Déclaration du porte-parole, point de presse du 25 septembre 2007

(Le gouvernement libanais a décidé de reporter les élections présidentielles jusqu’au 23 octobre. Avez vous une réaction ?)

S’agissant du report de la session du parlement, nous espérons que le nouveau délai d’un mois ainsi créé permettra à l’ensemble des acteurs politiques libanais de poursuivre leur dialogue en vue de parvenir à l’élection dans les délais prévus et conformément aux textes constitutionnels d’un président de large rassemblement.

La France, pour sa part, entend poursuivre tous ses efforts en liaison avec les parties libanaises et avec ses partenaires pour parvenir à ce but.

(Que veut dire "un président de large rassemblement ?")
Un président représentant tous les Libanais.
(Cela veut dire "de consensus" ?)

Un président représentant tous les Libanais, élu conformément aux normes constitutionnelles libanaises et dans les délais prévus par la constitution.

(Est-ce que la France peut nous donner son interprétation de ces normes constitutionnelles ?)

Ce n’est pas à moi de faire l’exégèse ou l’interprétation de la constitution libanaise dont les dispositions sont connues et qui comporte un certain nombre de dispositions qui prévoient l’organisation du scrutin présidentiel. Il convient de s’en tenir à ce qui est prévu dans la constitution et de respecter à la fois les normes et le calendrier.

(Pouvez-vous nous donner une idée des contacts entrepris par le ministre à New York concernant cette question ?)

Vous savez que le ministre, lorsqu’il était à Washington et au lendemain de l’odieux attentat contre le député Antoine Ghanem, s’est entretenu par téléphone depuis la capitale américaine avec un certain nombre de responsables libanais.

Il a eu également, lors de son séjour à New York, de nouveaux contacts téléphoniques avec des responsables libanais.

Pour le reste, la situation au Liban fait l’objet de discussions à l’occasion des entretiens bilatéraux ou multilatéraux que le ministre des Affaires étrangères et européennes a à New York. En ces occasions, le ministre rappelle notre détermination pour faciliter la poursuite du dialogue qui est dans l’intérêt supérieur du Liban et de tous les Libanais.

(On parle d’une réunion provoquée par le ministre avec ses homologues saoudien, égyptien, avec Amr Moussa. J’ai remarqué qu’il n’y avait pas de représentation américaine à cette réunion. Avez-vous une explication ?)

Je ne peux pas vous confirmer la tenue de cette réunion. Il en a été effectivement question. Il faudrait se retourner vers nos collègues et vos collègues qui se trouvent à New York pour avoir plus de précisions.

(On parle également d’une déclaration présidentielle au Conseil de sécurité sur les élections. Avez-vous des éléments à ce sujet ?)

Je vous invite là-aussi à faire le point dans la journée avec New York.

(On parle en ce moment d’assurer la sécurité des députés de façon internationale ? Le ministre des Affaires étrangères saoudien, le Prince Saoud al-Fayçal, a demandé à ce que soit fait par la Ligue arabe. Y-a-t-il une discussion aujourd’hui du coté international pour que cette sécurité soit assurée des députés libanais ?)

Je dirai d’abord que l’on ne peut que comprendre le besoin de sécurité et de protection, et même de besoin de renforcement de sécurité et de protection des députés libanais suite à cette série d’attentats qui a coûté la vie à un certain nombre de leurs collègues.

Il y a eu effectivement des idées émises concernant une éventuelle protection internationale. Je comprends que ces idées ont été émises non-officiellement. Dans l’hypothèse où il y aurait une demande plus formelle, plus officielle, nous pourrions examiner cette question. Mais je comprends également que le gouvernement libanais a pris d’ores et déjà les mesures nécessaires pour renforcer la sécurité des parlementaires libanais, et ce en vue d’assurer le bon déroulement du processus au parlement libanais.

(Je pense que vous entendez par là qu’il faut qu’il y ait une demande officielle du gouvernement libanais adressée au Conseil de sécurité pour examiner la question ?)

A ce stade, je comprends de la situation que certains responsables ont émis cette idée. Il n’y a pas eu d’autre formalisation d’une demande relative à cette idée.

(Il n’y a pas eu une demande du gouvernement ?)

A ce moment là, nous l’examinerions, bien sûr.

(Il y a même une demande émise pour que l’ONU assure la tenue de cette élection. Quelle est votre position ?)

Je ne vois pas de déclaration récente à ce sujet.

(M. Jumblatt a demandé à l’Onu d’assurer les élections présidentielles. Il y a d’autres personnes de la majorité qui en ont fait la demande à l’ONU.)

La tenue de l’élection présidentielle est une prérogative du parlement libanais.

(Afin d’assurer le déroulement de l’élection ?)

Le sens de nos efforts avec nos partenaires de la communauté internationale vise à ce que le processus de l’élection présidentielle au Liban se déroule dans le respect du calendrier et des normes constitutionnelles libanaises. Tous les efforts vont dans ce sens et nous souhaitons, comme je vous l’ai dit, que ce processus aboutisse à l’élection d’un président libanais de large rassemblement.

(N’est-il pas inquiétant pour vous de laisser un très long délai entre aujourd’hui et le 23 octobre, sachant que le délai constitutionnel se termine normalement le 23 novembre ?)

Précisément, ce délai doit être mis à profit par tous les acteurs pour intensifier le dialogue et parvenir au résultat que nous souhaitons tous, qui est l’élection du président libanais.

(Quel est le motif de l’annulation de la rencontre entre le ministre et le ministre syrien des Affaires étrangères, M. Mouallem ?)

Je ne reprendrai pas à mon compte l’expression d’annulation que vous avez employée. Aucun entretien n’est prévu. Aucun entretien n’avait été annoncé. Donc il n’y a pas d’entretien.

Dernière modification : 29/09/2007

Haut de page