Déclaration du porte-parole, point de presse du 10 juillet 2007

Version arabe

(M. Martinon a annoncé que le président Sarkozy considérait que le Hezbollah était un parti terroriste. Comment on fait pour recevoir des terroristes et quelle est votre opinion là-dessus ?)

Notre position est constante. Le Hezbollah est une force politique importante de la vie politique libanaise et nous souhaitons qu’il soit pleinement intégré au jeu politique. C’est pourquoi une invitation lui a été adressée. Il l’a acceptée et nous comptons vivement sur sa participation.

L’objectif de cette réunion est de permettre à toutes les forces de la vie politique libanaise, donc les 14 ayant participé au dialogue national, de se parler, de se rencontrer. C’est une réunion informelle. Nous souhaitons très vivement que le Hezbollah puisse envoyer des représentants, pour que la discussion soit utile. Les discussions concerneront le fonctionnement des institutions et le renforcement de l’Etat

Il faut que dans un cadre informel, tous les représentants des forces politiques mais aussi des personnalités de la société civile puissent se parler et s’écouter. Pour l’instant l’ensemble des formations politiques ont fait savoir qu’elles souhaitaient être représentées.

(Vous invitez le Hezbollah en tant que parti politique ?)

Nous avons invité les 14 formations qui ont participé au dialogue national. Le Hezbollah, vous le savez, en est une, c’est une force politique importante de la vie politique libanaise.

(Que la présidence considère comme terroriste...)

Je vous redis notre position, c’est une force politique importante.

(Vous êtes favorables à un échange de prisonniers entre Palestiniens et Israéliens. Etes-vous favorables à un échange entre le Hezbollah et Israël aussi ?)

Nous sommes favorables à tout ce qui peut aider à la libération des prisonniers. Nous saisirons l’occasion de la rencontre de la Celle Saint-Cloud pour voir comment nous pouvons avancer sur la question des prisonniers.

(Cela veut dire que ce sera un des thèmes de la réunion ?)

Ce type de réunion, informelle, suscitera de multiples échanges. Ce dossier sera évoqué en marge de la réunion.

(Vous venez de souligner l’importance de cette réunion de la Celle Saint-Cloud. Si on doit s’en tenir à votre dispositif, nous devons le premier jour nous contenter de l’image, et attendre la conférence de presse finale pour pouvoir donner à nos médias respectifs des informations sur cette conférence. Pensez-vous que c’est un dispositif qui va nous permettre de faire notre travail ? Tenez-vous compte du fait que dix participants à cette réunion auraient contacté nos rédactions respectives et leur auraient donné des informations contradictoires. Vous allez passer votre temps à faire des mises au point. Peut-on espérer autre chose que ces deux rendez-vous d’information ?)

Je comprends ce que cela peut avoir de frustrant pour les journalistes mais pour que ces échanges informels soient utiles, il est important que les participants discutent entre eux. Il ne s’agit pas d’une conférence diplomatique internationale, il n’y a pas une négociation. Comprenez notre souci. Il ne faut pas que ces discussions se tiennent sous la pression de tel ou tel, des déclarations de tel ou tel. Je pense d’ailleurs que l’on demandera aux participants de respecter ces règles de confidentialité.

C’est une réunion atypique. Rappelez-vous Dayton, Marcoussis. Nous avons déjà eu, dans notre histoire, des moments où il est apparu important que les discussions ne se tiennent pas sous le regard du public. Nous avons pensé que pour que cette discussion se passe bien, pour qu’elle soit utile, il était vraiment important de laisser les participants discuter entre eux.

(Le ministre ira-t-il quand même à Toulouse à la rencontre "Blaesheim" entre le président de la République et Mme Angela Merkel ?)

Bien sûr, comme je vous l’ai indiqué la dernière fois. L’heure de la conférence de presse sera peut-être ajustée en conséquence.

Dernière modification : 11/07/2007

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