Déclaration du porte-parole - Point de presse du 5 janvier 2007

(Avez-vous des détails concernant Paris III, puisqu’une mission libanaise arrive ce mercredi à Paris afin de discuter avec ses homologues français de la tenue de cette conférence ?)
Il y aura en effet une réunion préparatoire qui se tiendra au niveau des fonctionnaires, le 10 janvier, à Paris. Il n’y aura donc pas seulement la délégation libanaise. Les pays qui doivent participer à la conférence de Paris devraient être représentés à cette réunion de fonctionnaires qui se tiendra le 10 janvier sous la présidence de M. Jouyet.
A propos de la conférence elle-même, vous savez qu’une étape importante a été franchie hier avec l’adoption par le Conseil des ministres libanais d’un programme de réformes économiques et sociales. Le président de la République a eu l’occasion d’en parler hier par téléphone avec le Premier ministre, M. Siniora. Il a salué ce qui constitue une étape importante dans la perspective de la conférence de Paris III.
Nous considérons que cette conférence sera l’occasion pour la communauté internationale de réitérer son soutien aux efforts menés par le gouvernement libanais pour rétablir la confiance, poursuivre la reconstruction du pays et assainir les finances publiques. Ces efforts sont menés au service des Libanais dans leur ensemble.
J’ajoute à cela que la préparation de cette conférence se poursuit dans de bonnes conditions, qu’environ une trentaine de pays ont été invités, ainsi qu’un certain nombre d’organisations internationales, dont les Nations unies, le FMI, la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement et les fonds arabes bien sûr.
L’objectif, comme je le disais, se décline en trois grands volets : le soutien politique au gouvernement libanais, tout ce qui concerne l’appui sectoriel au Liban, notamment en matière économique et sociale, et un dernier volet concernant la question de la dette.
Voilà les grands objectifs mais, à ce stade, je ne peux pas être beaucoup plus explicite, car il faut attendre les conclusions de cette réunion de la semaine prochaine. Il n’est d’ailleurs pas de tradition d’anticiper sur les annonces faites, dans ce type de conférences.
(A part les Français et les Libanais, qui participera à cette réunion ?)
Je ne peux pas vous donner une liste précise. L’idée est qu’il y a un certain nombre de pays européens, beaucoup de pays de la région, notamment les pays du Golfe, les pays du G8. Voilà le noyau, mais bien évidemment, ce n’est pas une liste limitative, la porte peut être ouverte à la participation d’autres pays éventuellement.
(Je parlais de la réunion du 10 janvier.)
Cette réunion aura lieu au niveau des fonctionnaires avec des représentants des pays qui participeront à la conférence.
(Quel sera le niveau de cette réunion ?)
Ce sont des experts. Pour nous, c’est M. Jouyet qui présidera. Il a été, comme vous le savez, chargé par le président de la République et le Premier ministre de préparer cette conférence de Paris III.
(Il y aura le ministre des Finances libanais et le directeur de la Banque centrale ?)
Le cas du Liban est évidemment un peu particulier, mais je parle du niveau de représentation pour les autres pays participant à cette réunion du 10 janvier.
(Avez-vous eu des retours positifs concernant la participation des 30 pays dont vous parlez ?)
Les invitations sont parties, nous pensons qu’il y aura une bonne participation. Il est trop tôt pour dire quelle personnalité représentera tel ou tel pays, c’est un choix qui relève de chaque pays participant. Vous avez vu ce qu’a dit, hier, le département d’Etat pour ce qui est de la participation américaine. Nous avons bon espoir qu’il y ait une large participation à cette conférence qui sera présidée, pour la France, je le rappelle, par le président de la République.
(Le projet adopté par les Libanais ne fait pas l’unanimité à l’intérieur du Liban. Ne craignez-vous pas que la tenue de la conférence de Paris fasse l’objet d’un nouveau clivage qui s’ajouterait à ceux qui existent déjà dans ce pays ?)
Je ne sais pas s’il fait l’unanimité ou non, mais ce que nous constatons, c’est qu’il a été adopté par le Conseil des ministres libanais. C’est bien le programme qui servira de base à l’examen de la situation libanaise à la conférence de Paris, c’est bien ce programme qui préconise un certain nombre de mesures et qui donne une perspective. C’est donc là-dessus que nous nous fonderons pour la préparation de la conférence de Paris. Il est vraiment dans l’intérêt de tous les Libanais, au-delà des clivages que vous mentionnez, de se rassembler pour préparer cette conférence qui, je le redis, n’a qu’un but, celui d’aider le Liban et les Libanais dans leur ensemble. Comme je l’ai dit, la présentation et l’adoption de ce programme est une étape très importante pour la préparation de la conférence de Paris III.
(Cette conférence aura donc lieu de façon certaine ?)
Nous travaillons tout à fait dans l’optique de la tenue de cette conférence dont la date a été donnée par le président de la République et de nouveau rappelée ce matin dans ses vœux au corps diplomatique.
(Y aura-t-il des chefs d’Etat lors de cette conférence ? On entend que certains seraient présents, est-ce vrai ?)
Je n’ai pas le détail des réponses qui ont été données. L’idée est que les lettres étaient des lettres du président de la République adressées à ses homologues, chefs d’Etat ou de gouvernement. S’ils souhaitent eux-mêmes faire le déplacement, c’est une très bonne chose, mais ils ont aussi la possibilité de se faire représenter par leur ministre des Affaires étrangères ou par leur ministre des Finances ou bien par les deux. Je n’ai pas le pointage des réponses, il est un peu trop tôt pour en parler.
(Avez-vous invité le président Lahoud ?)
Nous travaillons en vue de cette conférence avec le gouvernement libanais.
(Quelle est votre évaluation aujourd’hui de la situation politique au Liban ? Est-ce de nature à faciliter votre tâche dans l’organisation et en vue d’obtenir des résultats positifs dans l’aboutissement de cette conférence ?)
Que la situation actuelle soit de nature à faciliter notre tâche, ce serait un peu exagéré de dire cela de ma part. Mais, en revanche, que la perspective de la conférence de Paris soit de nature à contribuer à une amélioration au Liban, c’est ce que nous souhaitons comme je l’ai dit, car il faut vraiment que tous les Libanais travaillent ensemble pour préparer cette conférence.
Sur le plan politique, je n’ai pas grand chose de plus à dire. Il y a eu la mission de M. Amr Moussa que nous avons soutenue. Je comprends qu’il y a une perspective de reprise de cette mission. Je comprends que, d’un point de vue politique, la situation reste tendue au Liban. Nous souhaitons et nous continuons à souhaiter qu’il puisse y avoir un accord entre les forces politiques libanaises pour surmonter les difficultés actuelles. Je ne peux pas entrer plus dans le détail des discussions.
(Le déplacement du ministre à Riyad est-il effectué en relation avec la situation libanaise ?)
Comme nous l’indiquions dans notre déclaration, le ministre parlera beaucoup des questions régionales, et particulièrement du Liban. C’est, en effet, l’un des sujets qui sera certainement longuement évoqué par le ministre avec le Roi et avec son homologue. Nous pensons que l’Arabie Saoudite joue un rôle important au Liban et que, dans la période actuelle, il est tout à fait utile d’avoir une concertation approfondie avec les Saoudiens.
(Le ministre fera-t-il d’autres visites dans la région au sujet du dossier libanais ?)
Ce n’est pas exclu, mais pour l’instant ce n’est pas programmé.

Dernière modification : 03/02/2007

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