Déclaration du porte-parole, point de presse du 15 janvier 2008

Comme je vous l’avais promis, je vais vous faire un bilan de la conférence de Paris 3 de janvier 2007. Les engagements ont commencé à être mis en oeuvre. Le gouvernement libanais, en dépit des difficultés politiques, a initié, avec le soutien du FMI, un programme d’aide d’urgence post-conflit qui fait l’objet de rapports publics réguliers. Ces rapports sont trimestriels : le dernier date d’octobre. Il y a en outre des rapports réguliers du FMI : le dernier a été rendu public fin novembre. S’agissant de la France, je rappelle que nous nous étions engagés à hauteur de 500 millions d’euros à Paris 3 : 375 millions d’aide budgétaire sous forme de prêt et 125 millions de crédits destinés au secteur privé. Pour l’instant le gouvernement français a autorisé l’Agence française de Développement à mettre en place les 125 millions d’euros pour soutenir les PME libanaises dans le courant du premier trimestre 2007 et le Parlement a octroyé sa garantie, le 25 décembre, pour le prêt dont une première tranche de 150 millions d’euros sera très prochainement déboursée.

(M. Kouchner a déclaré durant sa conférence de presse à Riad que si l’initiative de la Ligue arabe "tombait à l’eau" il se dirigerait vers le Conseil de sécurité de l’ONU. Pouvez-vous nous dire à quoi il fait allusion en disant cela ? Peut-on comprendre que la France prépare une résolution, comme à son habitude, concernant le Liban ?)

Je réponds tout de suite à votre dernière question, la réponse est non. Nous ne préparons aucune nouvelle résolution.
Vous avez raison de rappeler les propos du ministre. Les Nations unies ont un rôle extrêmement important sur tout le dossier libanais et le Conseil de sécurité suit avec une vigilance constante la question. C’est à cela que le ministre a fait allusion. Je voudrais simplement vous renvoyer à l’ensemble de ses propos. Il a souligné : "si cela ne marche pas avec mes amis de la Ligue arabe nous retournerons à l’ONU, mais nous espérons fortement que cela marchera, et la diplomatie française a déjà publié plusieurs déclarations pour appuyer la Ligue arabe."
Il ne faut pas imaginer, comme vous semblez le faire, qu’il y a une nouvelle initiative ou résolution. L’ONU suit ce dossier avec beaucoup d’attention et il y a cette initiative de la Ligue arabe que nous soutenons.
(Lorsque M. Kouchner parle d’internationalisation en disant que le Conseil de sécurité allait se pencher sur ce dossier, ce serait, j’imagine, dans le cas où il n’y aurait pas d’élection ?)
Le Conseil de sécurité suit constamment l’évolution de ce dossier.

(Pourquoi le cite-t-il alors ?)

Parce qu’il réagit en fonction de l’évolution de la situation. Lorsqu’une échéance est repoussée, on en parle dans les enceintes où l’on traite le dossier libanais. De la même façon, le ministre disait que s’il y avait des difficultés, bien évidemment le Conseil de sécurité se pencherait sur le dossier. Il n’y a rien de nouveau. Aujourd’hui, nous avons l’initiative de la Ligue arabe, nous espérons qu’elle permettra de déboucher sur une solution. Si tel n’est pas le cas, ce que nous ne souhaitons évidemment pas , l’ONU regardera la situation comme elle le fait de façon constante.

(Quelles sont les difficultés qui restent encore à dépasser ?)

On voit bien que, pour l’instant, il n’y a pas d’accord pour élire un président de rassemblement. Le président de la République a rappelé il y a quelques jours son souhait "d’une élection sans délais du candidat de consensus qu’est Michel Sleimane". Les difficultés se marquent par le fait que les parties ne parviennent pas à se mettre d’accord.

Dernière modification : 17/01/2008

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