Déclaration du porte-parole, point de presse du 17 juillet 2007

(M. Kouchner avait prévu que M. Cousseran quitte la France pour Beyrouth mercredi. Selon des sources diplomatiques, on dit que son départ pour le Liban a été remis. Pouvez-vous nous le confirmer ?)

Comme le ministre l’a annoncé, M. Cousseran se rendra très prochainement à Beyrouth, probablement avant la fin de la semaine et en tout cas avant le déplacement du ministre.

Je ne peux pas vous confirmer la date de mercredi. M. Cousseran continue, à la suite de la rencontre de la Celle Saint-Cloud, d’aller dans la région pour préparer la venue du ministre le 28 juillet à Beyrouth.

(La France a indiqué à plusieurs reprises que pour envoyer un émissaire à Damas, il fallait que Damas envoie des signaux positifs concernant la stabilité et l’indépendance du Liban. Est-ce que cela reste toujours la position de la France ?)

C’est notre position. Nous avions dit que ces conditions que vous rappelez étaient nécessaires pour une reprise de contact à haut niveau.

(Est-ce que M. Cousseran est considéré comme un responsable de haut niveau ?)

A votre avis ?

(Est-ce que vous avez plus de précision sur les soldats israéliens ? Il semblerait qu’il y ait quelques doutes sur les détails que Hezbollah aurait donnés sur le fait que les soldats soient en vie ?)

Je n’ai rien à ajouter à ce qu’a dit le ministre. Il a dit que compte tenu des échanges qu’il avait eus, il avait compris que les soldats étaient toujours vivants. Il n’y a aucune précision à ajouter.

(Le ministre lors de la conférence de presse n’a pas voulu appeler cette conférence une initiative française ? Comment l’appelez-vous ?)

Il a dit que c’était une "invitation" française. Il a dit quelque chose de très bien en anglais, une "French touch".

Nous avons voulu ces discussions informelles. Nous entretenons avec le Liban, comme vous le savez, une relation tout à fait particulière pour des raisons historiques et politiques. M. Bernard Kouchner a invité les participants à la Celle Saint-Cloud pour tenir des discussions informelles. Cela s’est bien passé. Le ministre a annoncé qu’il se rendrait à Beyrouth le 28 juillet. C’est un exercice qui se passe entre Libanais avec une participation très active de la France.
Ce qui est important, c’est que cette réunion se soit tenue, que les discussions aient eu lieu et que toutes les parties souhaitent les poursuivre.

(Peut-on avoir des détails sur la visite du ministre à Beyrouth ?)

M. Cousseran, qui est l’émissaire du ministre, se rend dans la région. Il va poursuivre les contacts au Liban en liaison avec l’ambassadeur, M. Bernard Emié, pour voir comment on peut organiser le déplacement du ministre le 28 juillet.

(...)

Le ministre a dit qu’il se rendrait à Beyrouth le 28 juillet. Il y a eu par ailleurs pendant les discussions, je crois que le ministre vous l’a également dit, le désir chez les participants aux discussions de se retrouver.

Je ne peux pas vous donner plus de précisions sur ce qui se passera le 28 juillet. Vous aurez noté comme nous à quel point l’action de M. Cousseran a été utile pour préparer la rencontre de la Celle Saint-Cloud.
Il va poursuivre ses contacts dans les jours qui viennent en liaison avec notre ambassade. Nous vous donnerons des précisions au fur et à mesure que nous nous rapprocherons du 28 juillet.

(Il se peut que la réunion du 28 juillet se tienne le 28 et le 29. Les négociations seront-elles terminées ?)

Je corrige votre mot : ne parlons pas de "négociations". Il ne s’agit pas de négociations mais de discussions. Ce que M. Kouchner a dit, vous avez tout à fait raison de le rappeler, c’est qu’il était prêt à rester deux jours si nécessaire.

Le rôle qu’il souhaite avoir est un rôle utile. Nous sommes là si nous sommes utiles, parce que les parties pensent que nous pouvons être utiles. Mais c’est aux Libanais de déterminer leurs attentes.

Quand le ministre dit qu’il restera un ou deux jours, c’est parce que cela dépendra des demandes des Libanais. Il ne s’agit pas d’occuper une heure de son emploi du temps mais de répondre aux besoins des Libanais, d’être pragmatique, utile, à l’écoute. C’est cela ce que l’on peut appeler maintenant l’esprit de la Celle Saint-Cloud.

(La rencontre libanaise a bien été adressée par le Secrétaire général de la Ligue arabe. Est-ce que M. Cousseran va rencontrer les membres de la Ligue ?)

Nous avons été en contact avec la Ligue arabe. Un représentant de la Ligue arabe a d’ailleurs été associé à certaines parties de la rencontre de la Celle Saint-Cloud et M. Kouchner a eu hier, en fin d’après-midi, M. Amr Moussa au téléphone pour lui rendre compte de ce qu’il avait fait et lui dire qu’il se rendrait à Beyrouth le 28 juillet. Vous voyez donc que nous sommes en contact permanent. Il y a une complémentarité entre cet exercice de La Celle Saint-Cloud et ce que fait la Ligue arabe, en totale transparence.

Dernière modification : 18/07/2007

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