Déclaration du porte-parole, point de presse du 3 mars 2008

Nous avons pris connaissance avec intérêt du 6ème rapport du Secrétaire général des Nations unies sur la mise en oeuvre de la résolution 1701, particulièrement importante compte tenu du contexte régional. Comme le Secrétaire général, nous constatons avec préoccupation combien la situation de crise politique au Liban porte atteinte à la mise en oeuvre de cette résolution.

Nous saluons les progrès accomplis, notamment en ce qui concerne la restauration de l’autorité de l’Etat libanais au Liban-Sud grâce à la bonne coopération existant entre la FINUL et l’armée libanaise. La FINUL, à la sécurité de laquelle nous sommes particulièrement attentifs, constitue un facteur de stabilité essentiel dans un contexte difficile.

Nous appelons toutes les parties à la retenue, à s’abstenir de tout acte provocateur et à respecter strictement la Ligne bleue et la souveraineté libanaise. La poursuite des survols, en violation de la souveraineté libanaise, est préoccupante. La libération des prisonniers israéliens revêt également un caractère prioritaire.

Nous soutenons le projet du Secrétaire général des Nations unies de dépêcher une nouvelle mission de l’ONU à la frontière avec la Syrie, du côté libanais, afin d’examiner les moyens d’en renforcer le contrôle et d’empêcher les transferts illégaux d’armes vers le Liban. Nous attendons toujours des gestes concrets significatifs de la Syrie qui a une responsabilité particulière en la matière.

Nous saluons enfin l’intention du Secrétaire général des Nations unies de poursuivre ses efforts en vue d’un règlement de la question de Chebaa.

(Vous aviez été d’accord avec l’explication donnée par les Américains concernant l’envoi de l’escadre militaire en face des côtes libanaises : la menace qui pèse sur la stabilité régionale. Trouvez-vous que ce détachement militaire contribue à l’apaisement régional ?)

Nous avons noté vendredi que les Etats-Unis expliquaient l’envoi d’une escadre militaire en face des côtes libanaises par leur préoccupation pour la stabilité régionale. Nous avons ajouté, sans la reprendre à notre compte, que telle était l’analyse des Américains et que telle était leur décision, tout en soulignant que, de notre côté, nous soutenions une solution politique.

(Est-ce que la France peut contribuer de façon plus concrète à apaiser la situation au niveau régional ?)

Je vous rappelle que la France participe à la FINUL à hauteur de 1.650 hommes et qu’elle s’est jointe récemment, dans le cadre d’Euromarfor, à la force navale des Nations unies qui est déployée au large du Liban pour assurer, en soutien à la marine libanaise, le respect de la mise en oeuvre de la résolution 1701.

(Avant Annapolis vous aviez lié la paix dans les Territoires occupés à la stabilité régionale en disant qu’un accord au Liban allait dans le sens de l’apaisement. Maintenant que Gaza focalise l’attention par la guerre qui s’y déroule, pensez-vous qu’il y a un risque d’instabilité régionale qui peut empêcher une solution au Liban ?)

Nous continuons à soutenir le plan de la Ligue arabe pour favoriser l’élection sans délai d’un président de rassemblement au Liban. Nous invitons toutes les parties, au Liban comme à l’extérieur du Liban, à assumer leurs responsabilités et à tout faire pour que cesse le vide dangereux à la tête de l’Etat libanais.

Dernière modification : 04/03/2008

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