Déclaration du porte-parole, point de presse du 15 mai 2007.

(Quel effet la transition va-t-elle avoir sur la question du tribunal ?)

Puisque vous me parlez du tribunal sur le Liban, les choses, comme vous le savez, sont engagées. Nous avons eu un rapport de M. Nicolas Michel. Nous allons avoir un rapport du Secrétaire général des Nations unies.
Vous savez qu’il y a eu une lettre envoyée par le Premier ministre libanais, M. Siniora, au Secrétaire général des Nations unies à ce sujet. C’est en fonction de tous ces éléments que nous allons continuer à travailler, notamment pour faire en sorte, comme le souhaite le Premier ministre libanais, que le Conseil de sécurité se saisisse de cette question afin d’aider les Libanais à surmonter le blocage interne. La philosophie de cet exercice est d’aider les Libanais à franchir cette étape et à faire entrer en vigueur les dispositions du statut qui existe et que l’on connaît. Donc, sur ce dossier comme sur les autres, il n’y a aucun relâchement de notre action.

(Il y a une inflexion ?)

Pas à ma connaissance. Il n’y a aucun signe d’une inflexion qui soit donnée sur ce dossier.

(La réunion au Conseil de sécurité se tient demain ?)

Je crois que c’est ce qui était envisagé à l’origine.

(Pensez-vous que mercredi il peut y avoir une décision s’agissant du tribunal ?)

Une décision définitive, je ne sais pas. Mercredi, nous attendons un rapport du Secrétaire général des Nations unies. Ensuite, les discussions vont s’engager pour voir comment on procède, mais je ne pense pas que l’on aboutisse mercredi à une décision définitive.

(Les problèmes juridiques ont-ils été réglés ?)

Il faut examiner les problèmes juridiques. Il faut voir quelle est la meilleure option possible, encore une fois, sur la base du rapport du Secrétaire général des Nations unies, à la lumière de la lettre du Premier ministre libanais. C’est en fonction de tous ces éléments que nous allons nous prononcer.

(Pensez-vous que la lettre du Premier ministre libanais va simplifier les choses, surtout vis-à-vis de ceux qui sont indécis ou qui étaient réfractaires au fait d’utiliser le chapitre VII ?)

Cette lettre est un élément important. Le Premier ministre du Liban nous dit des choses que nous savions déjà, mais il le redit avec une certaine force. Il dit notamment qu’il y a un blocage sur le plan interne et il estime que, face à ce blocage, il est utile d’avoir une intervention du Conseil de sécurité pour aider les Libanais à surmonter cette difficulté et pour mettre en vigueur les dispositions du statut. Il est évidemment toujours important d’avoir ce genre de correspondance de la part du Premier ministre libanais notamment.

(Vous aviez dit que la lettre n’était pas nécessaire ?)

On raisonne plus en termes juridiques qu’en termes politiques. Juridiquement, cette lettre n’était sans doute pas nécessaire mais, politiquement, elle a de l’importance, elle a du poids.

(Y a-t-il toujours des objections politiques de la part de quelques membres du Conseil ?)

Nous allons voir quand les discussions vont reprendre. Pour l’instant, nous n’avons jamais eu de discussion formelle au Conseil de sécurité sur cette question. Nous allons voir comment on entame cette prochaine étape, comment on engage cette prochaine étape et nous verrons à ce moment-là les positions des uns et des autres.

(Mais le projet préparé par la France circule depuis quelques jours ?)

Il n’y a pas de projet diffusé de façon officielle. Il y a comme toujours dans ce genre de situation des réflexions qui sont conduites, des hypothèses qui circulent, bien sûr.

(Il n’y a pas de projet français ?)

Encore une fois, je crois qu’il ne faut pas se focaliser sur ce genre de choses. Il y a des idées. Les idées sont échangées, il y a des hypothèses qui circulent, mais il n’y a rien d’officiel.

Dernière modification : 16/05/2007

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