Dîner de l’UFE en l’honneur de M. l’Ambassadeur et Mme Bernard Emié. (18/2/2007)

Monsieur le Président de l’UFE section Liban
et Conseiller à l’AFE, Cher Jean-Louis Mainguy,
Monsieur le Conseiller à l’AFE, Cher Marcel Laugel,

Mon épouse et moi-même avons été très touchés par vos mots, par votre amitié, par cet éloge vibrant, peut-être un peu excessif, que vous venez de tracer de mon action, de notre action, de notre engagement au Liban mais aussi au service des Français du Liban. Nous vous remercions d’avoir organisé en notre honneur ce superbe dîner avec ce sens de l’organisation, ce sens du beau, ce sens de la fête qui vous caractérise. Je suis très touché de recevoir aujourd’hui cette médaille UFE du Cèdre du Liban en témoignage d’amitié mais aussi en reconnaissance par votre organisation des efforts que j’ai pu déployer à l’égard des Français du Liban.

Au lendemain de votre assemblée générale très réussie, dont Mme la Consule Générale m’a rendu compte, et alors que vous fêtez cette année le 20ème Anniversaire de la création de l’UFE représentation du Liban, anniversaire qui nous permet de rendre hommage à tous ceux, et d’abord à Christiane Kammermann, qui se sont engagés pour construire cette section et en faire cette force, cette formidable machine de solidarité pour les Français de ce pays, je vous dis toute ma reconnaissance.

Reconnaissance pour cette soirée, ce magnifique dîner, tous ces amis, tous ces membres de l’UFE avec lesquels nous avons tant partagé au cours des deux années écoulées.

Reconnaissance pour votre engagement personnel, sans limite, avec passion, avec un dévouement hors du commun, afin d’animer cette section si active.

Reconnaissance pour le travail en commun que nous effectuons entre l’Ambassade, le Consulat Général, les Conseillers de l’Assemblée des Français de l’Etranger issus de l’UFE et l’ensemble des membres de votre association.

Reconnaissance pour votre engagement auprès des plus faibles, aux côtés des Français nécessiteux et en coordination avec les autres associations françaises du Liban.

J’ai en mémoire, au cours de ces deux années, l’ensemble de ces visites ministérielles, ces visites de Sénateurs des Français de l’Etranger, ces actions conduites ensemble sur le terrain. Au-delà, et comme chacun, j’ai encore imprimé au fond de mon cœur, au fond de mon être, cette guerre de l’été 2006, ce travail en commun que nous avons conduit, jour et nuit, mobilisés au service de la France, au service des Français du Liban et des Français au Liban, pour faire en sorte que la mission de service public qui est la nôtre soit conduite de la meilleure manière possible.

Quel plus bel exemple de solidarité, de mobilisation collective, de sens du sacrifice en commun que cette crise de l’été 2006 qui nous a rapprochés, soudés, fait mesurer combien les Français ensemble, au coude à coude, dans la crise, peuvent transcender leurs différences, se sublimer au service des autres.

J’ai dans les yeux ces jours et ces nuits passés en cellule de crise à l’Ambassade ; Ce standard téléphonique animé en soutien aux effectifs de l’Ambassade par tant de volontaires de l’UFE ; Ce rouleau compresseur de solidarité que nous avons su mettre en place collectivement ; Cette plate-forme du Grand Lycée Franco-Libanais, où aux côtés de tous les fonctionnaires de l’Etat dont Joseph Silva, Stéphane Vogelsinger, Guillaume Lemoine, Philippe Buil, Lionel Guillon, Patricia Roman et tant d’autres à qui je souhaite rendre hommage, vous avez, Mon Cher Jean-Louis, Mon Cher Marcel, mais tous ici en tant que volontaires, joué votre rôle dans cette plate-forme de solidarité, ne ménageant ni votre peine, et acceptant d’effectuer les tâches de tous niveaux qu’il fallait accomplir pour aider ceux qui souffraient, ceux qui s’arrachaient à ce pays sous les bombardements.

Ensemble, nous avons agi. Ensemble nous avons été forts. Ensemble nous avons montré que les Français de l’étranger représentent un bel exemple de dévouement et de dépassement de soi.

J’aurai l’occasion de dire à tous de nouveau ma reconnaissance lors d’une cérémonie à la Résidence des Pins au cours de laquelle je remettrai collectivement les médailles d’honneur du Ministère des Affaires étrangères pour les fonctionnaires de l’Etat, mais aussi les volontaires des différentes associations françaises qui se sont mobilisés à nos côtés.

Mais permettez-moi aussi de saisir cette occasion pour vous réitérer, Monsieur le Président, Cher Jean-Louis, toutes mes sincères félicitations pour cette Légion d’Honneur que M. Jacques Chirac, Président de la République, vous a conférée dans la promotion du 1er janvier 2007, et vous dire combien cette décoration vient rendre un hommage ô combien mérité à l’action d’exception que vous conduisez à la tête de cette association. Je saisis aussi cette occasion amicale pour exprimer mes remerciements et mes félicitations à deux de vos membres éminents, le Colonel Charles Mallez, qui vient d’être promu dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur comme Officier, et le Colonel Gérard Figuié, lui aussi promu dans l’Ordre National du Mérite au grade élevé de Commandeur, pour les mérites éminents, nouveaux et remarquables rendus à notre pays dans le cadre de leur engagement ici et dans le cadre de leur dévouement lors de la guerre.

Mesdames et Messieurs, vous pouvez être fiers d’appartenir à cette très grande association comme je suis fier d’en être le Président d’honneur. Vous pouvez être fiers de la mobilisation collective qui est organisée sous l’impulsion de Jean-Louis Mainguy. Vous pouvez être fiers de la manière dont vous savez, ensemble, travailler au service des plus faibles. Les plus faibles, la France y accorde beaucoup d’importance et je souhaite redire ici combien je me suis investi personnellement, avec le Consulat, au sortir de cette guerre, pour qu’au-delà des questions de sécurité que nous traitons au quotidien en ayant beaucoup amélioré nos mécanismes depuis l’an dernier, nous nous mobilisons pour multiplier les aides sociales, les bourses scolaires, les allocations de solidarité et les allocations pour adultes.

Je saisis cette occasion pour dire notre effort, celui du Ministère des Affaires étrangères, mais aussi celui de tous, auprès de la Société Française de Bienfaisance pour faciliter son action. Mon épouse ici présente a fait sa part du chemin en sollicitant cet été, avec vous, tant d’amis pour aider cette association et j’ai plaisir aussi à féliciter Mme Pierrette Daher qui a été faite, par le Président de la République, Chevalier de l’Ordre National du Mérite, pour récompenser l’ensemble de son action.

Mes Chers Compatriotes, l’année 2007 est une année majeure pour le Liban naturellement, mais pour la France aussi, avec l’élection du Président de la République le 6 mai prochain. Sachons, au-delà de l’inscription sur les listes électorales, nous mobiliser pour que les Français du Liban votent d’une manière massive et exercent leur droit de citoyen à l’occasion de cette échéance nationale majeure.

Monsieur le Président, Mon Cher Jean-Louis,
C’est un honneur d’être des vôtres ce soir, un honneur d’être aux côtés de ceux qui travaillent pour leur pays, sur le terrain, dans la durée, quelles que soient les difficultés, avec comme seule ambition celle de la solidarité et de l’engagement pour nos compatriotes. Soyez tous remerciés de votre dévouement, soyez remerciés de votre action, sachez combien je me sens fier de diriger la communauté française du Liban, de diriger l’Ambassade de France au Liban, de représenter notre pays dans ce pays qui nous est si cher.

La France, au lendemain de la conférence de Paris qui nous a permis de rassembler pour le Liban une aide massive et de rassembler autour de lui le monde entier, continuera de s’engager sans limite pour que ce pays retrouve pleinement sa souveraineté, son indépendance et sa pleine liberté. Nous devons et nous pouvons avoir espoir dans la capacité de cette politique de produire des effets. Nous sommes ici des amis mais des étrangers aussi et notre action d’accompagnement et de soutien ne peut que venir qu’en complément des efforts des Libanais eux-mêmes. Mais je crois pouvoir dire avec confiance que ce pays, avec sa force, sa fierté, son histoire, et ce peuple si extraordinaire, saura surmonter ses difficultés pour construire un avenir que la France souhaite toujours plus brillant.

Je vous remercie./.

Dernière modification : 19/02/2007

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