Déclaration du porte-parole, point de presse du 11 septembre 2007

(Selon la presse libanaise aujourd’hui, M. Kouchner qui sera à Beyrouth jeudi oeuvre avec l’aval de Washington pour une transition présidentielle pacifique au Liban à la plus large majorité possible. Il tente de rallier Damas à cet élan diplomatique. Pourrait-il se rendre en Syrie dans ce but ?)

Nous avons déjà eu l’occasion de rappeler que les conditions d’un tel voyage n’étaient pas réunies. Pour le reste, le ministre se rend à Beyrouth dans l’esprit que je mentionnais vendredi dernier pour rappeler notre attachement à ce que le processus de l’élection présidentielle se déroule selon le calendrier prévu et dans le respect des normes constitutionnelles, également pour entendre les différents responsables politiques libanais.

(Quelles sont les conditions de reprise de dialogue avec Damas ? On parle tout le temps du fait que les conditions ne sont pas réunies.)

Les conditions d’une reprise de ce dialogue sont connues. Le dialogue reprendra si la Syrie joue le jeu de l’élection présidentielle libanaise selon les principes que j’ai énumérés ainsi que le jeu de la stabilité régionale. Ce sont des conditions qui ont été fixées par la communauté internationale et par les résolutions du Conseil de sécurité.

(L’opposition libanaise agite toujours le spectre d’un deuxième gouvernement, d’un deuxième président et d’une deuxième chambre dans le cas où un président est élu à la majorité simple. Quelle est votre réaction ?)

Je ne souhaite pas spéculer sur ces questions alors que le ministre s’apprête à se rendre à Beyrouth. Je vous ai rappelé le sens de sa visite et le contexte dans lequel il s’inscrit.

(Vous saluez la retenue d’Israël en ce qui concerne sa réaction sur les tirs de roquettes à Gaza mais sur les violations de l’espace aérien libanais ? Dans la résolution 1701, on demande qu’Israël cesse ces violations.)

Il y a en effet la résolution qui demande cela.

(Concernant M. Jean-Claude Cousseran, il a vu la semaine dernière le Patriarche libanais, M. Nasrallah Sfeir. La France donne une importance spéciale au Patriarche et à son avis pour le choix du président de la République, je cite ce qu’avait dit M. Kouchner il n’y a pas longtemps. Est-ce que les entretiens entre M. Cousseran et le Patriarche ont porté sur cette question ? Si on peut en savoir un peu plus ?)

M. Cousseran poursuit la mission de contacts que lui a confiée personnellement le ministre. Le ministre sera à Beyrouth dans deux jours et il aura l’occasion de s’entretenir de toutes ces questions avec les principaux responsables politiques libanais, donc je vous demanderai un peu de patience et d’attendre encore quarante-huit heures.

(M. Cousseran sera avec lui ?)

M. Cousseran sera à Beyrouth également.

Dernière modification : 24/09/2007

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