Déclaration du porte-parole, point de presse du 13 novembre 2007

(Il y a une heure, M. Bernard Kouchner faisait une déclaration dans laquelle il parlait d’une toute petite note d’optimisme dans un climat où rien n’inspire le moindre optimisme. Cela signifie-t-il que le projet d’obtenir du Patriarche maronite cinq ou six noms a déjà avancé ? Si oui, peut-on espérer une issue rapide de la première phase, celle des cinq ou six noms à soumettre au Parlement ou du moins de les soumettre aux principaux leaders musulmans, puisque ces noms sont l’émanation du Patriarche et des leaders maronites ?)

M. Kouchner étant aujourd’hui à Beyrouth, je le laisse rendre compte de ce qu’il y fait et analyser ce qui se passe. J’ai lu comme vous ses déclarations. Je ne vais pas me faire l’interprète de ce qu’il a dit.
Je vous renvoie pour le bilan qu’il tirera de cette journée à la conférence de presse qu’il donnera ce soir à 20h30 heures locales - 19h30 heures de Paris.
En ce moment, il poursuit ses entretiens et je ne peux rien vous dire de plus. Je comprends que ce soit un peu frustrant pour vous, mais il vaut mieux que le ministre vous rende compte lui-même de ce qu’il aura fait tout au long de cette journée où je vous rappelle qu’il va rencontrer notamment le Patriarche et M. Saad Hariri. Il voit également le président du Parlement, M. Nabih Berri, puis il déjeune avec le Premier ministre. Cet après-midi, il s’entretiendra successivement avec M. Amine Gemayel, le général Aoun, M. Sleiman Frangié et M. Samir Geagea.

A l’issue de toutes ces rencontres, il aura, comme je vous le disais, un point de presse à l’aéroport à 20h30. Attendons ce moment pour écouter les leçons qu’il tirera de tous ces entretiens.

(L’initiative française est apparue à La Celle-Saint-Cloud comme fondée sur les politiciens libanais et sur une partie de la société civile. Il y avait six représentants de l’un et huit de l’autre. Aujourd’hui, nous n’entendons plus parler de la société civile. Est-ce que cette solution qui peut sortir de la présence de M. Kouchner à Beyrouth est liée à la société civile ou pas ?)

Quand M. Kouchner a réuni les représentants des quatorze forces politiques à La Celle-Saint-Cloud, il avait voulu pour cette première rencontre, pour faciliter les débats, pour aider à la réflexion, inviter des représentants de la société civile. Puis quand il est allé à Beyrouth, il y a eu cette initiative de la société civile, ’’Khalas’’, qui pouvait inclure certains membres qui avaient été également présents à La Celle-Saint-Cloud. Le souci qu’a toujours manifesté M. Kouchner était de travailler avec les forces politiques libanaises puisqu’il faut un accord entre elles pour le bon déroulement du processus constitutionnel de l’élection, tout en associant à la réflexion la société civile pour enrichir le débat.
Cela dit, l’objet aujourd’hui du déplacement de M. Kouchner à Beyrouth est de rencontrer les forces politiques pour aider au bon déroulement de l’élection présidentielle.

(En réponse hier à une question du point de presse électronique, vous avez dit que vous attendiez que la Syrie vous donne des indications, qu’elle vous aide pour que les Libanais, entre eux, arrivent à une solution.)

Ce n’est pas ce que j’ai dit. J’ai dit que nous attendions de la Syrie qu’elle ne fasse pas obstacle au bon déroulement du processus.

(Est-ce que vous avez eu de la part de la Syrie des indications qui vous laissent penser que votre souhait serait exaucé ?)

Aucune autre indication depuis ce que j’ai dit hier.

(Donc vous attendez toujours ?)

Nous espérons que la Syrie aura compris les messages qui lui ont notamment été transmis par le secrétaire général de la présidence de la République.

(Est-ce que d’autres déplacements du ministre dans le cadre du problème libanais sont prévus dans les jours à venir ?)

Pour l’instant, le ministre est à Beyrouth, laissons-le revenir. M. Kouchner est toujours disponible pour se rendre à Beyrouth si c’est utile. S’il apparaît que cela l’est avant la date du 21 novembre, je ne doute pas qu’il y retournera.

(Des déplacements sont prévus ailleurs qu’à Beyrouth ?)

A ma connaissance, pour l’instant, il n’y a rien de prévu. Mais vous voyez bien à quel point la France, et en particulier le ministre des Affaires étrangères et européennes, est impliquée dans ce dossier. Tout ce qui est utile pour aider au bon déroulement des élections, M. Kouchner est prêt à le faire. S’il faut pour cela qu’il retourne au Liban, il le fera.

(Y compris avec les ministres espagnol et italien ?)

Pourquoi pas ? Tout ce qui peut aider au bon déroulement du processus, M. Bernard Kouchner est prêt à y contribuer. Cela n’est pas nouveau, vous le savez bien.

(A propos du Liban, on entend toujours des choses concernant l’influence de la Syrie dans ce pays, par contre on n’entend rien sur l’influence du Hezbollah et de l’Iran. Est-ce qu’il y a une raison à cela ?)

Nous n’entendons pas les mêmes choses. Quand on parle d’influence extérieure, nous entendons l’influence d’autres pays et notamment de l’Iran et de la Syrie. Quand nous nous sommes exprimés sur le sujet, nous avons dit que nous ne voulions pas d’ingérence extérieure. Cela ne concerne pas seulement la Syrie. Nous parlons en général des pays de la région.

(Un soldat de la FINUL est mort hier. Avez-vous un commentaire ?)

Ce soldat est mort accidentellement. Le ministre de la Défense a fait un communiqué. Nous déplorons cet accident et nous adressons toutes nos condoléances à la famille et je redis à cette occasion toute l’importance que nous attachons au travail remarquable que fait la FINUL pour stabiliser cette partie du Liban.

Dernière modification : 14/11/2007

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