Déclaration du porte-parole, point de presse du 2 janvier 2008

(Confirmez-vous l’existence d’un document d’entente entre la France et la Syrie au sujet de la crise libanaise ? Si oui, pourriez-vous nous donner quelques détails ?)

’’Comme l’ont rappelé les dernières déclarations du Président de la République, la reprise de nos contacts politiques avec la Syrie a visé à favoriser une entente sur l’élection d’un Président au Liban. C’est à ce titre que plusieurs échanges ont eu lieu sans qu’il existe pour autant un ’’document d’entente’’ tel que vous le qualifiez.’’

Après avoir interrompu vos discussions avec Damas comment allez vous poursuivre votre rôle de facilitateur dans la crise libanaise, surtout après avoir accordé à la Syrie un rôle axial dans le règlement de la crise ?)

’’Nous n’avons accordé aucun ’’rôle axial’’ à qui que ce soit. C’est d’abord aux Libanais qu’il appartient de régler cette crise. La France, qui reste mobilisée, est toujours prête de son coté à contribuer à la recherche d’une solution.’’

(S’agissant de l’impuissance de la communauté internationale face à la Syrie le Président Sarkozy a parlé de la mise en place du tribunal international qui n’est pas ’’une plaisanterie’’. Est-ce que le tribunal est un moyen de pression contre la Syrie ?)

’’Ce tribunal, qui est indépendant, a pour mandat de poursuivre les responsables de l’attentat contre M. Rafic Hariri et les responsables des autres attentats qui lui seraient liés.
Nous sommes pleinement engagés en faveur de la mise en place de ce tribunal qui doit pouvoir rapidement engager ses travaux.’’

(Avez-vous un commentaire suite à l’annonce par la Syrie, de la bouche de son ministre des Affaires étrangères, de sa décision de cesser la coopération avec la France sur le Liban ?)

’’Nous avons pris connaissance de cette annonce. Je vous renvoie sur ce sujet aux déclarations du Président de la République le 30 décembre au Caire.’’

(Le ministre syrien des Affaires étrangères a annoncé que ’’la France avait informé Damas de son échec à convaincre la majorité libanaise d’un plan franco-syrien pour régler la crise libanaise ’’, et que ’’Paris tente de jeter la responsabilité de son échec sur son pays’’. Quelle est votre réaction ?)

’’Ce que nous avons dit aux Syriens, c’est que nos contacts politiques prenaient fin jusqu’à ce que la Syrie démontre sa bonne foi et qu’un Président de large rassemblement soit élu au Liban. Notre position et nos attentes sont connues. Ce sont celles de la communauté internationale, et notamment des Européens comme l’a rappelé la présidence portugaise dans sa déclaration du 31 décembre.’’

(Confirmez-vous l’existence d’un document français pour une sortie de crise au Liban, qui a eu l’aval de la Syrie ?)

’’Je ne peux pas vous confirmer l’existence d’un tel document. Comme je vous l’ai indiqué en réponse à votre première question, les échanges entre la Syrie et la France avaient pour objet de favoriser une entente entre les parties libanaises sur l’élection d’un président de large rassemblement.’’

Dernière modification : 03/01/2008

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