Déclaration du porte-parole, point de presse du 20 septembre 2007

Je vous rappelle le communiqué du ministre des Affaires étrangères et européennes diffusé hier :

Début de citation : "J’apprends avec une très vive émotion qu’un nouvel attentat vient de frapper Beyrouth, coûtant la vie au député Antoine Ghanem et à au moins quatre autres personnes et faisant de très nombreux blessés.

J’adresse mes condoléances aux familles des victimes, à leurs proches ainsi qu’au gouvernement, au parlement et au peuple libanais.

Je condamne avec la plus grande fermeté ce crime odieux et lâche. Les coupables doivent être retrouvés et punis.
Le décès de M. Antoine Ghanem, qui était aussi citoyen français, me touche d’autant plus que je l’avais accueilli à La Celle Saint-Cloud où il représentait le président Amine Gemayel, auquel j’exprime en ces circonstances douloureuses ma très vive sympathie.
La France, avec la communauté internationale, est aux côtés du Liban face aux tentatives répétées de déstabilisation et à cette politique de terreur. Ceux qui les inspirent doivent savoir qu’ils ne parviendront pas à leurs fins.

Alors qu’approche l’échéance majeure de l’élection présidentielle, l’heure est plus que jamais au rassemblement de tous les Libanais. Le dialogue politique, auquel avait contribué Antoine Ghanem, reste la seule solution pour sortir de la crise.
La France poursuivra ses efforts en ce sens et maintiendra fermement sa politique en faveur de l’unité, de la stabilité et de l’indépendance du Liban". Fin de citation.

Je vous indique par ailleurs que ce message de condoléances, de sympathie et de soutien politique a été transmis dès hier, au nom du ministre, par son émissaire personnel, M. Jean-Claude Cousseran, à nos principaux interlocuteurs libanais. M. Bernard Kouchner s’entretiendra avec ceux-ci aujourd’hui au téléphone depuis Washington, où il se trouve en visite officielle.

(L’assassinat du député Antoine Ghanem au Liban remet-il en cause l’amorce de dégel entre la France et Damas ? Est-il toujours approprié de laisser entrevoir à Damas des développements positifs importants dans les relations franco-syriennes ?)

D’abord, cet attentat ne fait que renforcer notre détermination dans la poursuite de notre objectif : celui d’un Liban uni, indépendant et souverain avec un Etat exerçant son autorité sur l’ensemble du territoire. Renoncer à cet objectif reviendrait à faire le jeu des commanditaires de ce crime odieux.

Nous sommes déterminés à soutenir les autorités libanaises pour que toute la lumière soit faite sur l’identité des responsables, comme nous le sommes aussi en ce qui concerne tous les attentats commis depuis 2004 au Liban.

S’agissant de la Syrie, le président de la République et le ministre des Affaires étrangères et européennes ont clairement fait connaître les conditions qui devaient être réunies pour la reprise d’un dialogue entre la France et la Syrie. A cet égard, je vous invite à relire le discours du président de la République devant les ambassadeurs.

(Serge Brammertz et sa mission a essuyé de vives critiques hier au Liban dans certains secteurs après l’assassinat d’Antoine Ghanem. Partagez-vous ces critiques et, d’après vous, est-ce que l’enquête de Brammerz avance assez vite et demandez-vous des éléments concluants plus rapidement ?)

Je ne sais pas à quelles déclarations précises vous faites référence.

La Commission d’enquête indépendante et son chef, M. Serge Brammertz, poursuivent leur action et nous leur renouvelons tout notre appui.

Quant au processus de mise en place du tribunal, la France considère qu’il avance de façon satisfaisante. Les membres du Conseil de sécurité ont d’ailleurs accueilli favorablement hier le rapport du Secrétaire général des Nations unies concernant la création de ce tribunal et ont félicité M. Ban Ki-moon pour ses efforts.

Dernière modification : 24/09/2007

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