Déclaration du porte-parole, point de presse du 17 avril 2007

(Où en sont les discussions sur la résolution 1701 ?)
Les discussions continuent à New York. Des consultations ont encore eu lieu hier au Conseil de sécurité, avec toutes les délégations concernées. Notre délégation est évidemment très à l’écoute des positions des uns et des autres. Le texte évolue et nous espérons parvenir assez rapidement à l’adoption de cette déclaration présidentielle. Mais, s’agissant d’une déclaration présidentielle, cela requiert l’unanimité, donc il faut évidemment un peu de temps pour parvenir à cette adoption.

(Quels sont les points d’achoppement ?)
Je ne veux pas trop entrer dans les détails. C’est plutôt aux autres de le dire, puisque par définition nous sommes satisfaits du texte. Nous avons eu l’occasion d’en parler. Il y a eu un certain nombre de demandes d’éclaircissements, portant notamment sur la mission d’évaluation. Je crois que des éclaircissements ont été apportés. D’autres points restent peut-être encore en discussion. Nous travaillons dans l’optique d’avoir un accord sur le texte de cette déclaration présidentielle et de pouvoir l’adopter assez rapidement.

(Vous avez dit qu’il y avait eu des évolutions. Quel genre d’évolutions ?)
Le texte est en évolution parce que l’on s’efforce de prendre en compte les remarques qui sont faites. Je ne veux pas entrer plus précisément dans le détail des amendements qui ont été introduits. Nous nous efforçons de prendre en compte les remarques, pour autant qu’elles ne dénaturent pas le projet.

(Est-ce que ces évolutions ont dénaturé le projet ? )
Non, le projet reste conforme aux objectifs poursuivis. Simplement il faut qu’un accord puisse se dégager sur ce texte.

(Qu’attend la France des visites de M. Nicolas Michel à Beyrouth et de M. Ban Ki-Moon à Damas ?)
S’agissant de la visite de M. Nicolas Michel, nous soutenons pleinement la démarche engagée par le Secrétaire général des Nations unies et nous espérons qu’elle facilitera l’obtention rapide d’un accord entre les différentes parties libanaises concernées sur la mise en place de ce tribunal international. Je crois que cette visite commence aujourd’hui même. Nous verrons ensuite combien de temps M. Nicolas Michel restera sur place, c’est à lui d’apprécier. Cela lui donnera l’occasion de rencontrer les différentes parties concernées et de voir s’il y a une possibilité de dégager un accord sur la création du tribunal.
Quant à la mission du Secrétaire général, je crois qu’il se rend dans plusieurs capitales. Il est tout à fait dans son rôle. Nous saluons l’engagement qui est le sien sur ces dossiers. Depuis qu’il a été nommé, il s’est déjà rendu plusieurs fois dans la région. Le fait qu’il y retourne témoigne de son engagement très fort sur ces dossiers, ce dont nous nous félicitons.

(Et, s’agissant de sa visite à Damas, qu’en attendez-vous ?)
Je crois que M. Ban Ki-Moon va là-bas porteur des positions de la communauté internationale, qui sont bien connues sur les différents dossiers. Cela lui donnera l’occasion d’avoir un dialogue très franc et très complet avec les autorités syriennes sur toutes ces questions. Nous espérons que cela permettra de conforter l’engagement des autorités syriennes sur ces dossiers, notamment pour ce qui est du Liban et des autres dossiers que vous avez évoqués. Nous espérons que cela favorisera un engagement constructif de la part des autorités syriennes.

(Est-ce que la visite de M. Nicolas Michel et celle de M. Ban Ki-Moon à Damas représentent une dernière chance avant de passer au chapitre VII pour la formation du tribunal international ?)
J’ai vu que cette expression avait été utilisée ici ou là. Je ne veux pas la reprendre à mon compte. La visite de M. Michel est évidemment importante, c’est un moment important, et cela permettra à M. Nicolas Michel d’avoir des contacts très complets. A partir de là, nous aurons un diagnostic./.

Dernière modification : 18/04/2007

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