Journal de l’Ambassadeur. Samedi 14 février

Journal du Liban, samedi 14 février

Weekend chargé puisque le Liban commémore l’assassinat de Rafik Hariri. Dix ans déjà... Comme les années précédentes, je vais à la cérémonie organisée au Biel. Rafik Hariri était un homme d’Etat et un symbole pour le Liban et les Libanais. Souvenons-nous du million de Libanais sortant dans les rues pour dire leur colère et leur désarroi après l’attentat du 14 février, dans lequel d’autres Libanais, souvenons-nous aussi, perdirent la vie. Cette marée humaine, cette immense mobilisation spontanée et pacifique, me rappelle, toutes proportions gardées, celle qui a suivi en Corse l’assassinat du préfet Érignac. On a parlé au Liban en 2005 d’« intifada de l’indépendance » ou de « printemps de Beyrouth », quelques années avant d’autres printemps qui devaient bouleverser le monde arabe. Cette mobilisation n’était-elle pas l’expression d’une même volonté de se réapproprier son destin ?

Souvenons-nous encore des conséquences du choc que fut la disparition de Rafik Hariri et de la réaction internationale qui se traduisit par la création du Tribunal spécial pour le Liban.. Je me rends à cette cérémonie commémorative pour toutes ces raisons, et cette année s’ajoute le caractère symbolique que revêt le dixième anniversaire.

Nous apprenons samedi matin l’arrivée à Beyrouth, pour l’occasion, de Saad Hariri. Nous partons donc tôt pour le Biel car il risque d’y avoir des embouteillages. Il est du reste triste de penser qu’il faille déployer un tel service de sécurité pour célébrer ce qui devrait être un moment de retrouvailles nationales autour de la mémoire d’une figure qui fut libanaise et nationale plus que communautaire ou confessionnelle. Partis tôt, nous n’arrivons pas trop tard et prenons place, Jean-Christophe et moi, aux places qui nous ont été réservées. Je salue Nader Hariri et Basile Yared, que je suis content de retrouver à Beyrouth où il n’est pas revenu depuis si longtemps.

Arrivée de Saad Hariri

Un vaste éventail politique de l’échiquier politique libanais, dont le Courant patriotique libre du général Aoun, est représenté à la cérémonie. Je suis heureux de cette relative diversité politique ce samedi. Ne sommes-nous pas, nous Français, en faveur du rassemblement et du dialogue ? Le Premier ministre Tammam Salam est là, l’ex-président Michel Sleiman aussi.

Arrivée, sous les applaudissements, de Saad Hariri. Il prend le temps de saluer une partie de l’assistance, dont les ambassadeurs. Je lui dis combien je me réjouis de le retrouver à Beyrouth.

Plusieurs interventions "live" ou enregistrées célèbrent le projet national porté par le Premier ministre assassiné. On se prend à rêver qu’une volonté collective forte s’affirme au Liban pour faire prévaloir l’intérêt collectif par rapport aux calculs et intérêts personnels ou partisans.

Arrive le discours de Saad Hariri.

L’ancien premier ministre savoure visiblement sa joie d’être à Beyrouth et de pouvoir s’adresser directement à ce public, alors que l’an passé il s’était exprimé par un message en vidéoconférence. Il parle avec conviction, j’ai dit samedi dans un tweet que son discours était "fort". Le message est centré sur l’État et la nécessité que toutes les forces portiques s’y rallient sans ambiguïté ni réserve, sur les institutions, sur le dialogue et sur la modération. Certes, l’orateur n’a pas mâché ses mots vis-à-vis du Hezbollah, avec lequel il a rappelé les différends, mais il a explicité les terrains potentiels de rencontre autour de l’Etat et des institutions.

Dialogue et modération, l’un et l’autre vont de pair et les dialogues en cours, entre le Hezbollah et le Courant du futur, d’une part, les Forces libanaises et le Courant patriotique libre, d’autre part, s’ils n’ont pas produit un accord politique, ont au moins permis un premier résultat appréciable, la baisse de la tension politique et communautaire. C’est une nécessité très grande dans un contexte régional où les tensions de tous ordres, notamment interconfessionnelles, malheureusement, s’exacerbent. Nous soutenons pleinement ces dialogues. Nous espérons qu’ils produiront des résultats durables et ouvriront la voie à des accords plus larges sur le plan politique.

Malheureusement, la "tradition" libanaise a été respectée et le discours a été salué par des tirs de joie nourris. Aux habituelles Kalachnikov s’ajoutent d’autres tirs plus sonores. Je déplore cette tradition dérangeante et dangereuse. Les balles tirées en l’air finissent fatalement par redescendre vers le sol et c’est miracle qu’il n’y ait pas plus d’accidents. De plus, cette banalisation de l’usage des armes est très regrettable, voire inacceptable. Nous nous étions fait la même réflexion après les tirs particulièrement nourris qui avaient suivi le dernier discours de Hassan Nasrallah.

A plus tard !

Journal du vendredi 13 février

La tempête se faisait attendre, mais maintenant elle ne nous quitte plus. Patience...

Hier jeudi soir, c’était la soirée de gala du Collège Notre-Dame de Jamhour, ouverte par un prélude musical de qualité auquel je n’ai malheureusement pas pu assister, mais les visages réjouis des spectateurs à l’issue du récital parlaient d’eux-mêmes. L’Institut français du Liban a apporté sa contribution à cette belle soirée en aidant à faire venir la cantatrice Marie-Louise Duthoit, accompagnée au piano par Katherine Nikitine.

Longue conversation avec le recteur du collège, le père Bruno Sion, et Joumana Hobeika, présidente du Centre du patrimoine musical libanais, que nous avions inauguré ensemble il y a deux ans.

Jamhour est une des expressions de l’excellence libanaise en matière d’éducation. On se bat, comme c’est le cas pour d’autres établissements du réseau, pour y faire entrer ses enfants. Je suis frappé aussi par l’attachement des anciens élèves du lycée à leur établissement : Jamhour a développé un sentiment d’appartenance très fort. Les rassemblements d’anciens font venir des voyageurs du monde entier, c’est impressionnant, et j’avais ainsi accueilli, il y a quelques mois, mon collègue ambassadeur de France à Riyad, lui-même ancien élève, toujours fidèle.

On dit souvent ou on entend dire que le français serait en déclin au Liban, que l’enseignement français et en français ferait l’objet d’une désaffection. Et pourtant... Les chiffres parlent d’eux-mêmes : sans parler de ceiux quii fréquentent les établissements français dans des pays tiers (en Afrique notamment), près de 55 000 enfants libanais sont inscrits, au Liban, dans les 41 établissements conventionnés ou certifiés du réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, et il y en aurait encore plus n’était la nécessité d’adapter et de développer les infrastructures et de multiplier les salles de classe en conséquence !

Selon le Centre de recherche et de développement pédagogique (CRDP) du ministère libanais de l’Education en 2013, sur une population scolaire totale de 975 695 élèves, 546 878 élèves, soit 56,1 %, étaient insérés dans les établissements bilingues français-arabe. 62,6% des élèves du secteur public suivaient un enseignement bilingue francophone. Dans le secteur privé 55,8% des élèves étaient inscrits dans des filières bilingues francophones. Sur les cinq dernières années, on constate cependant une tendance à la baisse de la part des élèves inscrits dans l’enseignement francophone : 552 667 en 2009 contre 546 878 en 2013. Leur nombre augmente dans le secteur public et diminue dans le secteur privé.

Je ne dis donc pas que « tout va bien, madame la marquise » ! Il faut rester en alerte. Mais, quoi que prétendent les dicsours « déclinistes », l’enseignement en français s’appuie ici sur des bases fortes et saines, qui se renouvellent partout à travers le pays. A nous de les entretenir et de les développer : nous sommes pleinement mobilisés, vigilants, volontaires en ce sens, avec toute l’équipe de l’ambassade, de l’Institut français de Beyrouth et nos instituts hors de la capitale, avec les 41 établissements de notre réseau, en étroite liaison aussi bien sûr avec tous les établissements publics et privés qui enseignent le français et en français, le ministère libanais de l’éducation et le CRDP (Centre de recherche et de documentation pédagogique),. Ne dormons pas sur nos lauriers !

En allant à un rendez-vous, je passe au-dessus du Nahr Beyrouth, devenu un vrai torrent charriant des eaux chargées de terre, mais pas de crocodile en vue ! Au passage, qui se souvient encore de l’épisode insolite du crocodile capturé l’an passé dans le fleuve ?

Il pleut toujours.

A plus tard !

Journal du Liban

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La nouvelle du jour : le lancement de notre page Facebook !

La tempête rôde encore. Nous devons reporter l’inauguration d’une aire de jeu pour des enfants de réfugiés syriens à Saïda. Le temps ne s’y prête vraiment pas.
Je retrouve Rony Araygi, ministre de la culture, à son bureau, pour que nous ouvrions ensemble la réunion du comité de pilotage du FSP francophonie au Liban.
Regards interrogateurs : FSP, que signifie ce sigle barbare ?
FSP = fonds de solidarité prioritaire. C’est un mode de financement. Notre FSP francophonie au Liban décidé en 2012 se monte à 1 million d’euros.
Pour quoi faire ? C’est un financement destiné à appuyer mise en œuvre du pacte linguistique signé par le Liban avec l’Organisation internationale de la francophonie en 2010 pour maintenir et développer la présence du la langue française dans tous les secteurs et sur l’ensemble du territoire. Trois directions pour le renforcement de la présence de la langue française ont été identifiées : 1. le système éducatif, 2. l’administration publique, 3. l’environnement culturel, médiatique et professionnel. Beaucoup d’opérations ont déjà été mises en œuvre et nous nous réunissions donc aujourd’hui pour faire le point et envisager de nouvelles opérations, chez et avec le ministre de la culture, avec le ministère de l’éducation, le ministère de la justice, le ministère de la communication, avec les Forces armées libanaises, qui sont fortement impliquées dans les programmes de renforcement de la francophonie au Liban.
Retour à l’ambassade. La circulation est vraiment très difficile dans toute la ville. C’est sans doute la conséquence de la pluie qui ne cesse de tomber (il y a toujours une bonne raison !).
En milieu de journée, lancement de la page Facebook de l’ambassade, grande première. Elle vient renforcer notre action de communication sur les réseaux sociaux après l’ouverture d’un compte Twitter pour l’ambassade le 21 juin dernier (bientôt 1000 abonnés). Ceci étant, nous avons déjà unepage Facebook pour l’Institut français,qui a beaucoup de « followers » (environ 8000). Rendez-vous sur les réseaux sociaux.

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C’est lancé !

La pluie a cessé.
A plus tard !

Journal du Liban
Mercredi 11 février
Ça y est la tempête est arrivée… Et elle a fait des dégâts. La mer démontée était impressionnante tout au long de la route qui nous a conduits ce mercredi matin à Naqoura, au quartier général de la FINUL.

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Le fort de la mer à Saïda

Il s’agit de témoigner de notre soutien à la force internationale chargée d’assurer la paix et la sécurité le long de la ligne bleue. Rappel important après les récents incidents.
La France est engagée depuis le début, en 1978, dans la FINUL. Elle a confirmé cet engagement à l’issue de la guerre de l’été 2006 lors de l’adoption de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Nous sommes attachés au respect de cette résolution comme nous sommes attachés à la souveraineté libanaise. Notre engagement se traduit par la présence d’un contingent important avec la FCR (Force commander reserve) au service du commandant de la FINUL. Bref, il est naturel de venir témoigner auprès du Général Portolano notre solidarité, notre soutien et notre engagement vis-à-vis de la force qu’il commande.

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Avec le Général Portolano

Échanges fort intéressants avec lui, avec le chef d’état-major de la FINUL, notre compatriote le Général Hauteclocque-Raisz, et le colonel Aumonnier, commandant du contingent français de la FINUL. Je relève la très grande qualité des officiers encadrant la force onusienne. Du côté français, le niveau est toujours élevé et la qualité des hommes très grande.
Il n’en reste pas moins que la situation est aujourd’hui extrêmement volatile dans cette zone et que la tension est montée d’un cran depuis les incidents du 18 et du 28 janvier, respectivement sur le Golan et le long de la ligne bleue. Le problème est que, quelles que soient au fond les intentions de chaque côté, on peut se trouver pris dans un engrenage qu’on ne maîtrise pas. C’est là le danger. Contrairement à ce qui a pu être dit ou écrit, nous ne complotons contre personne, sinon pour la stabilité du Liban. Notre politique n’est dirigée contre personne. Elle se veut au profit du Liban et de sa stabilité. La FINUL a certes une responsabilité importante, mais il ne faut pas oublier qu’elle n’est pas une force d’imposition de la paix et que les parties en présence ont aujourd’hui une responsabilité essentielle dans le maintien de la stabilité et du calme sur la ligne bleue.
Rapide déjeuner, sympathique, dans le mess des officiers français, appelé « les Champs Élysées ». Vue assez spectaculaire sur la mer déchaînée.

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La mer déchaînée à Naqoura

Départ pour le lycée franco-libanais de Habbouche-Nabatieh. 720 élèves sont scolarisés dans cet établissement de la Mission laïque française, vaste et accueillant, dirigé par un proviseur et une équipe pédagogique et administrative enthousiastes et compétents. Visite des lieux, présentation des importants projets de rénovation et de développement au service de l’éducation et des enfants dans tous les domaines : bibliothèque-médiathèque en pleine expansion, activités sportives et culturelles (la chorale notamment, voir plus bas). L’engagement de tous, y compris les parents d’élèves dont je rencontre les représentants, fait plaisir à voir.

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L’équipe du lycée franco-libanais de Habbouche-Nabatieh

Nous avons aussi un institut français à Nabatieh, que j’avais visité il y a quelques mois et qui est très dynamique. Nous entendons être présents partout au Liban aux côtés des Libanais dans leur diversité, au service de l’éducation et de la culture en particulier.
Au moment de terminer notre visite du lycée, nous arrivons à la salle où travaille la chorale nouvellement formée, qui nous chante une très belle chanson, toute neuve : c’est seulement la deuxième séance de la jeune (à tous les points de vue !) chorale. Vive la musique ! Longue vie au lycée de Habbouche-Nabatieh !

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La chorale du lycée en action

Retour à Beyrouth sous la pluie toujours battante, mais journée ensoleillée pour nous tout de même grâce à toutes ces personnes engagées rencontrées.
A plus tard !

Plus tard, toujours à Beyrouth (mardi 10 février 2015)

Où est passée la tempête ? Peut-être est-ce une métaphore pour décrire la vie politique au Liban ?
Tous les jours, la tempête est annoncée, tous les jours son arrivée est repoussée. Tous les maux qu’elle devrait apporter sont donc comme exorcisés, en tous cas éloignés.

C’est un peu le langage que l’on entend sur la situation politique : malgré la panne institutionnelle, les dysfonctionnements du gouvernement, les problèmes sécuritaires, l’afflux de réfugiés, la situation économique et sociale, le pays s’en sort, la situation est sous contrôle. Pas la peine donc de se soucier d’apporter des solutions, durables ou non, aux problèmes du pays.

Pas la peine en particulier de faire trop d’efforts pour élire enfin un président, car cela nécessiterait des concessions, des compromis, des accords dont on ne veut pas payer le prix. Et on a un bon alibi, puisque le pays paraît s’en sortir, au bout du compte, malgré le vide présidentiel.

Évidemment, cette situation n’est pas satisfaisante, d’où notre message : le pays ne doit pas s’accoutumer à cette situation institutionnelle anormale.

Nous sommes certes, au moins en apparence, dans un paradoxe : il faut absolument un président au pays, c’est notre conviction, mais il faut aussi prendre des décisions immédiates, sans attendre un improbable déblocage de l’impasse. Nous sommes donc en même temps soucieux que le gouvernement puisse adopter des mesures importantes voire vitales pour le pays, comme il l’a fait pour la sécurité de Tripoli ou pour la prison de Roumieh.

Quoi qu’il en soit, la tempête (météorologique) arrivera peut-être. Pour ce qui est d’une éventuelle tempête politique, je ne me prononcerai pas ! Personne ne la souhaite ! Mais il est certain que le Liban a des moyens de préserver le pays des menaces qui s’accumulent, en unissant ses forces autour de quelques principes simples : le vivre ensemble n’est-il pas une caractéristique dont s’enorgueillissent tous les Libanais ?

Les Libanais ont les ressources pour se rassembler. Nous ne cesserons de les y exhorter. N’est-ce pas le devoir des amis ?

À plus tard !

PP

Journal du Liban

Lundi 9 février

Les rues sont vides ce matin. Deux raisons à cela sans doute : c’est la Saint-Maron et puis aussi, on attend la tempête, qui n’est toujours pas arrivée.
En présence des responsables institutionnels et politiques libanais, j ’assiste avec le corps diplomatique à la messe célébrée à l’église Saint Maron de Gemmayzé, à deux pas de la place des martyrs. Rassemblement à la fois officiel et chaleureux dont chacun ressent le besoin au-delà des convictions et des croyances. Le rassemblement est plus que jamais nécessaire au Liban. Belle homélie de l’archevêque maronite de Beyrouth Mgr Paul Matar qui déplore l’incapacité dans laquelle le pays se trouve, depuis plus de huit mois, d’élire un président, cette célébration se tenant, traditionnellement, en présence du chef de l’Etat.

Retour sur la semaine passée. Précisément centrée sur la question de la présidentielle, la visite de Jean-François Girault a fait couler beaucoup d’encre. Beaucoup de spéculations, beaucoup d’espoir, beaucoup d’imagination aussi, la presse se montrant parfois très créative. Les choses sont en fait très simples. Peut-être trop ?
L’émissaire français n’est pas venu apporter une solution, tout le monde le sait. Il n’y avait donc pas attendre de miracle ou de solution toute faite. Ce sont les Libanais qui sont responsables de leur propre destin. A tous, nous répétons sans relâche : vous avez des clés que vous n’utilisez pas. La France cherche à faciliter une entente entre les Libanais, non pas à se substituer à eux. Jean-François Girault est venu apporter ce message simple de la France, le même message que je passe sans relâche à travers les médias et dans tous mes entretiens avec les Libanais.

Au service de cette vision, un dialogue sans exclusive avec tous les acteurs du jeu politique libanais. Et à tous, toujours le même message : ne vous accoutumez pas à la vacance présidentielle ; vous avez les moyens de vous entendre, comme vous l’avez fait il y a maintenant près d’un an en formant un gouvernement d’entente. Ce que nous souhaitons avant tout, c’est que le Liban puisse être maintenu le plus possible à l’écart des conflits régionaux. Il ne peut bien sûr en être isolé complètement, mais à tous, au Liban, dans la région et sur la scène internationale, nous disons : même si nous divergeons sur plusieurs dossiers régionaux, nous pouvons nous entendre sur le Liban.

Autre retour sur la semaine passée : le cinéma et la culture. Nous sommes présents aux côtés de nos amis libanais sur le plan politique mais aussi sur d’autres terrains, à commencer par la culture : la semaine passée a vu se clore une très belle rétrospective François Truffaut au cinéma Metropolis Sofil, l’un de nos partenaires fidèles dans le domaine du cinéma, qui a attiré un large public. En même temps, on peut voir, en de nombreux endroits de la ville de Beyrouth, des expositions de photographies de grands noms de la photographie de tous les pays de la Méditerranée, sous la rubrique Photomed : une façon d’unifier Beyrouth par la photo et la culture !

A plus tard,

PP

Dernière modification : 19/02/2015

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