Déclaration du porte-parole, point de presse du 4 septembre 2007.

Version arabe

(M. Cousseran se rendra-t-il prochainement au Liban ?)

Pas à ma connaissance. Comme vous le savez, M. Cousseran effectue une mission permanente de contacts. C’est lui qui décide d’aller ici ou là quand il juge que c’est utile et il en rend compte au ministre. A ma connaissance, un déplacement de M. Cousseran au Liban n’est pas prévu dans les jours qui viennent mais cela peut très bien changer. Son programme évolue beaucoup.

(Hier lors de votre point de presse, vous avez commenté la déclaration de M. Nabih Berri. Vous avez dit que vous attendiez d’autres éléments plus précis pour développer votre position. Avez-vous pu obtenir ces éléments et si oui, quelle est votre position ?)

Nous avons encore besoin de précisions et je n’ai rien à ajouter à ce que j’ai dit hier. Nous pensons que c’est un pas dans la bonne direction, que tout ce qui peut contribuer au dialogue, à la discussion entre les parties concernées au Liban, est positif. Et tout ce qui peut contribuer au bon déroulement du processus constitutionnel de l’élection présidentielle est positif. Or, c’est ainsi que nous interprétons la proposition de M. Nabih Berri et c’est pourquoi nous l’avons saluée. Dans les jours qui viennent, jusqu’à l’ouverture de la session parlementaire qui est prévue le 25 septembre, nous allons voir comment les choses se précisent.

(Pouvez-vous nous dire quels sont ces éléments ?)

C’est un ensemble. Plusieurs questions se posent : quelles vont être les modalités de vote, quels seront les candidats, quel va être le programme, quelles vont être les éventuelles garanties, etc. Et comme nous l’avons indiqué, c’est une affaire qui intéresse d’abord les Libanais, qui relève de leur responsabilité.

(M. Cousseran pourrait-il aller chercher les réponses à ces questions ?)

Pourquoi pas ? Mais ne donnons pas à M. Cousseran et, plus généralement, à la France dans cette partie du monde, un rôle qui n’est pas le nôtre. Nous sommes là pour faciliter le dialogue, aider à trouver des solutions, mais les solutions seront des solutions libanaises, les discussions se tiendront entre Libanais et le président qui sera élu sera celui de tous les Libanais. Nous voulons y aider, notamment à travers la mission confiée par le ministre à M. Cousseran, mais c’est aux Libanais qu’il revient d’élire leur président et de trouver entre eux les solutions aux questions qui se posent.

(M. Kouchner avait dit qu’il reviendrait au Liban, s’il sent que sa visite serait utile. La déclaration de M. Berri constitue-t-elle une base suffisante pour que cette visite soit utile ?)

C’est un élément positif.

(Après la proposition du ministre et la déclaration de M. Sarkozy, y a t-il eu une réaction syrienne ?)

A ma connaissance il n’y a pas eu de réponse syrienne directe, mais vous avez vu les déclarations récentes du ministre syrien et du ministre iranien qui se sont déclarés en faveur de la poursuite du pouvoir constitutionnel libanais. Et puis, nous avons un ambassadeur en poste à Damas qui a des contacts réguliers avec les autorités syriennes.

Dernière modification : 05/09/2007

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