Inauguration de la 1ère édition des rendez-vous franco-libanais de l’enseignement supérieur

JPEG

Retrouvez le discours prononcé par l’ambassadeur lors de l’inauguration de la première édition des rendez-vous franco-libanais de l’enseignement supérieur qui a eu lieu le 2 février 2016 à la salle Montaigne :

Mesdames et Messieurs,

Bienvenus aujourd’hui à l’Institut français pour ces premiers rendez-vous de l’enseignement supérieur. C’est un évènement important parce que c’est une première et nous espérons que ce sera un succès suffisant qui nous amènera à renouveler l’exercice très souvent parce qu’en effet, tout ce que nous faisons ensemble mérite non seulement d’être souligné, mais aussi encouragé, et mérite surtout que nous puissions nous rassembler très souvent pour en parler et faire ensemble de nouveaux projets.

Mesdames et Messieurs,
Messieurs les Recteurs,
Messieurs les Doyens,
Mesdames et Messieurs les Professeurs, les Enseignants, les Chercheurs,
Chers amis,

C’est un vrai honneur d’ouvrir aujourd’hui cette première édition des RV franco-libanais de l’enseignement supérieur. Et merci Monsieur le Directeur-Général de représenter ici le ministre de l’Education en déplacement pour un autre évènement important qui est la conférence de Londres consacrée à la question des réfugiés et de la prise en charge des effets de la crise syrienne sur les pays voisins. Merci donc de votre présence.

Cet évènement est important par la qualité de ce qu’il nous propose, par la qualité que tous ici ensemble vous représentez, cette excellence franco-libanaise qui se manifeste dans l’enseignement supérieur. Tous ensemble ici vous montrez bien la multi-disciplinarité de ce que nous faisons ensemble, la diversité des thèmes que nous traitons ensemble. Je vois simplement le calendrier qui vous est proposé et je constate que l’on parle à la fois de sciences de l’ingénieur, de santé, que l’on parle de sciences humaines, que l’on parle de management, que l’on parle d’innovation, et tout cela nous le faisons ensemble et c’est important.

Un autre aspect important de ces rendez-vous c’est aussi leur ouverture au public, leur ouverture aux étudiants libanais. C’est important parce que comme vous le savez peut-être, ou pas d’ailleurs, un élève sur trois dans les écoles françaises dans le monde est libanais, et cette base, très forte, que nous avons dans l’enseignement primaire et secondaire mérite d’être élargie, elle mérite d’être prolongée, consolidée au niveau de l’enseignement supérieur parce qu’il y a entre nous non seulement des affinités, mais il y a aussi un intérêt à travailler ensemble, à encourager les échanges dans les domaines de la recherche et de l’enseignement supérieur.

Cet évènement, les rendez-vous franco-libanais sont importants aussi parce que la présence française ce soir est importante. Elle vous a été rappelée : 35 institutions représentées. C’est d’autant plus important que comme vous le savez nous avons dû reporter ce rendez-vous de l’enseignement supérieur pour des raisons qui étaient les attentats de Paris au mois de novembre. Et je remercie encore nos invités français d’être parmi nous ce soir, parce que cela témoigne de l’importance de cet évènement, mais aussi de l’intérêt que les Français et les institutions françaises d’enseignement portent au Liban. C’est une manière de rendre hommage aussi à la qualité des étudiants, des chercheurs, des enseignants de ce pays.

Plusieurs messages donc à vous passer ce soir, en souhaitant le succès de vos travaux au cours de ces trois jours :

Le 1er message est celui d’un encouragement à la mobilité. Cette mobilité elle est précieuse. Précieuse pour tous ceux qui se préoccupent d’enseignement et de recherche. Pourquoi ? Parce qu’elle nous amène dans un monde globalisé aujourd’hui. Davantage d’ouverture, davantage de qualité académique. Elle nous permet de construire des profils internationaux qui sont essentiels et très recherches sur le marché de l’emploi.

La France prend toute sa part à cette mobilité des étudiants. Comme vous le savez, la France est la 3e destination pour l’accueil des étudiants internationaux, ce qui est à la fois le signe et la preuve sans doute de la qualité et aussi de la diversité de notre système d’éducation. Et surtout il est peut-être plus pertinent pour nous ce soir ici : le Liban est l’un des tous premiers partenaires de la France dans le domaine de l’enseignement supérieur avec près de 500 accords de coopération qui sont le produit d’une relation historique, d’une relation d’excellence, et aussi d’une relation diversifiée avec des institutions libanaises. 1600 étudiants libanais choisissent chaque la France pour faire leurs études, ce qui fait de notre pays – et c’est important de le rappeler – la première destination au monde pour les étudiants libanais. Nous sommes fiers et heureux d’avoir entre nous cette confiance, mais nous souhaitons aller plus loin en faveur de la mobilité. Cette mobilité, nous y travaillons ici, aujourd’hui, dans le cadre de ces rendez-vous, mais nous y travaillons aussi de manière plus percutante avec l’ensemble de nos partenaires et notamment de nos partenaires francophones : Organisation Internationale de la Francophonie, l’Agence Universitaire de la Francophonie, et puis aussi avec les opérateurs français et plus particulièrement Campus France qui est installé à Beyrouth depuis 2010 et qui réalise ici son travail de promotion des filières françaises au profit des étudiants libanais. Je vous signale que l’agence Campus France nous a beaucoup aidé dans la réalisation de cet évènement et je remercie ses représentants d’être parmi nous.

Mon 2e message c’est celui de l’innovation. Il y a entre la France et le Liban - ce n’est un mystère pour aucun d’entre nous ici ce soir – une longue amitié et une longue tradition d’échange. Mais il y a bien plus que cela, j’y faisais allusion en introduction, il y a aussi un avenir franco-libanais, c’est important. On me dit souvent ici au Liban que la France doit aider le Liban, mais on ne doit jamais oublier quand on est français tout ce que le Liban nous apporte. Ce qu’il nous apporte notamment d’intelligence, de qualité, de compétence académique. Tout ceci, ce socle commun franco-libanais, doit nous amener à faire de nouveaux projets qui sont importants parce que dans un monde globalisé il y a de nouveaux défis qui nécessitent davantage d’échanges, qui créent des besoins d’expertise sur des défis globaux, et qui nécessitent surtout un partage des connaissances qui est déjà bien engagé entre la France et le Liban, et qui doit nous conduire à aller vers des technologies émergentes.

Le Liban est unique dans la région et c’est pour ça que nous voulons travailler davantage avec lui. Il est unique par son ouverture, il est unique aussi par la qualité de ses institutions d’enseignement, par la qualité de ses universités, de ses professeurs, de ses chercheurs, qui nous amènent a nous Français, non seulement des compétences, mais aussi une ouverture dans cette région. Le Liban est pour nous un point d’entrée dans cette région et il est important que nous puissions conforter notre coopération pour que le Liban, avec la France, puisse rayonner, comme il le doit. C’est pour ça que nous accordons une attention toute particulière aux chercheurs libanais en mobilité chez nous. Nous voulons valoriser l’excellence libanaise dans nos institutions.

Alors comment faire aujourd’hui pour aller plus loin ? Comment faire pour encourager l’innovation ? D’abord il y a ce que nous reconnaissons ici que je viens de mentionner, qui est l’excellente réputation des établissements d’enseignement supérieur au Liban. C’est une base importante et c’est ce qui doit nous engager aussi à développer davantage notre coopération bilatérale. Il ne s’agit en aucun cas pour nous de drainer des compétences à l’étranger, mais il s’agit de faire vivre une coopération franco-libanaise qui est dans l’intérêt de nos pays, de nos institutions d’enseignement et de recherche en France comme au Liban. Nous avons l’expérience d’une coopération réussie, d’une coopération diversifiée et qui permet de réaliser cet objectif. C’est notamment le cas de ce que nous faisons à travers le programme conjoint de Partenariat Hubert Curien CEDRE. Ce programme fêtera ses 20 ans cette année et reçoit près de 80 candidatures chaque année, qui sont chacune d’une très grande qualité, et il faudra que nous poursuivions ce programme pour, encore une fois, conforter cette coopération conjointe. Il faudra sans doute que nous encouragions la diversification de ces coopérations. Il nous faut certainement aussi accompagner davantage l’enseignement technique et l’innovation dans une logique d’articulation entre les entreprises et les universités, en lien notamment et en prenant bien en compte les besoins des secteurs économiques qui sont à la fois stratégiques pour le Liban et pour la France. Cela passe par le développement de centres d’excellence, par la mise en place de plateformes technologiques, par la mise à disposition aussi du public libanais de compétences françaises dans le domaine de l’innovation, ce qui pourra nous amener notamment à développer des projets au profit des start-ups et des ’start-upers’ comme disent les francophones. Tout cela fera bien sûr l’objet de présentations dans le cadre de vos travaux et je vous invite à y prêter une attention particulière.

La coopération entre la France et le Liban doit aussi pouvoir s’exprimer à travers des projets novateurs qui sont en cours de définition, celui notamment d’une université numérique franco-libanaise. Le numérique est un grand champ d’avenir. C’est un grand champ d’avenir dans lequel les Français excellent, dans lequel les Libanais ont déjà la preuve de leur talent pour innover grâce à des systèmes d’enseignement à distance qui sont aujourd’hui très élaborés. Nous pouvons aller chercher l’excellence exactement là où elle se trouve, sans pour autant vouloir remplacer la mobilité, mais avec cet objectif stratégique de mieux partager les connaissances. Et cette question du numérique qui préoccupe beaucoup les autorités françaises et qui justifie un effort important de nos autorités, c’est un outil que nous devons aujourd’hui mettre mieux à disposition de notre coopération et de la mobilisation, de la valorisation de ce qui existe déjà et qui est ce réseau extrêmement dense d’amitié franco-libanaise, de recherche en commun, de travail en commun. Nous y travaillons ici à l’ambassade notamment à travers la mise en place de la plateforme France Alumni. C’est important parce que cette plateforme qui est aujourd’hui globale – il y aura bientôt une déclinaison libanaise – et sur cette plateforme il faudra construire des évènements, il faudra susciter de nouvelles vocations et j’ai le plaisir de vous inviter d’ores et déjà à vous intéresser à ce projet que nous lancerons très prochainement. Nous aurons d’ailleurs ce soir le témoignage de deux Alumni, S.E. Ibrahim Najjar et Docteur Imane Abbas que je remercie aussi de leur participation et tout cela, à travers ces témoignages, à travers ces expériences que nous avons, à travers ce rendez-vous aujourd’hui et ces prochains jours, je souhaite – et l’ambassade y travaillera – que nous puissions aller plus loin, que nous puissions faire de nouveaux projets, parce qu’il y a beaucoup entre nous et parce que nous avons encore beaucoup à nous donner. Merci beaucoup, merci de votre attention et je suis heureux de passer la parole au Directeur général.

Dernière modification : 07/03/2016

Haut de page