Discours de M. Jacques CHIRAC, Président de la République, à l’issue de la Conférence internationale sur le soutien au Liban.

Mesdames, messieurs,

Au terme de cette journée de travail intense et fructueux, je veux vous remercier pour vos interventions très constructives. Elles adressent un message de soutien et d’espoir particulièrement fort au peuple libanais. Elles sont également, pour l’ensemble de la région, un signe éloquent de notre attachement à la stabilité de cette partie du monde.
Toutes ces interventions confirment l’engagement résolu de la communauté internationale au service d’un Liban souverain, indépendant et démocratique. Un Liban qui doit aussi relever les défis de la reconstruction et des réformes pour que son indépendance prenne racine dans la prospérité et la justice.

Après l’adoption de la résolution 1701, après la conférence de Stockholm, la réunion d’aujourd’hui constitue donc une étape supplémentaire, que j’espère déterminante, dans le renouveau du Liban. Elle est aussi l’expression d’un soutien concret à l’action du gouvernement libanais, dont tous les participants ont souligné le sérieux et l’ambition.

Cette action ne peut que s’inscrire dans la durée. La reconstruction physique des infrastructures et des logements, mais aussi la relance de l’économie et le règlement de la question de la dette exigent la conjugaison prolongée de tous nos efforts. C’est tout au long des cinq années couvertes par le programme de réformes libanais, que nous devrons nous mobiliser pleinement pour accompagner la modernisation économique et sociale du Liban. Une modernisation qui, pour s’accomplir, doit s’effectuer avec le concours de toutes les forces politiques du pays et au bénéfice de tous les Libanais.

L’aide de la communauté internationale doit naturellement s’appuyer sur des principes forts et des mécanismes simples visant à garantir la qualité de la gestion des fonds et la transparence de leur utilisation. A cet égard, la conclusion rapide d’un programme d’assistance d’urgence post-conflit avec le Fonds monétaire international facilitera le déboursement dans le temps de l’aide internationale, au vu des étapes que nous avons aujourd’hui considérées comme décisives dans la mise en œuvre des réformes.

Avec l’action déterminante du FMI, de la Banque mondiale et des institutions européennes, et surtout grâce au soutien de pays arabes amis du Liban et à celui des Etats-Unis, grâce à vous tous enfin, cette aide très significative devrait permettre de traiter les difficultés de financement de l’économie libanaise dès cette année. Mais elle permettra également d’accompagner de manière complète et durable la modernisation du Liban sur les cinq ans à venir.

Des annonces particulièrement fortes ont été faites par les uns et par les autres. Je salue cette réponse rapide et substantielle apportée par la communauté internationale aux engagements du gouvernement libanais, ainsi qu’aux mesures indiquées sur le traitement de la dette publique détenue par les agents économiques libanais. Je voudrais ici rendre hommage aux efforts entrepris en ce sens par le gouverneur de la Banque centrale du Liban.

Je vous remercie tous d’avoir participé à cette conférence et de vous être mobilisés pour en faire un plein succès, sur tous les plans.

Je remercie enfin les autorités libanaises pour la qualité de leur participation, et les assure de mon estime pour leurs efforts courageux afin d’aider l’ensemble de la population du Liban. Tous les Libanais doivent réaliser que l’indispensable soutien de la Communauté internationale suppose un consensus national sur les réformes économiques et sociales qu’exige impérativement l’avenir du pays et sur leur mise en œuvre dans les meilleurs délais.

Dans toutes les épreuves qu’il a traversées, le Liban a toujours su trouver les ressources pour se relever. Je ne doute pas, qu’avec notre aide à tous, il parviendra une fois de plus à nous étonner par la vigueur de sa renaissance.

Je vous remercie.

Dernière modification : 26/01/2007

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