Déclaration du porte-parole, point de presse du 4 mars 2008

(M. Solana est au Moyen-Orient, il fait une visite en Israël et en Palestine. Il est aujourd’hui au Liban. Est-ce que ce sont des consultations en vue d’une action de l’Union européenne pour le règlement de la crise au Liban ?)

M. Solana est là pour s’informer sur place de ce qui se passe. Vous savez à quel point l’Union européenne suit de près ce dossier. Vous l’avez rappelé, M. Solana n’est pas allé seulement au Liban au cours de ce déplacement. Pour le Liban, l’Union européenne, comme la France, soutient le plan de la Ligue arabe. Cela reste la base sur laquelle nous espérons qu’un président libanais va pouvoir être élu, la prochaine échéance étant le 11 mars.

(On parle dans la presse d’un retour de la France dans le cadre d’une initiative euro-arabe au Liban. Avez-vous un commentaire ?)

Je vous redis que nous sommes attachés au bon accomplissement de ce que propose la Ligue arabe. Nous espérons que sur la base de ce plan, un président libanais pourra être élu. Il n’y a pas d’autre initiative aujourd’hui.

(Il y a des informations au sein de l’opposition syrienne comme quoi Paris pourrait accueillir une conférence internationale pour sanctionner la Syrie.)

Quelle imagination...

(Dans votre déclaration lors du point de presse hier sur le Liban, vous avez soutenu l’idée d’envoyer une nouvelle mission aux frontières du pays. Vous avez aussi dit que vous attendiez des gestes concrets de la part des Syriens. De quoi s’agit-il exactement ?)

Sur votre premier point, la référence à une nouvelle mission est simplement un commentaire du rapport du Secrétaire général de l’ONU qui nous a été remis sur la résolution 1701. Nous soutenons l’idée du Secrétaire général d’envoyer une nouvelle mission de l’ONU. Sur votre deuxième point, nous avons toujours dit que nous attendions des gestes concrets de la Syrie pour montrer sa bonne volonté, sur ce sujet comme sur d’autres. Nous avons toujours dit que c’était cela qui conditionnait l’établissement d’un dialogue approfondi avec la Syrie.

(Est-ce que vous avez des éléments précis sur les trafics d’armes soulignés dans la déclaration ?)

Je vous renvoie au rapport du Secrétaire général.

(Un autre point dans la déclaration. Vous avez signalé la priorité accordée à la libération du prisonnier israélien, sans mentionner les prisonniers libanais. Cela veut dire que ce dossier n’est pas prioritaire pour vous ?)

Nous souhaitons que tous les prisonniers soient libérés. Cela dépasse le cadre de la résolution 1701. Sur ce point aussi, nous nous référions à des dispositions précises du rapport, donc je vous y renvoie./.

Dernière modification : 15/03/2008

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