Déclaration du porte-parole, point de presse du 22 juin 2007

M. Fouad Siniora, président du Conseil des ministres libanais, effectuera une visite en France les 26 et 27 juin. Le président de la République, M. Nicolas Sarkozy, recevra le 26 juin M. Fouad Siniora pour un déjeuner de travail.

M. Fouad Siniora aura également un entretien avec le Premier ministre, M. François Fillon.

Il recevra le ministre des Affaires étrangères et européennes, M. Bernard Kouchner, le ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités locales, Mme Michèle Alliot-Marie, le ministre de la Défense, M. Hervé Morin, et le Secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, M. Jean-Pierre Jouyet.

La visite du Premier ministre Fouad Siniora permettra d’exprimer au plus haut niveau le soutien de la France à l’indépendance, à la souveraineté et à la stabilité du Liban.

(Est-ce qu’il y a une invitation ? Ou est-ce une initiative libanaise ?)

Je ne sais pas quelle est la genèse de cette visite. Je crois que c’était un souhait partagé : M. Siniora souhaitait se rendre en France et nous souhaitions l’accueillir.

(Est-ce une visite d’Etat ?)

C’est une visite de travail.

(Et où en est-on de la réunion avec les forces libanaises ?)

Le principe de cette réunion est confirmé. Elle devrait se tenir à la mi-juillet en France.

(La réunion a donc été reportée ?)

Non. Elle n’a pas été reportée, pour la bonne raison que nous n’en avions jamais annoncé la date.

(Elle se passera où ?)

Dans un endroit calme et propice à ce genre de rencontre.

(Où en est M. Cousseran de ses visites ?)

M. Cousseran est revenu, après s’être rendu au Liban, en Egypte, au Maroc, aux Etats-Unis et en Iran.

(Est-il toujours chargé de ce dossier ?)

J’imagine qu’il va continuer à suivre ce dossier.

(Pour la préparation de la réunion pour mi-juillet, c’est M. Cousseran qui s’en charge ?)

Il va bien évidemment continuer à s’y intéresser, mais pas seul.

(Peut-on en savoir un peu plus de ses entretiens à Téhéran ? Les Iraniens ont salué l’initiative française.)

Il y a en effet eu un intérêt du côté iranien pour cette rencontre. M. Cousseran a bien expliqué les objectifs de la rencontre. Cela a trouvé un écho très positif du côté iranien, ce dont nous nous réjouissons.

(Pouvons-nous connaître les vrais objectifs de cette réunion ?)

Nous avons déjà eu l’occasion d’en parler et d’en reparler. Nous voyons bien que ce n’est pas la seule initiative en cours. Il y a aussi d’autres initiatives, notamment de la Ligue arabe, notamment de la Suisse, qui vont toutes dans la même direction, qui est le souhait que le dialogue national puisse reprendre entre les forces politiques libanaises. Il est bien qu’il y ait cette convergence d’efforts pour parvenir à cet objectif. C’est le seul objectif.

Il ne s’agit pas de décider à la place des Libanais. Il s’agit simplement de faire en sorte qu’ils dialoguent entre eux pour créer un climat propice et pour pouvoir ensuite avancer sur les points les plus difficiles, notamment dans la perspective de l’élection présidentielle de l’automne.

(Quand vous avez fixé cette date de mi-juillet, c’est suite à la mission de M. Cousseran ?)

C’est la date qui nous a semblé la plus appropriée. Elle se situe après la visite à Paris du Premier ministre libanais.

(Est-ce que la liste des participants est déjà close ?)

Pas à ma connaissance. Le principe est toujours le même, ce seront des représentants des 14 blocs parlementaires participant au dialogue national, plus quatre ou cinq personnalités de la société civile. Le format restera a priori le même.

(Le niveau de la représentation, c’est un niveau de deuxième rang. Qui a décidé de ce niveau de représentation ?)

Notre souhait n’était pas de reproduire à l’identique le dialogue national libanais. Dans le cadre du dialogue national, ce sont les chefs des forces politiques qui participent. Notre but est de créer un climat plus informel.

(Avez-vous déjà une date pour le déplacement de M. Cousseran à Damas ?)

Non. Il n’est pas prévu qu’il aille à Damas.

(Y a-t-il d’autres déplacements prévus de M. Cousseran ?)

M. Cousseran a commencé à travailler à la préparation de cette réunion. Il va continuer à le faire. S’il y a besoin, à un moment donné, qu’il effectue tel ou tel déplacement, y compris au Liban, c’est toujours possible d’ici la mi-juillet.

Dernière modification : 26/06/2007

Haut de page