Déclaration du porte-parole, point de presse du 18 avril 2007

(Quelle est la réaction française suite à l’adoption de la déclaration présidentielle sur la résolution 1701 ?)
Nous saluons l’adoption hier par le Conseil de sécurité des Nations unies d’une déclaration présidentielle sur la mise en oeuvre de la résolution 1701. Le Conseil de sécurité démontre ainsi une nouvelle fois sa détermination unanime à faire appliquer la résolution 1701 et son engagement en faveur du Liban.
Nous relevons que le Conseil de sécurité, tout en saluant les progrès réalisés grâce notamment à l’aide de la FINUL, appelle toutes les parties à faire davantage pour que cette résolution soit appliquée et pour parvenir à un cessez-le-feu durable et à une solution politique. Le strict respect de la ligne bleue est un élément fondamental. La position française sur la poursuite des survols israéliens reste inchangée : il est essentiel qu’il y soit mis fin. Nous encourageons, par ailleurs, les discussions tripartites sous l’égide de la FINUL et appelons les autorités libanaises et israéliennes à procéder, dans ce cadre, à la démarcation sur le terrain de la ligne bleue de façon à prévenir tout incident malencontreux.

Il n’y aura pas de solution politique durable sans règlement de la question de la délimitation des frontières et de Chebaa. Nous y attachons donc une importance particulière. Nous attendons avec grand intérêt les conclusions du Secrétaire général des Nations unies en juin sur les travaux du cartographe des Nations unies et ses recommandations sur les propositions avancées dans le plan en sept points adopté par le gouvernement libanais. La question des prisonniers devra aussi trouver une issue dans les meilleurs délais.

Dans ce texte, le Conseil de sécurité exprime aussi sa préoccupation quant aux informations faisant état de trafics illégaux d’armes à la frontière syro-libanaise, en violation de l’embargo sur les armes instauré par la résolution 1701. Nous soutenons pleinement la décision d’envoyer, en liaison avec les autorités libanaises, une mission indépendante d’évaluation des dispositifs de contrôle à la frontière sous la houlette du Secrétaire général. Les autorités libanaises ont déployé de grands efforts pour renforcer le contrôle de leur frontière. Nous devons les aider à poursuivre en ce sens. Il revient, par ailleurs, à tous les Etats membres, au premier chef à ceux de la région, de respecter scrupuleusement l’embargo sur les armes.

Dernière modification : 19/04/2007

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