Discours prononcé lors de la remise du prix Louis Delamare (10 juillet 2013)

Monsieur le Ministre,
Messieurs les Bâtonniers,
Monsieur le Président de la commission des relations internationales du Barreau de Beyrouth, Maître Joe Karam,
Chers Amis,

C’est une grande joie d’être ici pour la seconde fois en cette très belle Maison de l’Avocat pour l’hommage rendu à votre profession dans le cadre du Prix Louis DELAMARE.

Je suis impatient d’entendre les plaidoiries des différents orateurs qui vont s’exprimer devant nous, avant de couronner celui qui aura été désigné comme le plus convaincant d’entre eux

Je saisis cette occasion pour saluer le rôle de l’infatigable Maître Joe KARAM dans l’origine et le développement de cette très belle opération qu’est le Prix Louis DELAMARE.

Il ne s’en est d’ailleurs pas tenu à cette réussite comme en témoigne sa proposition de convention de coopération entre le barreau de Beyrouth et le barreau de Caen, qui sera signée demain. Félicitations !

Il convient évidemment de ne pas oublier à cet égard, le soutien sans faille que lui apporte le bâtonnier Nouhad JABRE en toutes ses initiatives, qui associent l’action pour le droit et l’engagement pour la francophonie.

C’est donc un hommage très chaleureux que je rends à Joe Karam et à Nouhad Jabre.

Je salue également la présence de Maître Robert Apéry, Bâtonnier de Caen, venu spécialement de Normandie pour participer à cette cérémonie à la tête d’une délégation de sept avocats. Il ne faut pas venir malgré ce qui arrive mais à cause de ce qui arrive, pour témoigner de notre présence et de notre amitié. Merci à Monsieur le Bâtonnier de Caen et à sa délégation de venir porter ce message dans un moment difficile pour le Liban.

Votre présence au Liban, votre engagement en cette convention entre les barreaux de Beyrouth et de Caen illustrent le très fort potentiel que constitue une coopération internationale mûrement conçue et bien organisée dans le domaine de la justice, tout particulièrement entre des pays comme le Liban et la France qui savent faire de leurs différences une richesse commune.

Cette convention s’inscrit dans la continuité d’une convention de partenariat signée en 2011 entre le barreau de Beyrouth et le barreau de Paris, facilitée par la double appartenance à ces deux barreaux d’un grand nombre d’avocats libanais. Je vous félicite donc de la cohérence ainsi manifestée dans votre projet institutionnel.

Chers amis libanais, votre Ordre, l’un des plus anciens du Moyen-Orient, n’a cessé, depuis plus de quatre-vingt dix ans, malgré les vicissitudes de l’histoire, de lutter pour promouvoir le respect de la règle de droit contre toutes les formes du non-droit.

Vous êtes, Mesdames et Messieurs les Avocats, quelle que soit votre position dans la carrière, quel que soit votre champ d’exercice, les garants de la démocratie et des droits de l’homme.

Vous incarnez, l’image et l’espoir d’un Liban de justice et de paix auquel aspirent les citoyens de ce pays, et vous partagez avec les magistrats, que j’associe à cet hommage, une responsabilité incommensurable.

Cet hommage s’adresse à tous ceux qui œuvrent à tous les niveaux pour un État de droit, à tous ceux qui par leur action à titre personnel ou professionnel, incarnent et défendent les valeurs essentielles que partagent nos deux pays.

Enfin, je ne peux manquer en ce jour, de saluer solennellement la mémoire de l’un de mes prédécesseurs, l’ambassadeur Louis DELAMARE, homme de paix, ami du Liban, lâchement abattu en septembre 1981 devant la Résidence des Pins. Il était profondément convaincu du nécessaire devoir d’exemplarité du Liban, pour le bien de cet Orient méditerranéen où il tient une place unique, comme du monde tout entier. Son message reste d’une brûlante actualité.

Plus que jamais, il est nécessaire en effet de poursuivre, avec toutes les ressources de la pensée et du droit, la lutte pacifique pour le respect et la protection des citoyens et des institutions, et pour la concorde civile. Plus que jamais la force de conviction de la parole et du débat doit s’imposer face à la violence et au simple rapport de forces.

C’est précisément au développement de cette parole porteuse, convaincante et pacificatrice que vise la manifestation d’aujourd’hui, dans le cadre de ce nouveau concours du Prix Louis DELAMARE, prix que j’aurai le plaisir et l’honneur de remettre tout à l’heure aux meilleurs de nos jeunes avocats. Je relève que la parité est respectée, puisqu’il y a trois avocates et trois avocats.

Je leur laisse donc la parole, convaincu qu’ils sauront nous toucher et nous convaincre. Je vous remercie de votre attention.

Dernière modification : 01/08/2013

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