Formation à la protection des droits de l’Homme durant la garde à vue : Remise de diplômes à des officiers des FSI Salle Montaigne, MCFL Beyrouth, le 7 juillet 2011

Le 7 juillet 2011, Révérend Père Hady Aya, Directeur de l’Association Justice et Miséricorde (AJEM), a remis leurs diplômes aux officiers des FSI ayant participé à la formation sur « la protection des droits de l’Homme durant la garde à vue ». La remise des diplômes a eu lieu à la mission culturelle française en présence du Commissaire Divisionnaire Marc Pasotti, Attaché de Sécurité Intérieure de l’Ambassade de France, du Médecin-Général Charbel Matar, représentant le Général Ashraf Rifi, Directeur Général des FSI, du Commandant Ziyad Kaed Bey, chef de la section des droits de l’Homme au sein des FSI, et de M. Diego Escalona, chef de la section coopération de la délégation de l’Union Européenne au Liban.

Cette formation s’inscrivait dans le cadre d’un projet financé par l’Union Européenne intitulé « Action de prévention et de réhabilitation des victimes de la torture et autres mauvais traitements durant leur garde à vue, leur détention provisoire et leur incarcération ». Différents intervenants ( officiers de police libanais de la Police Judiciaire, policiers français, avocats libanais et représentant de l’UNHCR) ont, pendant trois jours, évoqué les différents aspects de la garde à vue sous l’angle de la protection des droits de l’Homme.

Le Révérend Hady Aya s’est félicité du succès de ce projet : Depuis sa mise en place, les plaintes pour mauvais traitement des gardés à vue ont diminué de 70%. Le programme de l’Union européenne a par ailleurs permis de générer une coopération entre la société civile et les FSI. Le Général Matar a affirmé que les FSI sont « prêts à changer d’attitude et de comportement » et que « la protection des droits de l’Homme est aujourd’hui une priorité ». Onze recommandations ont été formulées à l’issue de ce séminaire, parmi lesquelles l’insertion dans la législation libanaise des conventions internationales ratifiées par le Liban, la modification de certains termes du code de procédure pénale et la promotion de son article 47, l’intégration de la question des droits de l’Homme dans les projets de formation futurs des FSI, la coordination entre acteurs privés et publics lors des gardes à vue, la facilitation des contacts avec les familles, la nécessité de recourir à une campagne de sensibilisation, et la définition des modalités exactes des gardes à vue.

Dernière modification : 08/07/2011

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