Déclaration du porte-parole, point de presse du 28 septembre 2007

(M. Berri a critiqué le communiqué présidentiel que M. Kouchner a lu à la suite de la réunion du Conseil de sécurité, en précisant que c’était une ingérence dans les affaires du parlement libanais. Quelle est votre position ? Que se passera-t-il après le 23 octobre s’il n’y a pas d’élections présidentielles ?)

S’agissant de votre seconde question, nous disons précisément notre souhait et notre appel adressé instamment à l’ensemble des acteurs Libanais de tout faire pour intensifier le dialogue et également de tout faire pour que le processus se déroule dans le respect des normes constitutionnelles et du calendrier.

C’est à cela que doivent se consacrer, et c’est dans cela que doivent s’engager les responsables politiques libanais. Depuis 48 à 72 heures, il y a eu des contacts et des conversations entre responsables libanais. Nous encourageons bien évidemment ces consultations afin de parvenir à l’objectif que je mentionnais.

S’agissant de votre première question, la déclaration du Conseil de sécurité qui a été lue hier par le ministre marque d’abord l’unité de la communauté internationale sur un certain nombre de points qui nous sont chers, à nous Français, c’est-à-dire le soutien à la souveraineté, à l’unité, à la stabilité et à l’intégrité territoriale du Liban, l’appel à une entente sur l’élection d’un président dans les délais prévus, selon les normes constitutionnelles et sans interférence étrangère, et la condamnation des assassinats, en particulier le dernier en date, qui est celui du député Antoine Ghanem, condamnation également de toutes les formes d’intimidation.

Il nous paraît légitime que la communauté internationale, et donc le Conseil de sécurité, s’exprime sur une situation qui est importante pour nous.

(Après sa réunion avec les ministres des Affaires étrangères saoudien et égyptien ainsi que le Secrétaire général de la Ligue arabe, le ministre a dit qu’il existerait une éventualité d’aide. De quel ordre serait cette aide que la France ou le Conseil de sécurité - je n’ai pas le texte - seraient prêts à apporter ?)

Si vous aviez le texte, cela m’aiderait à vous répondre. Le ministre, à l’issue du prononcé de la déclaration présidentielle, a effectivement indiqué que la France pouvait aider à la protection des députés Libanais et qu’on y réfléchissait.
Sur ce sujet, nous sommes dans la même situation que celle que je mentionnais il y a quelques jours. Je n’ai pas vu de nouvelles demandes formelles exprimées. Ce que les ministres français, égyptien, saoudien, jordanien, en compagnie du Secrétaire général de la Ligue arabe, ont dit, c’est que nous étions disposés à examiner les demandes d’assistance qui seraient présentées par le Liban pour parvenir à la réalisation des objectifs mentionnés dans leur déclaration.

Depuis cette date, je n’ai pas connaissance de développements nouveaux en ce qui concerne cette question.

(La bourse des présidentiables a évolué depuis quelques jours et dans la presse, tous les matins, on énumère des noms. La France a-t-elle, sans le nommer, un profil du président idéal pour le Liban ?)

J’ai déjà eu l’occasion de dire notre souhait que soit élu un président de large rassemblement au Liban, un président rassemblant tous les Libanais et, bien évidemment, nous n’avons pas à entrer dans ce jeu des citations de noms.

(Dans la déclaration du Conseil de sécurité d’hier, vous mentionnez certains éléments et, notamment, vous appelez à élire un candidat sur la base de l’unité nationale. Q’est-ce que cela veut dire ?)

Je crois que les choses sont claires, lorsque nous appelons à un président de large rassemblement, nous souhaitons que soit élu, au nom de l’intérêt supérieur des Libanais et de l’intérêt supérieur du Liban, un président qui soit représentatif de l’ensemble des Libanais. C’est le sens qu’il faut donner à ce texte, et ce d’autant plus que nous avons eu, également dans cette déclaration, la réaffirmation de l’attachement des membres du Conseil de sécurité à la souveraineté, à l’intégrité territoriale, à l’unité et à l’indépendance politique du Liban.

Dernière modification : 29/09/2007

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