Déclaration du porte-parole, point de presse du 12 mars 2007

=== IRAN/NUCLEAIRE ===

(Le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad veut assister à la prochaine réunion du Conseil de sécurité de l’ONU qui examinera le dossier nucléaire de Téhéran. Pensez-vous que cela pourra être utile ? Encouragez-vous cette initiative ?)
’’Les procédures en vigueur à New York prévoient la possibilité pour un Etat non membre du Conseil de sécurité des Nations unies de participer aux discussions du Conseil qui le concernent. Il appartient à cet Etat de déterminer la composition de sa délégation.’’

=== PROCHE-ORIENT ===

(M. Solana va effectuer une tournée au Proche-Orient et effectuera mercredi une visite en Syrie après l’accord de la France donné par le Président Chirac au sommet européen. Peut-on parler d’un changement dans l’attitude syrienne ou française qui ait permis d’aboutir à cette visite ?)

’’Comme vous le savez, le Président de la République s’est exprimé sur ce point vendredi matin lors du Conseil européen à Bruxelles. Le déplacement au Proche-Orient du Haut Représentant de l’Union européenne pour la PESC et son étape à Damas ont été décidés d’un commun accord par l’ensemble des Etats membres.
Pour ce qui est de la Syrie, cette visite sera l’occasion pour M. Solana de rappeler la détermination des Européens à renforcer la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance du Liban. Il soulignera aussi la nécessité de respecter toutes les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, dont celles qui prévoient la mise en place du tribunal à caractère international.’’

(Mais la France avait estimé début août qu’un déplacement à Damas de M. Solana n’était ’’ni d’actualité, ni souhaitable’’, ce qui avait d’ailleurs contraint M. Solana à l’annuler. Pouvez-vous expliquer pourquoi ce qui n’était pas souhaitable en août mérite aujourd’hui un soutien ’’sans réserve’’ de la France ?)
’’Comme le Président de la République l’a souligné dans la conférence de presse qu’il a tenue à l’issue du Conseil européen du 9 mars, les réserves que nous avions étaient dues au fait que certains ministres d’Etats membres de l’Union européenns allaient à Damas, en ordre dispersé, engager des discussions sur un sujet qui aurait nécessité une réponse cohérente de l’Union européenne.
Après les discussions qui se sont tenues au Conseil Affaires générales et Relations extérieures et au Conseil européen, M. Solana se rend à Damas dans le cadre d’une tournée régionale et avec une feuille de route européenne définie au préalable de façon collective.’’

(Quelle est votre réaction au résultat decevant des pourparlers Abbas-Olmert ce week-end ? Pensez-vous que les deux parties ont tenu leurs engagements compte-tenu des rencontres précédentes ?)
’’Sans juger du résultat des pourparlers qui se sont tenus dimanche 11 mars, à Jérusalem, entre le Président de l’Autorité palestinienne et le Premier ministre israélien, je relève que le maintien d’un dialogue de haut niveau entre Palestiniens et Israéliens traduit la nécessité pour les deux parties de reconstruire, pas à pas, la confiance et de relancer un processus de paix. Il est en effet primordial de redonner un horizon politique aux peuples palestinien et israélien.
Nous souhaitons que ces rencontres débouchent sur des signes concrets de progrès vers la paix.
Pour cela, des gestes de confiance doivent être faits de part et d’autre. La libération dans les meilleurs délais du soldat Gilad Shalit et l’arrêt des tirs de roquettes doivent y contribuer, ainsi que la mise en oeuvre des mesures sur lesquelles le Premier ministre israélien s’est précédemment engagé vis-à-vis de M. Mahmoud Abbas. Je vous rappelle qu’il s’agit de la libération de prisonniers, de la levée de certaines entraves à la circulation dans les Territoires et du dégel complémentaire des taxes dues à l’Autorité palestinienne.
Comme l’a précisé la déclaration des Chefs d’Etat et de gouvernement à l’occasion du IXe Sommet de la francophonie de Beyrouth, en octobre 2002, nous considérons l’initiative arabe de paix, adoptée à l’unanimité lors du Sommet arabe de Beyrouth de mars 2002, ’’comme le cadre le plus approprié pour arriver à une solution juste, durable et globale dans la région’’. Dans ce cadre général, la question des réfugiés palestiniens ainsi que celle des frontières définitives des deux Etats devront faire l’objet d’un accord négocié entre les parties lors d’une conférence internationale qui, sans prétendre dicter les termes d’un règlement, apportera aux Israéliens et aux Palestiniens les garanties auxquelles ils aspirent.’’

Dernière modification : 13/03/2007

Haut de page