Déclaration du porte-parole, point de presse du 5 octobre 2007

(Concernant le Liban, attendez-vous des signes positifs pour que M. Cousseran poursuive ses contacts avec les acteurs régionaux ?)

M. Cousseran est à Paris. A ce stade, il n’est pas prévu qu’il se rende à nouveau dans la région. Vous savez combien nous suivons de près la situation au Liban et nous sommes bien évidemment en contact avec l’ensemble des acteurs libanais.

(Vous n’attendez donc pas vraiment de signes réellement positifs pour que M. Cousseran reprenne son bâton de pèlerin dans la région, pour tenter de régler cette situation ?)

Ce n’est pas parce qu’il ne se rend pas dans la région, en tout cas, à ce stade, qu’il n’est pas actif.
Il a une mission de contacts permanents qui lui a été confiée par le ministre et il accomplit cette mission depuis Paris, aujourd’hui. Il était à New York la semaine dernière.

(Dans le même ordre d’idées, il y a un blocage au Liban et un raidissement des deux parties. C’est visible. La France, par quelque moyen que ce soit, M. Cousseran, M. Kouchner ou une mission parlementaire, a-t-elle l’intention d’intervenir ? Car nous sommes dans la dernière ligne droite et la situation est pour le moins dramatique. Peut-on s’attendre à ce qu’il y ait une action quelconque de la France, grande amie du Liban ?)

Nous sommes très attachés à ce que le processus de l’élection présidentielle se déroule dans le respect du calendrier et des normes de la constitution libanaise. C’est le sens des efforts et des contacts que nous avons déjà depuis longtemps et que nous poursuivons encore aujourd’hui, jusqu’à ce que, nous l’espérons, une solution qui permette l’élection du président libanais intervienne selon le calendrier établi.

(Après la mort du député Ghanem, il y a eu un blocage. Comment peut-on en sortir selon vous ?)

Par des efforts de tous les acteurs concernés pour faire aboutir le processus, selon les normes et le calendrier. Il faut que tous se mobilisent pour cet objectif.

(Avez-vous des commentaires concernant la présence de M. Hariri à la Maison Blanche ? On dit que les Américains ont pris le dossier en main. La France pense-t-elle avoir un rôle à jouer dans cette initiative ?)

J’ai effectivement vu que M. Hariri avait été reçu par le président Bush. Vous savez que les Etats-Unis s’attachent à suivre de près la situation au Liban. Vous aurez vu par ailleurs qu’avec nous, il y a 10 jours, à Washington, une déclaration franco-américaine a été prononcée sur le sujet. Pour le reste, cela me paraît parfaitement naturel et légitime que M. Hariri ait des entretiens avec les personnalités étrangères qu’il souhaite rencontrer.

(Ira-t-il à Paris ?)

Je n’ai pas d’indication à ce sujet.

Dernière modification : 09/10/2007

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