Déclaration du porte-parole, point de presse du 4 décembre 2007

(Il semblerait que le ministre soit attendu très bientôt au Liban ?)

Vous êtes très bien informé. En effet, le ministre se trouve actuellement dans un avion qui le conduit à Beyrouth.

(Que va faire le ministre au Liban ?)

Il va faire au Liban ce qu’il y a toujours fait, c’est-à-dire continuer à apporter toute son aide à la poursuite des discussions en vue de l’élection d’un président libanais de large rassemblement. C’est dans cet objectif qu’il se rend aujourd’hui à Beyrouth. Notre position est constante.

Depuis les rencontres de La Celle Saint-Cloud, l’une de ses premières initiatives en tant que ministre des Affaires étrangères et européennes, le ministre a le souci d’aider aux discussions entre toutes les parties pour dégager un accord sur le choix d’un président. Dans la ligne de ce qu’il a commencé, il est très important de le voir se rendre de nouveau à Beyrouth, marquant ainsi pleinement son implication sur ce dossier.

(La diplomatie française est-elle sensible à la demande de certains dirigeants chrétiens qui présentent l’argument qui consiste à vouloir s’assurer d’une prédominance, ou plutôt, d’une non-marginalisation des Chrétiens, après l’élection présidentielle, dans un prochain gouvernement, le premier gouvernement de cette nouvelle législature ?)

La France ne se substitue pas aux Libanais. La France est là pour aider à dégager un accord mais c’est aux Libanais d’en déterminer les contours. C’est à eux seuls qu’il appartient de décider qui sera leur président. Nous ne prenons pas part dans ce débat qui ne concerne que les Libanais. Nous faisons tout notre possible pour aider à dégager une solution mais la décision appartient aux Libanais.

(Le voyage de Bernard Kouchner à Beyrouth prévoit-il également une étape dans d’autres Etats limitrophes ?)

A ma connaissance, rien d’autre n’est prévu.

(Hier, Claude Guéant a appelé le général Michel Aoun. Pouvez-vous nous donner quelques éléments d’information ?)

Je vous renvoie sur l’Elysée.

(La France est-elle en faveur d’un "package-deal" entre les différentes parties prenantes au Liban ?)

La France est en faveur d’un accord qui permette l’élection d’un président libanais de large rassemblement. C’est notre unique objectif.

(Le ministre restera-t-il au Liban jusqu’à vendredi ?)

Je ne sais pas. Il sera là-bas aussi longtemps que ce sera utile. Cela dépendra de la situation. Il m’est impossible de vous dire aujourd’hui combien de jours il restera.

(Il doit en avoir assez, non ?)

Il aime le Liban. S’il y va, c’est qu’il est heureux d’y aller, et qu’il est heureux de contribuer, autant qu’il le peut, au dégagement d’une solution.

(Quelle est la motivation de cette visite du ministre à Beyrouth ? Y a-t-il eu un changement ?)

Ce qui a motivé cette visite, c’est le sentiment qu’il était utile qu’il se rende à Beyrouth aujourd’hui. C’est la seule chose qui a motivé cette visite.

Dernière modification : 05/12/2007

Haut de page