Déclaration du porte-parole, point de presse du 25 mai 2007.

(Où en est-on des livraisons d’armes demandées par le gouvernement libanais au gouvernement français, que cela soit dans le cadre de Paris III ou dans le cadre du soutien au gouvernement libanais ?)
Nous avons une coopération militaire qui existe depuis assez longtemps avec le Liban et qui a été renforcée depuis un peu plus d’un an maintenant. Dans ce cadre là, nous avons engagé des efforts en matière de formation, de déminage et de petits équipements. Cela représente un ensemble assez conséquent de soutien sur 2006 aux autorités et à l’armée libanaises. Par rapport aux demandes plus récentes, le ministre s’est exprimé ce matin sur une grande radio, pour indiquer qu’il y avait des demandes présentées et que ces demandes seraient examinées favorablement. Sur ce point, je ne peux pas vous donner plus de détails à ce stade. Nous examinerons très favorablement les demandes présentées par les autorités libanaises.

(Présentées cette semaine ?)
Présentées dans les jours récents.

(Pour 2006, vous avez un montant à nous communiquer ?)
S’agissant de la coopération strictement militaire, 1,2 million d’euros de budget pour 2006. Il y a d’autres engagements en terme humanitaire, financier. Tout cela a été assez détaillé lors de la Conférence de Paris. Je vous rappelle qu’à Paris nous nous sommes engagés sur 500 millions d’euros de soutien au Liban. Je peux vous donner des chiffres un peu plus précis sur nos engagements financiers. Des prêts à hauteur de 125 millions d’euros de l’Agence française de développement, et à ma connaissance plusieurs millions d’euros ont déjà été engagés au bénéfice des banques libanaises. Une aide budgétaire de 375 millions d’euros à des conditions concessionnelles offertes à l’Etat libanais. M. Jouyet, avant d’être nommé à ce poste de secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, s’était rendu à la fin du mois d’avril à Beyrouth, pour travailler avec les autorités libanaises à la mise en oeuvre de cette assistance financière importante que nous avons engagée lors de la Conférence de Paris.

(Cela a été difficile ?)
C’est en cours. Plusieurs millions d’euros ont déjà été décaissés. Ce sont des engagements pour l’année 2007, nous voulons engager le maximum durant l’année 2007.

(Dans la délégation qui accompagne M. Kouchner, y a-t-il une composante militaire, quelqu’un pour étudier cet aspect avec le gouvernement libanais ?)
A ma connaissance, la délégation est une délégation du ministère des Affaires étrangères.

(Sur quoi portent les demandes libanaises ?)
Je n’ai pas le détail de ces demandes.

(Le ministre a déclaré ce matin qu’il était prêt à rencontrer tout le monde au Liban, y a-t-il d’autres interlocuteurs de prévu ?)
Le ministre a indiqué qu’il était prêt à voir beaucoup de responsables politiques. Il considère qu’il relève de sa mission de rencontrer le maximum d’interlocuteurs politiques, c’est ce qu’il a dit ce matin, c’est ce qu’il a fait durant son séjour au Liban et c’est ce qu’il continuera à faire soit en retournant dans la région soit en recevant des responsables politiques. Il a bien indiqué que la question du Liban restait une question tout à fait prioritaire et importante, et que son intention était de dialoguer avec l’ensemble des interlocuteurs nécessaires.

Dernière modification : 29/05/2007

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