Déclaration du porte-parole, point de presse du 29 février 2008

(Pourriez-vous nous donner des indications sur lesquelles nous resterions très discrets sur, non pas les résultats, mais sur l’ambiance dans laquelle se sont déroulés les entretiens de Mme Bermann et M. Pouille avec les responsables de la FINUL ? Le contexte étant un "bruit de bottes" dans la région, une unité navale américaine et des pressions contre la Syrie qui vont en s’accentuant.)

Il n’est pas d’usage que l’on rende compte des entretiens des fonctionnaires.

(En cas d’embrasement, l’unité française de la FINUL se référera-t-elle au gouvernement ou bien prend-elle les précautions nécessaires dans le cadre du commandement de la FINUL ?)

Je ne retiens pas l’hypothèse d’un embrasement. Le contingent français agit dans le cadre du mandat de la FINUL. Nous espérons qu’en particulier grâce à la FINUL, la stabilité pourra être maintenue dans toute la région. Vous savez à quel point nous sommes attachés à la présence et au rôle de la FINUL.

(Quelle est votre réaction à l’envoi de navires de guerre nord-américains au large du Liban ?)

Nous avons pris note de la décision américaine.

(Pourrait-on en savoir un peu plus ?)

Nous avons été informés hier, à titre bilatéral, de cette décision américaine. Nous relevons que l’administration américaine a présenté cette décision comme une manifestation de soutien à la stabilité régionale. A cette occasion je souhaite rappeler notre position sur la situation politique et sécuritaire au Liban : nous n’avons cessé de soutenir tous les efforts en faveur d’une solution politique à la crise en cours. Nous continuons à soutenir pleinement les efforts de la Ligue arabe et de son secrétaire général pour mettre en oeuvre le plan de la Ligue arabe.

(Est-ce que l’envoi de navires de guerre va aider à l’avancement des discussions et à la stabilité de la région ?)

C’est l’objectif qu’indiquent poursuivre les Américains. De notre côté nous sommes favorables à tout ce qui peut aider à la stabilité de la région et nous pensons que la solution est politique.

(La présence américaine sur le sol libanais en 1982 - avec les Français - a laissé des souvenirs douloureux et n’a pas aidé à stabiliser la région)

Il y a beaucoup de souvenirs douloureux dans l’histoire. Regardons vers l’avenir et soutenons ce qui peut aider à la stabilité.

(Mais vous soutenez cette décision américaine ?)

Je n’ai pas dit cela. J’ai noté qu’ils invoquaient comme objectif la stabilité. L’analyse des Américains est l’analyse des Américains et cette décision est leur décision. De notre côté, nous soutenons une solution politique.

(La présence des navires américains au large du Liban fait-elle partie de la vision du monde du président Sarkozy ? Cette position est-elle en harmonie avec la vision du président ?)

Toutes les positions que nous défendons sont en pleine harmonie avec la vision du président de la République qui, je vous le rappelle, est celui qui arrête la politique étrangère de la France.

(Le ministre de la Culture libanais a annoncé officiellement que le Liban va boycotter le Salon du Livre.)

Nous trouvons cette décision extrêmement regrettable. J’ai déjà dit tout l’intérêt de ce genre de manifestation qui doit être ouverte, permettre des échanges. Nous regrettons donc vivement ce type de décisions.

Dernière modification : 01/03/2008

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