Discours de l’Ambassadeur de France, M. André PARANT, à l’occasion du 11ème séminaire sur l’état d’avancement du projet de recherche du programme CEDRE - 15 juin 2009 - Rectorat de l’Université Libanaise

- Madame la Ministre,
- Monsieur le Président,
- Messieurs les Recteurs,
- Mesdames et Messieurs les Doyens
- Messieurs les Directeurs généraux,
- Mesdames et Messieurs,
- Chers Amis,

C’est pour moi un très grand plaisir de célébrer aujourd’hui, à l’occasion de ce 11ème Séminaire sur l’état d’avancement des projets de recherche du programme CEDRE, la vitalité de la coopération scientifique, soutenue et féconde, qu’entretiennent la France et le Liban.

Je suis également heureux d’accueillir avec vous le nouveau président du Comité, le Sénateur Adrien Gouteyron, dont nous connaissons tous déjà l’engagement en faveur du Liban en tant que Président du groupe d’amitié France-Liban au Sénat, et qui reprend aujourd’hui le flambeau laissé par son prédécesseur M. Jacques Valade, qui a porté pendant 12 ans le programme CEDRE avec enthousiasme et détermination. Monsieur le Président, tous nos vœux vous accompagnent pour cette nouvelle et exaltante mission dont vous avez accepté la charge.

Ce Séminaire, dont je me réjouis qu’il soit à nouveau organisé cette année à Beyrouth, après qu’il ait dû être délocalisé à Paris en juin 2008 compte tenu des circonstances, manifeste la constance de la coopération franco-libanaise, ainsi que son caractère stratégique et prioritaire. Et je saisis cette occasion pour rappeler qu’il n’y a pas de relation politique forte et durable sans liens de coopération culturelle, sans liens de coopération scientifique, qui fondent et façonnent depuis des décennies cette relation si particulière qui unit la France et le Liban.

En créant le Programme CEDRE en 1996, les autorités françaises et libanaises avaient voulu inscrire le développement de la coopération scientifique au premier rang de leurs priorités de coopération bilatérale.

Aujourd’hui, 13 ans après sa création, le caractère exemplaire de ce programme, me paraît plus actuel que jamais :
- rappelons tout d’abord qu’il a permis, depuis sa création, d’accompagner et de structurer la renaissance de l’appareil de recherche du Liban ;
- rappelons qu’il a également contribué à favoriser l’émergence d’une véritable communauté de chercheurs et de jeunes équipes de recherche, certes disséminées dans les différentes universités du Liban mais partageant collectivement une même exigence, celle de l’excellence scientifique ;
- rappelons enfin que ce programme a permis de consolider, par le transfert de technologie, le remarquable niveau du système d’enseignement supérieur libanais, notamment à travers la création d’écoles doctorales, qui sont autant de passerelles privilégiées entre la coopération scientifique et la coopération universitaire.

Les résultats de partenariat sont aujourd’hui clairement mesurables :

- La France est ainsi le premier partenaire scientifique du Liban, si l’on se réfère au nombre de co-publications impliquant un laboratoire libanais et un laboratoire étranger dans les revues scientifiques internationales à comité de lecture.
- Depuis la création du programme CEDRE, ce sont plus de 200 projets qui ont été financés, dans toutes les disciplines, concourant ainsi à créer des liens durables entre nos deux communautés scientifiques.

Je voudrais d’ailleurs saisir l’occasion de cette séance inaugurale pour me féliciter de l’évolution très satisfaisante de ce programme au fil des années : CEDRE avait été conçu à l’origine avec un objectif prioritaire de solidarité. Il s’agissait à l’époque de contribuer à régénérer, par la coopération et par le transfert de technologie, un dispositif de recherche libanais dévasté par la guerre. Aujourd’hui, je fais avec plaisir le constat qu’à cet objectif de solidarité, alors indispensable, s’est substitué un véritable objectif de coopération scientifique, fondé sur la production commune de savoirs élaborés par des équipes de recherche de niveau équivalent, dans une relation de partenariat mutuellement profitable au service de projets de toute première qualité. A ce titre, le principe de la parité de financement retenu pour ce programme m’apparaît comme le meilleur gage de la solidité de notre engagement commun.

L’une des richesses du Liban réside dans la qualité éminente de son système universitaire. Permettez-moi de souligner ici que seuls les établissements d’enseignement supérieur qui s’investiront fortement dans la recherche pourront prétendre à un niveau international et jouer un rôle actif dans cet espace euro-méditerranéen de la recherche que nous voyons émerger, et en faveur duquel le Liban et la France souhaitent travailler de concert.

Je conclurai en adressant mes remerciements les plus chaleureux aux membres libanais et français du Comité CEDRE, dont le dévouement et l’engagement témoignent de cet esprit de partenariat et d’amitié qui fonde la relation franco-libanaise. Puissiez-vous tous ensemble faire en sorte, au travers des projets que vous allez soutenir, de contribuer à mettre la science au service de l’homme et du développement harmonieux et durable de nos sociétés.

Je forme des vœux pour le succès de vos travaux et serai très heureux de vous retrouver demain à la Résidence des Pins pour tirer les leçons de ces deux journées de travail et d’échange.

Je vous remercie./.

Dernière modification : 18/06/2009

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