Déclaration du porte-parole, point de presse du 3 septembre 2007

Version arabe

(Comment qualifiez-vous l’initiative du président du parlement, M. Nabih Berri, en annonçant que l’opposition abandonnait sa revendication portant sur la formation d’un gouvernement d’union nationale avant l’élection présidentielle ?)

Nous avons pris connaissance avec intérêt de ces déclarations. Elles nous semblent aller dans la bonne direction. Indépendamment de leur contenu même, l’appel lancé aux Libanais à discuter ensemble mérite d’être salué.

Un certain nombre d’éléments restent à préciser en vue d’établir la confiance et de permettre ainsi la solution que nous appelons de nos vœux : l’élection d’un président de la République dans les formes et les délais prévus par la Constitution. Il appartiendra aux parties de discuter notamment des éventuelles garanties qu’elles jugeraient nécessaires.

(Est-ce que cette initiative facilite la reprise de l’initiative française lancée par M. Kouchner ?)

Ces déclarations s’inscrivent dans la démarche que le ministre a engagée à partir de la réunion de La Celle Saint-Cloud puis de sa visite à Beyrouth. Depuis lors, la France a poursuivi ses efforts notamment par la mission confiée à M. Cousseran de maintenir le contact avec l’ensemble des parties concernées ainsi que nos principaux partenaires.

(Les ministres des Affaires étrangères syrien et iranien, réunis hier à Téhéran, ont rejeté toute solution externe concernant la prochaine présidentielle au Liban, insistant sur le fait que l’élection devait se tenir dans le respect de la constitution. Avez-vous un commentaire ?)

La position de la France est constante : l’élection présidentielle libanaise relève de la responsabilité des Libanais et doit avoir lieu dans les formes et les délais fixés par la Constitution.

(Avez-vous une réaction après l’annonce de la fin des combats dans le camp palestinien de Nahr El-Bared ?)

Nous saluons la fin des affrontements entre l’armée libanaise et le groupe terroriste de Fatah el Islam. Il s’agit d’une victoire de l’Etat libanais que nous soutenons dans son combat pour le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble de son territoire.

(Etes vous prêts à contribuer à la reconstruction de ce camp de réfugiés ? A quelle hauteur ?)

Notre pays entend soutenir, dans le cadre de l’Union européenne, les efforts qui seront déployés au bénéfice des réfugiés et des populations civiles concernés par les événements de Nahr el Bared. Nous attendons, pour nous prononcer, de connaître précisément la nature des besoins.

(Avez-vous du nouveau sur le rapport de Human Rights Watch sur la guerre au Liban l’année dernière ?)

La France est attachée à la liberté d’expression et à la démocratisation de la vie internationale à laquelle participent les ONG et en particulier Human Rights Watch. Nous sommes favorables à toute démarche qui vise à renforcer le droit international humanitaire et à protéger les civils en temps de guerre.

Dernière modification : 05/09/2007

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