Les « Centres pour les études en France » dynamisent l’accueil des étudiants étrangers

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Complétant un dispositif global d’accueil des étudiants étrangers déjà performant, la France a créé auprès des ambassades un outil particulièrement efficace : les « Centres pour les études en France » (CEF). Mis en place dans le cadre de la politique publique d’attractivité de la France, les Centres pour les études en France ont pour objectif d’informer les étudiants sur l’organisation des études supérieures dans l’Hexagone, mais aussi de faciliter les procédures administratives et pédagogiques, ainsi que les autorisations de séjour. Les étudiants pourront, en effet, obtenir un visa et un titre de séjour en se pré-inscrivant en ligne, via Internet, à partir de leur pays d’origine. Les CEF sont implantés dans de nombreux pays, sur tous les continents.

Dans un marché de l’éducation de plus en plus mondialisé, la France est un des pays les plus attractifs pour les étudiants étrangers. En effet, leur nombre sur le sol français a augmenté de 60 % ces six dernières années et atteint aujourd’hui 250 000, plaçant ainsi la France devant l’Allemagne et en troisième position derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Pour la plupart, ils viennent des pays d’Afrique et du Maghreb (Algérie, Tunisie, Maroc), des pays européens (Allemagne, Italie et Espagne), ou des pays d’Asie et d’Amérique. L’accueil des étudiants étrangers est un élément clé de l’attractivité et de la compétitivité du système éducatif français.

Afin d’améliorer la qualité des services offerts aux étudiants qui se préparent à un séjour d’études en France et de faciliter l’ensemble de leurs démarches administratives, le ministère des Affaires étrangères a mis en place, dans son réseau culturel à l’étranger, un outil particulièrement efficace : les Centres pour les études en France (CEF). Créés à l’initiative du ministère des Affaires étrangères, du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ainsi que des trois Conférences d’établissements d’enseignements supérieurs (Université, écoles d’ingénieurs et grandes écoles), le CEF est un service de l’ambassade qui informe les étudiants sur l’organisation des études supérieures en France. Le CEF facilite également la pré-incription des candidats, mais laisse le soin d’accepter ou de refuser l’inscription définitive d’un étudiant aux établissements d’enseignement supérieur qui possèdent la compétence exclusive dans ce domaine.

« En s’inscrivant sur le site Internet du CEF, l’étudiant lance, dans un espace personnel qui lui est réservé, une procédure dont la première étape consiste à remplir, puis à valider en ligne le formulaire (projet d’études, parcours antérieur, demande de visa). Il peut obtenir des réponses précises et rapides à ses questions et postuler directement dans les universités et les établissements d’enseignement supérieur. Une fois l’enregistrement validé, l’étudiant peut suivre, à tout moment, l’état d’avancement de son dossier », explique Cyril Blondel, responsable de la cellule « Centres pour les études en France », du ministère des Affaires étrangères.

Lorsque son dossier est complet, l’étudiant bénéficie d’un entretien individualisé au CEF, au cours duquel il peut expliciter sa motivation et faire ressortir la cohérence entre son parcours antérieur et son projet d’étude en France. Les vrais projets sont ainsi distingués des intentions frauduleuses et le CEF peut garantir à l’établissement d’enseignement supérieur, via un système de messagerie électronique, l’exactitude des éléments qui lui ont été présentés. Un grand nombre d’étudiants choisissent les lettres et les sciences humaines, les sciences, mais aussi l’économie, l’administration et la gestion, le droit et les sciences politiques, la médecine.

Le CEF émet un avis, transmis aux établissements d’enseignement et aux services consulaires concernés. Lorsque l’étudiant a été admis par une école ou une université, le consulat statue sur la demande de visa. « Les étudiants qui s’inscrivent dans un établissement adhérent à la convention sur les CEF et qui obtiennent leur visa se voient délivrer de plein droit leur titre de séjour en France », indique Cyril Blondel.

Les premières expériences, initiées en 2005, ont été très vite couronnées de succès : en Chine, dans les trois pays du Maghreb, au Sénégal et au Vietnam. Fort de cette réussite, le gouvernement a ouvert de nouveaux CEF en juin 2006 en Turquie, en Corée du Sud, au Cameroun et au Mexique.

Entre janvier et avril 2007, le Quai d’Orsay continue d’étendre ce dispositif et douze nouveaux espaces ouvrent leurs portes, couvrant ainsi des pays aussi différents que le Canada, les Etats-Unis, la Colombie, le Brésil, Madagascar, le Gabon, la Guinée, la Syrie, le Liban, la Russie, l’Inde, la Suède et la République tchèque avec une nouveauté, et non des moindres : l’arrivée prochaine d’un système informatique beaucoup plus performant.

Autre élément nouveau : en 2007, les CEF sont renommés « Espaces Campus France » afin de préfigurer la création de CampusFrance, agence de mobilité internationale étudiante. Les CEF fusionnent en effet avec les espaces Edufrance, qui dans un certain nombre de pays étaient chargés de promouvoir l’offre éducative française.

En attirant les étudiants étrangers, le gouvernement français renforce et dynamise le rôle qu’il doit jouer dans la formation des élites. L’internationalisation des études est un des éléments de la politique de solidarité et d’influence de la France.

Annik Bianchini

Site Internet : www.diplomatie.gouv.fr

Dernière modification : 26/03/2007

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