Forum Capital compétences : Retour sur 20 ans de coopération franco-libanaise au service de la formation d’excellence et de la recherche

Vendredi 27 mai a marqué le vingtième anniversaire de trois institutions et programmes-phares qui ont fortement contribué au renforcement de la coopération bilatérale dans des domaines d’excellence, par le développement des compétences du capital humain libanais et la valorisation du savoir-faire français : l’Institut des Finances Basil Fuleihan, l’Ecole supérieure des affaires de Beyrouth (ESA) et le programme de partenariat scientifique Hubert Curien CEDRE (PHC CEDRE).

A cette occasion, l’Ambassade de France, en lien avec ces trois partenaires, a organisé un événement de grande envergure placé sous le signe du « capital compétences », qui s’est déroulé sur le site de l’ESA.

L’ouverture de la manifestation a eu lieu en présence des ministres libanais de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, de la Réforme administrative, de l’Industrie, de l’Économie et du Commerce, et des Finances, ainsi que de l’Ambassadeur de France au Liban. Trois tables rondes ont ensuite fait intervenir de hautes personnalités des deux pays associées à la genèse des trois institutions, des spécialistes des stratégies de formation et de développement et les responsables actuels de ces institutions et des institutions partenaires françaises. Elles ont permis d’évoquer, à partir d’un retour sur les acquis de ces vingt ans, les objectifs à poursuivre et les innovations possibles pour les décennies à venir.

La cérémonie de clôture s’est tenue en présence de Jean-Vincent Placé, secrétaire d’État chargé de la réforme de l’État et de la simplification, de l’ancien Premier ministre Saad Hariri, et du gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé. Le forum a ainsi été l’occasion du lancement officiel des travaux du bâtiment qui accueillera l’incubateur d’entreprises innovantes SMART ESA sur le site de l’école à Clémenceau.

Ce 20e anniversaire revêt une valeur symbolique forte, compte tenu du rôle stratégique aujourd’hui joué par ces trois institutions dans le paysage libanais et régional de la formation, de l’enseignement supérieur et de la recherche, au bénéfice de l’entreprise comme des administrations publiques.

Chacune dans son champ spécifique de compétences, ces trois institutions ont travaillé à construire ou à améliorer un capital compétences, dans le secteur public, dans le secteur privé et auprès de jeunes chercheurs.

Les organisateurs ont voulu rappeler que l’investissement continu dans le capital humain d’excellence trouve un prolongement naturel dans les nouveaux leviers de l’innovation technique et managériale.

Dans son allocution, Emmanuel Bonne a insisté sur l’importance de donner davantage d’ambition et d’ouvrir de nouvelles perspectives à la coopération franco-libanaise :

"Votre présence Messieurs les Ministres nous dit l’importance et la diversité de cette coopération que vous continuez de faire vivre 20 ans après la fondation de l’ESA, le lancement du programme CEDRE et la création de l’Institut des Finances ; coopération que vous continuez de faire vivre et qui bénéficie encore à de nombreux étudiants, chercheurs, administrateurs.

Ces projets qui ont été fondés il y a vingt ans étaient des projets d’excellence dans des domaines essentiels de la vie publique et pour l’avenir de ce pays : l’administration, la gouvernance, l’économie et les affaires, et la science.

Si nous sommes heureux, c’est aussi parce que nous rendons hommage aujourd’hui à ceux qui ont voulu cette coopération, qui en ont eu la vision, qui en ont eu l’ambition. Cet hommage nous le devons d’abord au président Jacques Chirac et au président Rafic Hariri qui en 1996 ont voulu que l’amitié franco-libanaise se projette vers l’avenir au bénéfice de ceux qui avaient alors à reconstruire le Liban.

Je rends hommage aussi aujourd’hui au président Fouad Siniora, qui a voulu l’Institut des Finances, qui l’a porté, qui a porté aussi la vision du président Rafic Hariri. Je rends hommage au gouverneur Riad Salamé, si impliqué ici à l’École supérieure des affaires et qui lui donne de l’ambition, à l’ambassadeur Jean-Pierre Lafon qui a été un grand bâtisseur dans ce pays, à l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Jacques Valade, très impliqué dans la recherche, au président de la Chambre de commerce et d’industrie Paris-Ile-de-France Jean-Paul Vermès, impliqué dès l’origine dans la fondation de l’ESA et qui lui apporte toujours toute son attention. Je rends hommage aussi a ceux qui ont tiré le meilleur de notre ambition collective : Mouin Hamzé, secrétaire général du CNRS libanais, Michèle Leduc, directrice de recherche émérite du CNRS, Nathalie Loiseau, directrice de l’ENA, Lamia Moubayed, directrice de l’Institut des finances Basil Fuleihan, et d’autres encore qui continuent de faire vivre cette coopération, Stéphane Attali aussi, qui nous accueille aujourd’hui à l’ESA.

Merci à tous, aux ministres présents, a ceux qui sont dans cette salle et qui contribuent à nos programmes, qui leur donnent de l’ambition et qui permettent que nous puissions continuer de faire vivre, de donner de nouvelles perspectives à notre coopération, de faire de nouveaux projets et donc de faire vivre l’amitié franco-libanaise.

Au fond ce qui importe aujourd’hui c’est certainement de célébrer ce 20e anniversaire, mais c’est aussi que cet anniversaire nous donne de l’énergie, conforte cette conviction que nous avons que nous pouvons encore renouveler notre amitié, de lui donner davantage d’ambition, d’ouvrir des perspectives qui nous permettront d’aller ensemble plus loin, et de faire encore, toujours, la démonstration que la coopération franco-libanaise n’est pas seulement utile et ambitieuse, mais qu’elle est aussi pleine d’avenir au bénéfice des Français comme des Libanais.

C’est pour cela que cette journée d’échange a été organisée de manière à ce que l’on comprenne bien trois choses : la première c’est que nous avons une base extrêmement solide, que nous faisons aujourd’hui œuvre-utile et que nous continuons d’adapter notre offre aux besoins des nouvelles générations qui prennent le relais de cette amitié ancienne entre nos deux pays. Nous avons sur cette base la possibilité de faire davantage et nous avons la possibilité de donner toujours le meilleur de ce que nous avons, nous Français, nous Libanais.

C’est ce que nous démontrerons tout à l’heure en inaugurant à la fin de cette journée l’incubateur de start-up Smart ESA, qui nous permettra, à travers l’entreprise numérique, de mobiliser des talents qui sont à la fois très français et très libanais : ceux de l’innovation, de l’entreprise et de la coopération. C’est ce que le ministre Jean-Vincent Placé viendra célébrer avec nous. Il nous rejoindra pour clore cette journée et vous dire l’attachement des autorités françaises à cette coopération, et leur engagement à proposer le meilleur de ce que nous avons ici au Liban et à renouveler l’offre française en conséquence. Merci."

Dernière modification : 20/06/2016

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