Deuxième anniversaire de l’assassinat du président Rafic Hariri. (13/2/2007)

« Le 14 février 2005 le Liban perdait un très grand homme. Celui qui incarnait à travers son œuvre la volonté indéfectible d’indépendance, de liberté, de démocratie au Liban. En frappant Rafic Hariri, ses assassins avaient voulu toucher le cœur du symbole de l’unité du Liban, celui qui voulait que chacun retrouve ici le droit de choisir son propre destin. Et aujourd’hui pour ce deuxième anniversaire de l’assassinat de Rafic Hariri en plein cœur de Beyrouth, cette ville de l’ouverture et de la symbiose des cultures à laquelle il a tant donné, il faut que nous nous souvenions de son message, de sa vision, de son ambition, que nous nous souvenions que ceux qui ont pris cible Rafic Hariri, ont voulu faire taire ceux qui refusaient de céder aux intimidations, aux menaces, pour continuer à se battre pour leur liberté.

Choqués par ce terrible drame, les Libanais se sont dressés jour après jour pour arracher leur liberté, et exprimer dans ce formidable élan du 14 mars leur volonté de vivre ensemble en toute indépendance, en toute souveraineté, en toute liberté. Aujourd’hui rappelons-nous. Trop de victimes depuis l’assassinat de Rafic Hariri et de Bassel Fleyhane ont payé de leur vie le droit inaliénable à vivre libres dans leurs actes et dans leurs pensées. Et à la veille de cette commémoration douloureuse, et alors que le terrorisme aveugle vient de nouveau de frapper de nouvelles victimes, la France s’associe à nouveau à la douleur de tout le peuple libanais. Elle rappelle son attachement à la justice et à la création du tribunal à caractère international.

Le Président de la République, aujourd’hui même, vient d’adresser ses condoléances au Premier ministre Siniora pour le terrible attentat de Bickfaya et il a dit, au-delà de sa condamnation de l’attentat, je le cite : « En ce jour de deuil pour le peuple libanais, je vous présente mes condoléances affligées et vous prie d’être mon interprète pour exprimer ma solidarité aux familles si cruellement éprouvées. En frappant à la veille de la commémoration de l’attentat qui a coûté la vie à Rafic Hariri, c’est le Liban tout entier que les assassins veulent replonger dans la violence. Et je suis sûr, ajoute le Président de la République française, que le Liban saura déjouer ce piège et commémorer dans la dignité et l’unité ce bien triste anniversaire ».Fin de citation.

Oui, plus que jamais, les Libanais ne doivent pas baisser les bras. Plus que jamais, ils doivent tout faire pour renouer les fils du dialogue et reprendre dans l’apaisement le chemin tracé par Rafic Hariri. Méditons son message et son sacrifice. Inspirons-nous de sa vision, de sa volonté tenace de renforcer la Nation libanaise. Veillons tous ensemble à ce que le Liban et les Libanais puissent retrouver le chemin de la concorde, du rassemblement et de l’unité.

Ce soir, je tiens à dire que la France se tiendra toujours aux côtés du peuple libanais dans ses terribles épreuves comme dans les meilleurs jours pour que jamais ne se taisent ici les voix de l’unité, de l’indépendance et de la liberté. Je vous remercie.

Dernière modification : 21/02/2007

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