Déclaration du porte-parole, point de presse du 12 juin 2007

(Avez-vous des informations sur l’annulation des rencontres entre M. Siniora et M. Cousseran ?)
Je n’ai pas de précisions à ce sujet, car je ne suis pas sur place. M. Cousseran y est. Il rencontre un certain nombre de responsables. Les choses s’organisent en fonction des agendas des uns et des autres.

(Une date et un lieu ont-ils été arrêtés pour la réunion sur le Liban ?)
Pas à ma connaissance. Vous voyez bien que nous sommes en phase de consultation. Donc, chaque chose en son temps. Il faut d’abord parler du principe de cette réunion et, ensuite, nous en fixerons la date et le lieu.

(Quel écho avez-vous des consultations de M. Cousseran sur place ?)
Je n’ai pas vu de rapport précis concernant ces consultations pour la bonne raison qu’elles ne sont pas encore terminées. Il y a un certain nombre de réactions publiques que vous avez vues comme moi. Il me semble qu’il y a un certain intérêt de la part des forces politiques libanaises. Le but, comme nous l’avons dit, est d’avoir une réunion très informelle, nous insistons beaucoup là-dessus, qui, ainsi que l’a dit Denis Simonneau, n’a pas du tout vocation à se substituer au dialogue inter-libanais et qui n’a pas non plus pour but de trancher les questions les plus délicates d’un point de vue politique. Ce n’est ni une nouvelle conférence, ni une réunion formelle. C’est vraiment une occasion de rencontre informelle entre des représentants des forces politiques libanaises. Nous continuons de travailler dans cette perspective et, je le redis, il nous a semblé qu’il y avait un intérêt.

(Avez-vous une réaction d’autres Etats, comme les Etats-Unis ou l’Arabie Saoudite, sur cette initiative ?)
C’est évidemment un sujet dont nous parlons avec nos partenaires de la communauté internationale. Ce n’est pas à moi de parler à leur place. Nous leur avons expliqué quel était l’esprit dans lequel nous organisions cette rencontre, un esprit très informel, qui ne remet pas du tout en cause nos positions sur le Liban rappelées très clairement par le ministre lorsqu’il s’y est rendu et qui découlent des résolutions du Conseil de sécurité. Il n’y a aucune ambiguïté sur notre position et aucun infléchissement par rapport aux positions de fond qui sont les nôtres. Simplement, nous souhaitons offrir un espace de dialogue informel, car nous pensons qu’à ce moment de la vie du Liban, cela peut aider.

(Pouvez-vous nous indiquer quelles sont les parties qui ont été invitées ou celles qui sont en train de l’être ?)
Ce sera le plus inclusif possible, avec les forces politiques représentées au parlement libanais, ainsi que la société civile.

(Que signifie ce terme de société civile ?)
Nous ne pouvons pas inviter toute la société civile libanaise, mais il faut trouver des personnes qui soient représentatives de la société civile. L’un des objectifs de la mission de M. Cousseran est de voir sur place, quelles pourraient être ces personnalités.

(Des prêtres, des cheikhs, des ONG ?)
C’est vraiment la mission de M. Cousseran qui nous permettra de mieux définir la participation. Ce n’est pas nous qui déterminerons comment la société civile doit être représentée.

(Allez-vous donner un rôle aux 450.000 Palestiniens qui sont au Liban malgré eux et qui sont aussi un facteur à prendre en compte dans les problèmes libanais ?)
L’idée n’est pas de régler tous les problèmes du Liban. Il peut évidemment exister un problème de relations entre les autorités libanaises et les Palestiniens présents au Liban, mais nous ne réglerons pas tout. Notre idée est plutôt de favoriser une discussion informelle entre Libanais.

(Pour revenir à la société civile au Liban, c’est très vague. Il y a un problème de représentativité. Est-ce que vous voulez dire que les représentants des forces politiques ne sont pas suffisants ?)
Encore une fois, à partir du moment où c’est un dialogue informel, il n’est pas absurde qu’il y ait des représentants de la société civile. Je suis d’accord avec vous, il est toujours difficile de définir quels doivent être les représentants de la société civile.
C’est l’objet de la mission de M. Cousseran de voir comment on peut avoir des représentants de la société civile. C’est à M. Cousseran de voir sur place quels sont aussi les souhaits des Libanais.

(Est-ce que l’on peut savoir maintenant le thème principal de cette rencontre ?)
C’est aussi l’un des aspects de la mission de M. Cousseran de voir quel est le thème que l’on peut retenir pour cette rencontre.

(C’est un peu bizarre, vous invitez des gens sans savoir à l’avance le thème à débattre.)
Le plus important dans cette affaire, c’est presque plus la tenue d’une rencontre informelle que le thème lui-même. On sait ce que l’on ne veut pas faire, très clairement. Ce n’est pas dans le cadre de cette rencontre que l’on va régler les problèmes politiques les plus délicats. Mais c’est l’occasion de rassembler autour d’un thème qui doit concerner tout le monde au Liban, de susciter des discussions informelles. C’est cela l’idée.
Si je vous disais que, nous Français, nous définissons le thème tous seuls, vous me diriez que ce n’est pas bien. Vous auriez raison.

(On a compris, à un certain moment, qu’il y aurait des parties régionales ou internationales représentées à cette réunion et d’autres disent que c’est libano-libanais.)
C’est un peu franco-libanais aussi, puisqu’il y aura quelques Français à la réunion. Mais ce n’est pas une conférence internationale. Il n’y aura pas d’autres participants.

(Vous venez de dire, pour la première fois, que les invités seront les forces politiques représentées au Parlement. Maintenant, tout le monde sait que le parti de la majorité n’est pas enthousiaste à propos de cette invitation de se réunir à Paris. Cela veut-il dire que l’opposition ne va pas être invitée ?)
Je ne connais pas bien la composition du parlement libanais, mais il me semble qu’au parlement libanais, vous n’avez pas que les forces politiques de la majorité.

Dernière modification : 13/06/2007

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