Déclaration du porte-parole, point de presse du 26 mars 2007

(Sur une question concernant le tribunal international, le président Chirac a annoncé lors de la conférence de presse à Berlin ’’... je serai, à ce moment là, favorable à cette initiative (décision prise sous chapitre VII)... Il serait préférable que ce soit le Liban qui en soit à l’origine. Mais on ne peut plus attendre. Il faut maintenant prendre une initiative ... avant la fin de mon mandat’’.
Pourquoi ce changement de position concernant la formation du tribunal ? Y a-t-il un accord au sein du Conseil de sécurité pour passer sous le chapitre VII ? Les divergences ont-elles été réglées entre les membres permanents ? Est-ce que cela se fera après le sommet de Riyad étant donné l’urgence et durant les discussions des rapports sur le Liban ? Cela nécessite-t-il une nouvelle résolution ?)

La France n’a cessé de rappeler son attachement à la création du tribunal à caractère international, voulue par la communauté internationale.
Comme le président de la République l’a souligné lors de sa conférence de presse à Berlin, à l’issue des cérémonies du 50ème anniversaire des Traités de Rome, ’’il est souhaitable que les autorités libanaises (...) prennent elles-mêmes les initiatives qui s’imposent’’. Le chef de l’Etat estime cependant que, dans l’hypothèse où les circonstances locales rendraient cela difficile ou impossible, il faudrait bien trouver une autre issue, à travers une décision prise sur la base du chapitre VII.
En termes de calendrier, le président évoque la possibilité d’une telle initiative avant la fin de son mandat.
L’hypothèse de la création du tribunal à caractère international sous chapitre VII suppose, évidemment, une nouvelle résolution du Conseil de sécurité des Nations unies.

(Le patriarche et le conseil d’évêques maronites sont opposés à un tribunal sous le chapitre VII. Vous-mêmes étiez contre. Ne craignez-vous pas qu’une telle démarche n’aggrave les divisions au Liban et provoque davantage de tensions ?)

Comme je viens de vous l’indiquer, une telle hypothèse n’est envisagée qu’en dernier recours. Les Libanais et la communauté internationale ne peuvent en effet renoncer à la création du tribunal, qui répond à une exigence de justice.

Dernière modification : 28/03/2007

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