Déclaration du porte-parole, point de presse du 27 mars 2007

(A Berlin, Le président de la République a parlé de la création du tribunal international concernant le Liban. Il a souhaité que cela se fasse avant la fin de son mandat, si nécessaire sous chapitre VII. Il y a tout un processus pour présenter une résolution au Conseil de sécurité. La France prépare-t-elle cette résolution ou bien le texte est-il déjà prêt, dans le cas où des difficultés persisteraient au Liban ?)
Effectivement, le président de la République s’est exprimé dans sa conférence de presse à Berlin. Je n’ai donc pas grand-chose à ajouter à ce qu’il a dit. Très clairement, la solution qui a notre préférence, c’est celle d’un accord entre le Liban et les Nations unies. Ce que dit le président de la République, c’est que, s’il apparaît que nous ne pouvons pas aboutir à une solution à travers un accord, il faudra envisager une autre option dans le cadre du chapitre VII.
Le président de la République a indiqué à Berlin qu’il envisageait qu’une initiative soit prise à cet effet. Voilà où nous en sommes, mais je n’ai pas vu de projet de texte circuler. Mais, en effet, si cette solution est retenue, il faudra qu’il y ait une résolution du Conseil de sécurité, prise sous chapitre VII, ce qui implique bien sûr un accord au Conseil de sécurité. Il faudra donc qu’il y ait une majorité sur cette résolution et qu’il n’y ait pas de veto de la part des membres permanents. Si c’est cette voie que nous empruntons, il faudra y travailler avec tous nos partenaires du Conseil de sécurité.

(Techniquement, une décision est-elle prête pour consulter les autres membres du Conseil ?)
Je dirai que c’est un aspect un peu secondaire. Ce qui est important, c’est que l’on sache où nous en sommes pour ce qui est de l’accord entre le Liban et les Nations unies. Je pense que nous serons fixés assez rapidement sur la possibilité ou non d’avoir un accord à ce sujet.
Si ce n’est pas le cas, il faudra alors travailler à cette option chapitre VII, qui n’est pas notre option préférée. Mais, en même temps, nous avons toujours dit qu’elle n’était pas exclue. A ce moment-là, il faudra s’engager dans une mécanique classique de négociation d’un projet de résolution. Nous verrons donc. Des précédents existent. Nous en avons déjà parlé et il faudra sans doute, le moment venu, s’en inspirer.

(Mais le président de la République a dit qu’il fallait faire vite. Il ne reste que quelques semaines avant la fin de son mandat.)
Ce que le président de la République a indiqué, si je ne me trompe, c’est que l’initiative pourrait être lancée avant la fin de son mandat.

Dernière modification : 28/03/2007

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