Déclaration du porte-parole, point de presse du 9 mai 2008

Je vous donne lecture d’une déclaration du ministre des Affaires étrangères et européennes :

Début de citation : "La situation est grave. Nous sommes extrêmement préoccupés par les combats de ces deux derniers jours à Beyrouth. Nous condamnons vigoureusement ces exactions. Il faut éviter à tout prix le terrible engrenage de la guerre civile.

Nous appelons donc chacun, chaque partie, chaque force, à cesser immédiatement les combats et à reprendre la voie du dialogue. Nous demandons la réouverture des routes et de l’aéroport et la levée des barrages. La population ne doit pas à nouveau payer le prix des crises politiques libanaises. Il n’est pas plus admissible que l’intégrité physique des responsables politiques puisse être menacée. Dans ces circonstances graves, la liberté des médias et de leur diffusion doit être rétablie.

La France réitère son soutien aux autorités et institutions libanaises, en premier lieu le gouvernement et l’armée, à qui il revient, dans le respect de la constitution, de préserver la stabilité et la sécurité du pays.

Il n’y a pas d’autre solution que politique. Quinze ans de guerre civile ont montré qu’aucune communauté ne peut l’emporter sur les autres. Les éléments du dialogue sont connus. Nous les avons dessinés cet automne. La Ligue arabe les a repris à son compte.

Nous invitons chacun à se mettre autour d’une table pour parvenir à un accord. Nous sommes prêts à faciliter leur rencontre et à prendre toutes les initiatives nécessaires.
La France n’entend en effet pas rester inactive face à ce drame. Je suis en contact directement et par notre ambassadeur à Beyrouth avec toutes les composantes libanaises. Je viens d’en parler au Premier ministre libanais, Fouad Siniora, et j’appellerai les autres dirigeants libanais aujourd’hui et coordonnerai notre action avec les principaux partenaires du Liban, à commencer par la Ligue arabe.

Nous attendons de tous les acteurs internationaux et régionaux influents au Liban un comportement responsable, emprunt de retenue, pour permettre le retour au calme et faciliter une médiation politique.

La France s’est mobilisée dès hier pour obtenir une première réaction à ces évènements au Conseil de sécurité à New York. Les membres du Conseil de sécurité suivent avec la plus grande vigilance la situation au Liban.
La France, dont l’ambassadeur exerce la présidence locale de l’Union européenne au Liban pour le compte de la Présidence slovène, se concerte activement avec ses partenaires européens.

Notre ambassade est totalement mobilisée pour assurer la sécurité de la communauté française." Fin de citation.
(Etes-vous pour ou contre la formation d’un gouvernement transitoire présidé par le général Michel Sleimane ?
La France a attendu la soirée de la deuxième journée de troubles au Liban pour émettre un bref communiqué. Pouvez-vous nous donner la position de la France après les graves événements qu’a connus ce pays ?

Est-ce que la France a reçu une demande du gouvernement libanais pour faire pression sur l’Iran pour faciliter la solution au Liban ? Le ministre libanais Marwan Hamade appelle la France à aider le Liban ? Quelle est votre réponse ?)

Je vous renvoie à la déclaration du ministre qui figure au début de ce point de presse.

(La guerre civile s’installe, que compte faire la France pour sauver le Liban ? Est-ce que vous comptez mettre en place un plan de rapatriement des citoyens français ? Etes-vous toujours attachés à l’initiative arabe qui a montré ses limites ?)

Nous suivons avec la plus grande attention l’évolution de la situation afin de prendre les mesures nécessaires à la protection de nos compatriotes.

La question d’un plan de rapatriement n’est pas à l’ordre du jour à ce stade, mais nous déconseillons tout déplacement au Liban et appelons nos compatriotes présents sur place à la plus grande prudence.

S’agissant de l’initiative arabe, je vous renvoie à la déclaration du ministre qui figure au début de ce point de presse.

Dernière modification : 24/05/2008

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