Déclaration du porte parole, point de presse du 13 juillet 2007

(Pourquoi une réunion tellement courte ?)

La réunion de la Celle Saint-Cloud se tient samedi et dimanche. Elle débutera à 15h30 samedi et se terminera en fin d’après-midi dimanche, sachant que tous les intervalles sont utilisés, y compris les déjeuners, les dîners, les petits-déjeuners. C’est une session qui est substantielle en terme de durée.
S’agissant de la conférence de presse, elle aura lieu à 18h00 dimanche. Nous vous préciserons le lieu exact de cette conférence de presse dans la journée.

(Pourquoi aussi courte ?)

Elle ne l’est pas. Il se trouve que le ministre des Affaires étrangères et européennes part assez tôt lundi. La réunion était prévue pour se terminer au plus tard lundi matin. L’ordre du jour reste le même. La réunion se termina dimanche soir au lieu de lundi matin.

(Etes-vous toujours décidés sur le fait qu’entre le tour images du début de la réunion et la conférence de presse, rien ne sera communiqué par vos services ?)

Comme nous l’avons indiqué à plusieurs reprises, nous souhaitons que cette réunion soit une réunion qui se passe en dehors de toute interférence extérieure. Par conséquent, le ministre rappellera aux participants qu’il est souhaitable de ne pas avoir de contacts avec qui que ce soit pendant la réunion. Mais il y aura une conférence de presse finale du ministre.

(Est-ce qu’il donnera un bilan ?)

La conférence de presse finale sera l’occasion de vous tenir informés de ce qui s’est passé et de ce qui a été agréé par les participants.

(Sur le fait de raccourcir la durée de la conférence parce que M. Kouchner doit partir. Peut-on tirer la conclusion que la conférence ne peut pas se tenir en l’absence du ministre français ?)

Je voudrais corriger votre impression. Aucune décision n’a été prise de raccourcir la conférence. Nous avions dit que cette conférence pourrait se tenir jusqu’au lundi matin. Elle se terminera le dimanche soir. Ce n’est pas une différence de substance.

S’agissant de votre deuxième question, c’est une réunion qui se tient à l’invitation du ministre et le ministre a indiqué, depuis le début, qu’il jouerait le rôle de facilitateur de cette rencontre. Par conséquent, il a l’intention d’être présent du début jusqu’à la fin.

(Qui sera présent du côté français à part le ministre ?)

Le ministre et quelques-uns uns de ses collaborateurs.

(M. Cousseran sera là ?)

Probablement.

(A partir de quand prévoyez-vous l’arrivée des participants ?)

Des participants arriveront dès aujourd’hui, la plupart demain matin. Nous avons mis un certain nombre de facilités à leur disposition pour les accueillir et faire en sorte qu’ils trouvent le chemin de la Celle Saint-Cloud.

(Est-ce qu’ils seront logés sur place ?)

Ceux qui le souhaitent seront logés. Un certain nombre de participants ont aussi leurs facilités à Paris ou en région parisienne.

(Peut-on connaître la liste précise des participants ?)

Nous n’avons pas donné cette liste, vous le savez. Nous avons indiqué quelles étaient les formations invitées. Nous avons indiqué qu’il y aurait cinq représentants de la société civile. Ce que je peux vous dire c’est que ce sont des personnalités de haut niveau, qui sont représentatives, mandatées par leur formation. Il y a plusieurs ministres et une vingtaine de députés. Ce sont des délégations de haut niveau qui participeront à cet exercice. Ce qui signifie l’importance qui est accordée par l’ensemble des participants à cette rencontre.

(C’est contradictoire de dire une conférence informelle avec le mot mandaté ? Qu’est-ce cela veut dire ?)

Mandaté veut dire qu’ils sont aptes à s’exprimer au nom de la formation qu’ils représentent. Nous n’avons pas demandé qu’ils aient un mandat écrit, signé. Ils sont aptes à parler au nom de leur formation. Cela est important. Vous vous rappelez qu’un certain nombre d’entre vous avaient émis quelques doutes en remarquant que ce n’était pas les dirigeants eux-mêmes ou les numéros un qui viendraient. En l’occurrence, ce ne sont pas les numéros un ou les leaders mais ce sont des gens qui sont suffisamment haut placé et représentatif pour s’exprimer au nom de leur formation politique. Cela est important. Je crois que chacun s’accorde à reconnaître que les participants sont de bon niveau.

(Qu’est-ce qui a empêché l’invitation de personnalités de premier plan pour éviter cette perte de temps entre le retour à Beyrouth pour confirmer les décisions par ces gens mandatés ?)

Je crois que ce qui avait été discuté, puisque vous savez que nous avons préparé cette rencontre avec les différentes parties libanaises, ce qui avait été agrée avec elles c’était qu’il fallait un niveau suffisamment représentatif. Mais cela n’était pas forcément au niveau des chefs de partis qu’il était nécessaire de se réunir.

(A quelle heure précisément aura lieu le tour images ? Est-ce que ces images seront prises dans la salle où se dérouleront les séances plénières ?)

Le tour images se déroulera à 15h30, dans la salle où se tiendra la réunion.

(Est-ce que la presse écrite peut assister au tour images ?)

Non, c’est un tour images qui est prévu mais vous êtes cordialement invités à la conférence de presse dimanche à 18h00.

(Est-ce que l’on en sait un peu plus sur la forme que prendront les discussions ?)

C’est une réunion assez informelle, comme nous n’avons cessé de le dire. Ce que je peux vous indiquer, c’est que le ministre, M. Bernard Kouchner, introduira les débats et qu’ensuite il est prévu plusieurs cessions de travail agrémentées de pauses pour pouvoir se détendre un peu ou discuter de façon encore plus informelle, suivies de déjeuners et de dîners que nous espérons les plus fameux possibles.

(Auriez-vous des choses à nous dire sur les résultats des rencontres de M. Cousseran à Téhéran ?)

Nous nous sommes déjà exprimés là-dessus ces jours derniers, pour dire qu’il s’était rendu à Téhéran pour présenter l’état de préparation de cette rencontre et préciser un peu avec les autorités iraniennes ce que nous souhaitons faire, comme nous l’avions fait avec d’autres pays, rien de plus.

(Je sais que votre diplomatie est très optimiste. D’après quel critère peut-on dire que la réunion était une réussite ou pas ?)

La réunion ne s’est pas encore tenue, il est difficile de porter une appréciation. Nous verrons dimanche.

(Qu’attendez-vous de cette réunion, en dehors du fait que les parties libanaises reprennent le dialogue entre elles ?)

C’est déjà beaucoup. Nous pourrons dresser un bilan de cette réunion dimanche.

(Pouvez-vous reformuler les attentes de la France pour cette réunion ?)

Nous avons dit que nous étions prêts à nous mettre au service des différentes parties libanaises pour organiser une rencontre informelle où elles puissent se rencontrer, discuter, briser la glace. Nous n’avons pas à fixer d’attentes particulières. Nous souhaitons que les gens puissent se rencontrer, à eux de dire, lors de cette réunion, comment ils voient la suite, ce qu’ils attendent de cette prise de contact et comment ils envisagent l’avenir. Encore une fois, nous avons fait une proposition de bons offices de facilitateur, nous pensons remplir cette mission. Maintenant, il faudra voir comment se passent ces sessions de travail. Nous espérons évidemment qu’elles se passent le mieux du monde.

(Vous avez annoncé que le ministre allait faire l’ouverture de cette réunion ? Est-ce que l’on peut avoir les têtes de chapitre de ses propos ?)

Le ministre tiendra des propos liminaires que je ne vais pas dévoiler aujourd’hui.

(Concernant la conférence de presse, où aura-t-elle lieu ? A la Celle Saint-Cloud ?)

C’est justement l’un des points qui doit être tranché.

(Concernant le rapport du juge Brammetz, avez-vous un commentaire sur ce rapport ? Il conclut qu’aujourd’hui, il dispose d’assez d’éléments pour présenter le travail devant un tribunal.)

Nous avons pris connaissance avec grand intérêt du huitième rapport d’étape de la Commission d’enquête.
Nous notons que la Commission, au cours des quatre mois passés, a effectué un énorme travail de compilation de tous les travaux menés et de toutes les informations recueillies depuis sa création. L’objectif est de pouvoir transmettre, le moment venu, l’ensemble de ces éléments au futur Procureur du tribunal spécial créé par la résolution 1757. Nous saluons le travail rigoureux ainsi accompli par la Commission.

S’agissant de l’enquête, nous relevons les progrès réalisés, notamment dans le cadre de l’analyse de la scène de crime et des mobiles, essentiellement politiques, de l’attentat commis contre Rafic Hariri. Nous notons aussi que la Commission a identifié plusieurs personnes susceptibles d’avoir été impliquées dans la préparation et l’exécution de cet attentat. Nous relevons aussi que se confirme l’existence de liens entre l’attentat du 14 février et certaines des 17 autres attaques pour lesquelles la Commission fournit une assistance technique aux autorités libanaises.
Comme vous le savez, son mandat ayant été renouvelé jusqu’en juin 2008, la Commission va ainsi pouvoir poursuivre ses travaux dans la continuité et la stabilité. Nous lui renouvelons tout notre soutien.

(Est-ce que cette conclusion du juge Brammertz va selon vous accélérer la constitution et la mise en fonction de ce tribunal ?)

Je crois que j’ai répondu en disant qu’il y avait un certain nombre d’informations qui seraient transmises, le moment venu, au futur procureur du tribunal.

(Est-ce que M. Brammertz est le bon candidat pour l’être ?)

Je n’ai pas la réponse à votre question, c’est encore un peu prématuré.

Dernière modification : 16/07/2007

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