la fin de la seconde guerre mondiale. Cette cérémonie, présidée par l’ambassadeur de France M. Bernard Emié a rassemblé prés de deux cents personnes dont une cinquantaine d’anciens combattants français et libanais, aux côtés d’un détachement de leurs jeunes frères d’arme venu des éléments français de la Finul.
Avant qu’une gerbe de fleurs soit déposée au pied du monument aux morts par M. Emié en présence de l’attaché militaire le colonel Philippe Douard et du commandant des éléments français de la Finul le colonel Jacques Colleville, des décorations ont été remises a quelques anciens combattants et personnel de l’ambassade.
Tous les participants ont ensuite été conviés à la Résidence des Pins, où l’ambassadeur de France a prononcé une allocution dans laquelle il a souligné que la commémoration de la fin de la seconde guerre mondiale se faisait dans un esprit de réconciliation, tel qu’il prévaut désormais en Europe. M. Emié a par ailleurs rappelé que prés de 5000 libanais avaient rejoint les rangs des forces françaises libres à partir de 1941, rendant hommage à leur courage. Enfin, il a renouvelé ses félicitations aux personnes décorées, anciens combattants, comme M. Assad Tanios El Khoury, M. Toufic Zogheib et M. Edouard Lebreton, ou personnel de l’ambassade, comme M. Raymond Abi Aboud.

- ALLOCUTION DE S.E.M BERNARD EMIÉ, AMBASSADEUR DE FRANCE

Le 8 mai 2006 marque le 61ème anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale sur l’ensemble du théâtre européen. En cet anniversaire, je vous souhaite la bienvenue à la Résidence des Pins où je suis heureux de vous accueillir. La France plus que jamais tient à célébrer, dans un esprit de réconciliation tel qu’il prévaut désormais en Europe, la fin de la seconde guerre mondiale. J’adresse mes remerciements à nos anciens combattants pour leur présence, dont plus de 50 sont présents aujourd’hui, mais aussi à leurs jeunes frères d’armes de la FINUL venus rehausser par leur présence notre cérémonie d’aujourd’hui.

Puis-je rappeler qu’en 1941 démarraient les opérations militaires en Méditerranée et au Levant, qui allaient accélérer par leur succès la fin de la seconde guerre mondiale. J’ai une pensée forte pour la France libre et combattante du Général de Gaulle, qui a bénéficié alors du soutien de son empire et de celui des Etats sous mandat, à l’époque le Liban et la Syrie.

Les alliés, et notamment nos forces françaises libres, allaient bénéficier du soutien de plus de 5 000 Libanais qui se sont massivement engagés pour servir la France, la liberté et les valeurs que les alliés défendaient. Certains parmi vous ont fait ce choix il y a 65 ans. Je suis fier et heureux de leur rendre, au nom de la République, un nouvel hommage.

Je n’oublie pas bien sûr dans cet hommage leurs frères d’armes des troupes spéciales de l’armée du Levant, au nombre de près de 15 000, qui ont également fidèlement servi dans le contexte terrible de l’époque.

Cette fidélité à des valeurs partagées, la France tient à les reconnaître lors des différentes cérémonies qui commémorent les moments forts de son histoire récente. Elle est heureuse de pouvoir de temps en temps marquer cette reconnaissance, même tardivement parfois, par l’attribution de décorations, comme celles qui ont été remises aujourd’hui.

Je félicite donc de nouveau :

- Monsieur Assad Tanios El Khoury, pour la médaille militaire qu’il vient de se voir décerner ;
- Monsieur Toufic Zorgeib, pour la croix du combattant volontaire ;
- Monsieur Edouard Lebreton, pour le titre de reconnaissance de la nation ;
- Monsieur Raymond Abi Aboud, pour la médaille de la défense nationale échelon or.

Merci à tous les présents, merci à vous qui avez tenu à montrer par votre présence parmi nous aujourd’hui que nous n’oublions pas. La France est reconnaissante à tous ces soldats pour leurs sacrifices, leur courage, leur dévouement et leur sens du devoir.

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Entretien du 5 janvier 2006 entre Madame Michèle Allot-Marie et Monsieur Elias Murr.

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Commémoration de la victoire d’Austerlitz par les officiers Saint-Cyriens du Liban.

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La commémoration du « 2 S » pour les Cyrards présents au Liban s’est faite en deux temps :

- à Beyrouth, le 30 novembre soir, pour fêter l’évènement avec le bazar Verfaillie, père système de la promotion sortante, en stage au Liban, qui devait rejoindre la France pour participer aux commémorations officielles dès le 1 décembre ; la branche beyrouthine des Cyrards (LCL Fieschi,1961-63, et LCL Marmouget, 1976-78, en retraite au Liban et leurs épouses ; COL Douard, 1977-79, attaché de défense, et son épouse ; LCL Barbié de Préaudeau,1986-89, coopérant dans l’armée libanaise, et son épouse ; SLTN Verfaillie, 2003-06, stagiaire au Liban) s’est ainsi retrouvée chez l’attaché de défense avec les éléments de la branche naqourienne (Finul) qui avaient pu se libérer du service.

- à Naqoura, au Liban sud, le 2 décembre, au siège du PC de la Finul, autour de son chef le GDI Pellegrini (1966-68), et son épouse, et du Comelef le colonel Colleville (1970-72) :
LCL Lambert (1984-87), CNE Trigodet (1993-96), CNE Faisans (1994-97), CNE Duparc (1995-98), CNE Hanken (1997-2000), CNE Ciechowski (1998-01), LTN Moulier (1999-02).

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11/11/05 - CÉRÉMONIES COMMÉMORATIVES DU 11 NOVEMBRE
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Des cérémonies ont été organisées le 11 novembre 2005 à la mémoire de tous les soldats tombés au combat durant la première guerre mondiale en 1914-1918, notamment français et libanais, dans le cadre de la Légion d’Orient.

Une cérémonie principale présidée par l’Ambassadeur de France Bernard Emié s’est déroulée tout d’abord autour du monument aux morts de la Résidence des pins, associant autour des Français venus nombreux (Conseillers de l’assemblée des Français de l’étranger, ambassade et consulat général, associations de Français à l’étranger et associations d’anciens combattants, éléments français de la Finul), des représentants du Commandant en chef de l’armée libanaise et de l’association des anciens combattants libanais, et les attachés de défense de pays ayant combattu aux côtés de la France pendant la première guerre mondiale. Dans son allocution précédant le dépôt d’une gerbe au monument aux morts de la Résidence des pins, l’Ambassadeur de France a notamment déclaré que « malgré les combats qui avaient ensanglanté l’Europe et le monde, les Européens avaient montré que la réconciliation était toujours possible, ce qui devait constituer un message à porter haut et fort au Liban et dans la région, qui doit relever aujourd’hui le défi du dialogue, de la paix et de la compréhension mutuelle, malgré qe poids de l’histoire et du passé ».

Les principaux monuments aux morts du Liban, à Beyrouth, Rayak et Tripoli, ont par ailleurs été honorés par des délégations conduites par l’attaché de défense et le consul général.

- ALLOCUTION DE S.E.M BERNARD EMIÉ, AMBASSADEUR DE FRANCE

Je tiens d’abord à vous remercier d’être venus nombreux aujourd’hui pour commémorer la fin des combats de la Première Guerre Mondiale. Je salue la présence des représentants du Royaume-Uni, des Etats-Unis, de Russie et d’Italie ainsi que les officiers Libanais d’active et de réserve venus, aux côtés des anciens combattants français, pour honorer la mémoire de toutes les victimes tombées lors de ce conflit. Je remercie également le Général Pellegrini et le détachement français de la FINUL pour leur participation à cette cérémonie à la mémoire de leurs anciens morts pour la France.

Il y a 87 ans, à 5h heures du matin, le 11 novembre 1918, la France et l’Allemagne signaient à Rethondes l’armistice mettant un terme à plus de quatre ans de guerre. Quatre années de combats d’une violence et d’une ampleur jamais connues auparavant, qui ravagèrent le continent européen tout entier, et même au-delà, jusqu’au Proche-Orient. Plus de 8 millions de morts, 6 millions d’invalides, 3 millions de veuves, 6 millions d’orphelins. Ces chiffres, par leur démesure, nous laissent difficilement réaliser l’horreur qu’auront vécu tous les peuples engagés dans cette guerre mondiale.

Le 11 novembre. Cette date symbolise avant tout la victoire de la Paix, de la Liberté, de la Démocratie. Mais on ne peut pas oublier qu’à cette guerre qui devait être « la der des ders », une autre aussi meurtrière, aussi sanglante, plus sauvage peut-être encore allait lui succéder à peine vingt ans plus tard.

Si nous nous réunissons aujourd’hui, c’est d’abord pour exprimer notre reconnaissance et notre admiration à ceux qui se sont battus, qui ont fait preuve d’un courageux esprit de sacrifice pour défendre la France, pour défendre l’intégrité de notre territoire. Ces soldats français, de métropole ou d’outre-mer, mais aussi britanniques, américains, de tout le Commonwealth, ces soldats de tous les pays alliés morts ou blessés à Verdun, sur la Somme, sur la Marne se sont battus pour notre pays, mais aussi pour toutes les valeurs qu’il incarne et qu’il fallait sauvegarder.

C’est au nom de ces valeurs que ces soldats se sont aussi battus sur le front du Proche-Orient. Aux côtés des Britanniques et des Français, les Libanais furent nombreux à s’illustrer au cours de ces combats, notamment au sein de la Légion d’Orient, créée en novembre 1916 et commandée par le Chef de bataillon ROMIEU. Cette Légion marqua l’histoire de la guerre dans cette région lors de la prise des positions allemandes de Deir El-Kussis, le 19 septembre 1918, ouvrant une percée sur le front ottoman. Un mois plus tard, elle entrait dans Beyrouth libéré.

Ainsi, le 11 novembre 1918, le Maréchal Foch, commandant en chef des armées alliées, pouvait légitimement adresser cet éloge à ses soldats : « Vous avez gagné la plus grande bataille de l’Histoire et sauvé la cause la plus sacrée : la Liberté du monde. La postérité vous gardera sa reconnaissance ».

Ce combat pour la Liberté et pour la Paix est un combat de tous les instants, sans cesse renouvelé, jamais tout à fait gagné. Grâce à l’énergie et à la foi de certains hommes éclairés, grâce à la volonté profonde de réconciliation et de paix des peuples européens trop longtemps divisés, l’Europe a su répondre aux sombres périodes de violence et de destruction par la construction de relations nouvelles fondées sur l’union et la solidarité. Riches de leur mémoire, les Européens continuent de resserrer leurs liens pour se tourner vers l’avenir.

Ils montrent ainsi au monde que cette réconciliation est possible, malgré les cicatrices d’une histoire ô combien douloureuse. Et ce message, nous devons le porter tout particulièrement haut et fort dans ce pays, dans cette région qui doit relever aujourd’hui le défi du dialogue, de la paix, de la compréhension mutuelle malgré le poids de l’histoire et du passé.

En honorant aujourd’hui la mémoire de nos morts, en rendant hommage à leur sacrifice et à leur dévouement, nous voulons être dignes de l’héritage qu’ils nous ont laissé et pour lequel ils se sont battus, vigilants face aux menaces qui pèsent sur la paix et la liberté, déterminés à les défendre quelqu’en soit le prix, mais ouverts au dialogue et à la réconciliation.

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28/10/05 - REMISE DE DIPLÔMES A LA COMPAGNIE DE MONTAGNE DE L’ARMÉE LIBANAISE
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Le jeudi 27 octobre, à l’invitation du commandement de l’armée libanaise représenté par le colonel Saleh Qeys, commandant le régiment de commandos, le colonel Philippe Douard, attaché de défense près l’ambassade de France au Liban, s’est rendu auprès de la compagnie de montagne de l’armée libanaise dans la région de Laqlouq, pour assister à la clôture d’un stage de formation de quatre semaines conduit par des militaires spécialistes des troupes de montagne françaises commandés par le capitaine Frédéric Durin.

35 militaires libanais ayant suivi des formations de chefs d’équipe montagne, de tir de combat et de tir au mortier se sont vus remettre les diplômes attestant de leur réussite par les autorités présentes.

Après avoir remis les diplômes et félicité leurs récipiendaires, le colonel Douard a souligné la confiance placée par la France dans l’armée libanaise dans le contexte délicat que connaît le pays depuis plusieurs mois ainsi que l’intérêt porté à la coopération militaire avec le Liban, notamment en matière de formation. Il a rappelé que la coopération spécifique à l’entraînement des troupes de montagne libanaises remontait à l’origine de celles-ci, en 1999, et que conformément à une convention de partenariat conclue récemment à la demande du Liban pour aider à leur montée en puissance, si cette dernière se réalisait, cette coopération se poursuivrait pour les cinq années à venir.

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30/06/05 - REMISES DE DIPLOMES DE LANGUE DANS LES FORCES ARMEES ET DE SECURITE LIBANAISES

L’Ambassade de France a remis des diplômes de langue militaire française à plus d’une centaine de membres des forces armées et de sécurité qui avaient passé avec succès ces examens écrits et oraux à l’issue du premier semestre de cours.
Pour ce qui concerne l’Armée libanaise, l’Ambassadeur de France M. Bernard Emié a ainsi présidé le 30 juin aux côtés du GB Yahya, représentant le général Sleiman commandant en chef de l’armée libanaise, la cérémonie organisée à l’Ecole militaire de Fayadiyé, où 65 élèves-officiers d’actives se sont vus remettre leurs diplômes.
Dans l’allocution qu’il a prononcée à Fayadiyé, l’Ambassadeur a tenu à signifier à ses auditeurs militaires toute l’estime qu’il avait pour l’armée libanaise, soulignant le comportement exemplaire qu’elle avait eu ces derniers mois lors des évènements survenus au lendemain de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri.
L’Ambassadeur a également mis en exergue l’effort de la France au Liban dans le domaine de l’apprentissage du Français au Liban, avec 6 établissements conventionnés et 23 établissements homologués rassemblant au total prés de 45.000 élèves. "Dans le seul milieu militaire, a rappelé M. Emié, la France consacre en moyenne 70.000 Euros par an à l’enseignement du français. Chaque année, prés de 600 membres des forces armées et de sécurité suivent les cours organisés par l’Ambassade de France. Depuis l’année 2000, prés de 1.000 diplômes ont été passés avec succès."
L’attaché de défense, le colonel Philippe Douard, et les responsables civils et militaires de l’Ambassade de France impliqués dans l’enseignement du français en milieu militaire ont participé également à cette cérémonie.

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01/06/05 - COMMUNIQUÉ GÉNÉRAL SUR LA COOPÉRATION DÉFENSE - SÉCURITÉ EN 2005

La France continue à se tenir aux côtés du Liban en matière de défense et de sécurité, pour contribuer à la stabilité du pays, ainsi qu’elle l’a déjà fait par le passé, y compris par le prix du sang de ses agents, diplomates et militaires, dont plus de 150 ont laissé leur vie sur la terre libanaise depuis 25 ans, notamment dans le cadre des forces de maintien de la paix, à qui il convient de rendre un hommage particulier.
Depuis sa création en 1978, la France a ainsi toujours participé à la Finul. Elle y maintient environ 200 hommes aujourd’hui et a mis, depuis février 2004, un officier général à la disposition des Nations unies pour la commander.

La contribution à la stabilité du Liban continue également de se faire au travers de conseils techniques et de formations délivrés aux forces armées et de sécurité, pour les mettre en mesure, le moment venu, d’assumer leur rôle dans le cadre d’un Etat totalement souverain sur l’ensemble du territoire. L’action de notre pays s’inscrit à cet égard dans la logique de son engagement pour atteindre les objectifs de la résolution 1559 du Conseil de sécurité des Nations unies : rester aux côtés du Liban quelles que soient les difficultés conjoncturelles, et plus particulièrement aux côtés de ses forces armées et de sécurité, à l’heure où elles font l’objet de nouvelles attentes, notamment de la part de la communauté internationale.

Deux officiers supérieurs français sont ainsi affectés comme conseillers dans l’armée libanaise et contribuent à conduire des actions de coopération, en liaison avec les services de l’ambassade de France, en particulier de l’attaché de défense et de l’attaché de sécurité intérieure. Le coût de ces actions dépassera en 2005 un million d’Euros, qui serviront notamment à financer :
- la mise en place d’un centre de simulation tactique à l’Ecole de commandement et d’état-major,
- l’enseignement de la langue française (concernant prés de 600 personnes),
- l’envoi d’une soixantaine de stagiaires dans les écoles des armées, de la gendarmerie et de la police françaises
- la venue d’experts militaires ou policiers français au Liban dans les domaines du déminage, du combat en montagne, de la cartographie et de la sécurité et du maintien de l’ordre, représentant un total de plus de 700 journées mises à la disposition des forces armées et de sécurité, l’exécution de ces missions dépendant toutefois à chaque fois de l’appréciation de l’évolution de la situation locale.

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Dernière modification : 20/12/2006

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