Inauguration d’une station d’épuration pilote dans le caza de Bcharreh en présence de l’Ambassadeur

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Une première station d‘épuration a été inaugurée à Bcharreh le 27 juillet 2013, en présence de l’ambassadeur de France au Liban, M. Patrice Paoli, de plusieurs députés, Mme Sethrida Geagea et M. Elie Keyrouz, du président du Conseil du Développement et de la Reconstruction, M. Nabil El Jisr, du Directeur de l’Agence française de développement (AFD) au Liban, M. Denis Cassat, ainsi que de nombreux représentants des autorités locales.

Ce projet, initié il y a six ans et financé par l’AFD, à hauteur de 500 000 €, est unique en son genre au Liban. En effet, cette station d’épuration utilise un système de filtres plantés de roseaux. Cette technologie se caractérise par une qualité d’épuration équivalente à celle d’une station biologique, l’absence d’odeurs et de production de boue. Le dispositif est insensible aux variations climatiques jusqu’à 1600 m d’altitude. La station présente aussi les avantages d’une simplicité d’exploitation, d’un fonctionnement sans électricité, de coûts d’exploitation réduits, d’une intégration au paysage et d’une adaptabilité aux variations rapides de populations.

Lors de son discours, M. Paoli a exprimé sa joie d’être présent à l’inauguration de ce projet pilote, qui incarne « la concrétisation de nos efforts conjugués au service d’objectifs et de principes partagés ». Il a rappelé que le secteur de l’eau correspond à un impératif vital pour la population, sur le plan de la santé publique, comme sur celui de l’environnement. « La coopération française a placé cette question parmi ses priorités, car d’une part, elle constitue un facteur-clef du développement, et d’autre part, nos entreprises ont, dans ce domaine, une expertise et un savoir-faire technique reconnus », a-t-il indiqué.

Au Liban, le secteur de l’assainissement connaît un déficit d’infrastructures et des mécanismes de coordination à améliorer : si 60% de la population est raccordée à un réseau de collecte, seul 8% des eaux usées sont traitées et la charge polluante se déverse dans la Méditerranée.

Ce projet, confié à des opérateurs français, permettra une meilleure maîtrise de l’introduction de cette technologie au Liban, adaptée à l’assainissement des municipalités rurales. Sous réserve de la réussite de cette expérience pilote à Bcharreh, l’AFD pourrait envisager le financement d’une douzaine de stations d’épuration similaires, dans toute la vallée de la Qadisha. L’objectif final est d’aménager un dispositif d’assainissement adapté à cette zone montagneuse, aux ressources en eau potable abondantes mais mal exploitées, qui est en retard en termes d’infrastructures et de développement local, et qui ne dispose pas de mesures de protection de l’environnement.

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Photos de M. Doré-cabinet SEDic

Dernière modification : 16/10/2014

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